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Le batch cooking spécial familles pressées

18h30. Les enfants commencent à avoir faim, les devoirs ne sont pas terminés et une question revient : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » Pour de nombreuses familles, préparer le dîner après une journée de travail ressemble parfois à une véritable épreuve.
Écrit par La redaction. Publié dans , .

18h30. Les enfants commencent à avoir faim, les devoirs ne sont pas terminés et une question revient : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » Pour de nombreuses familles, préparer le dîner après une journée de travail ressemble parfois à une véritable épreuve.

Et si une partie du problème pouvait être réglée pendant le week-end ? C’est tout le principe du batch cooking : consacrer quelques heures à préparer plusieurs repas ou ingrédients afin de gagner un temps précieux pendant la semaine.

Pas besoin d’être un grand cuisinier ni de passer tout son dimanche derrière les fourneaux. Avec une organisation simple, le batch cooking peut réellement alléger le quotidien des familles pressées.

Qu’est-ce que le batch cooking ?

L’expression anglaise « batch cooking » signifie littéralement « cuisiner par lots ».

Le principe consiste à préparer en une seule session une grande partie des repas des prochains jours.

Deux méthodes sont possibles.

La première consiste à préparer plusieurs plats complets qu’il suffira ensuite de réchauffer.

La seconde consiste à préparer séparément différents ingrédients : légumes cuits, féculents, sauces, viande… que l’on assemblera différemment pendant la semaine.

Cette dernière solution est particulièrement intéressante pour éviter l’impression de manger toujours la même chose.

Pourquoi le batch cooking séduit-il autant les familles ?

Le premier avantage est évident : gagner du temps.

Au lieu de cuisiner chaque soir pendant 30 à 45 minutes, une grande partie du travail est déjà réalisée.

Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là.

Le batch cooking permet également :

  • de mieux organiser les menus ;
  • de limiter les achats de dernière minute ;
  • de réduire le gaspillage alimentaire ;
  • de mieux maîtriser son budget courses ;
  • d’éviter le recours systématique aux plats préparés ;
  • de diminuer la charge mentale liée aux repas.

Savoir dès le lundi ce que l’on mangera vendredi soir apporte parfois un véritable soulagement.

Commencer par seulement 3 ou 4 repas

L’une des erreurs fréquentes consiste à vouloir préparer immédiatement 21 repas pour toute la famille.

Résultat : après cinq heures passées en cuisine, l’expérience risque de ne jamais être renouvelée.

Pour débuter, mieux vaut rester raisonnable.

Préparez simplement trois ou quatre dîners.

Une fois la méthode maîtrisée, vous pourrez progressivement augmenter les quantités si cela correspond à votre organisation.

Le batch cooking doit faire gagner du temps, pas transformer le dimanche en journée de travail supplémentaire.

La première étape : préparer les menus

Avant de cuisiner, il faut savoir ce que l’on va manger.

Prenez quelques minutes pour prévoir les repas de la semaine en tenant compte :

  • des horaires de travail ;
  • des activités des enfants ;
  • des soirées où vous rentrez tard ;
  • des restes disponibles ;
  • des aliments déjà présents dans les placards.

Placez les repas nécessitant davantage de préparation les jours où vous avez plus de temps et réservez les plats très rapides aux soirées chargées.

Un exemple de menu familial sur 5 jours

Pour une famille, une semaine pourrait par exemple ressembler à ceci :

Lundi : poulet, légumes rôtis et riz
Mardi : quiche aux légumes et salade
Mercredi : pâtes à la sauce tomate et boulettes
Jeudi : curry de légumes et riz
Vendredi : wraps au poulet et crudités

L’intérêt est que plusieurs ingrédients sont communs.

Le poulet préparé le dimanche peut servir le lundi puis garnir les wraps du vendredi s’il est conservé ou congelé dans de bonnes conditions.

Les légumes peuvent être utilisés dans la quiche puis dans le curry.

Une même préparation devient ainsi la base de plusieurs repas.

Faire les courses avec une liste précise

Une fois les menus définis, inspectez le réfrigérateur et les placards.

Puis établissez votre liste.

Cette étape permet d’éviter les achats inutiles et les fameux passages au supermarché à 18h45 parce qu’il manque un ingrédient.

Organiser sa liste par catégories peut également faire gagner du temps :

  • fruits et légumes ;
  • viandes et poissons ;
  • produits frais ;
  • épicerie ;
  • produits surgelés.

Plus les courses sont organisées, plus la session de cuisine le sera également.

Comment cuisiner plusieurs plats en même temps ?

Le secret du batch cooking consiste à ne pas préparer les recettes les unes après les autres.

Pendant que quelque chose cuit au four, utilisez les plaques de cuisson.

Pendant qu’une casserole chauffe, découpez les légumes.

Par exemple :

Commencez par mettre au four les légumes et le poulet.

Pendant leur cuisson, préparez le riz et la sauce tomate.

Pendant que les casseroles mijotent, préparez la quiche.

Vous pouvez ainsi réaliser plusieurs préparations simultanément.

Miser sur les ingrédients polyvalents

Certains aliments sont particulièrement pratiques pour le batch cooking.

Les féculents

Riz, pâtes, semoule, quinoa ou pommes de terre peuvent accompagner de nombreux repas.

Les légumes

Préparer une grande plaque de légumes rôtis permet ensuite de les utiliser dans une salade, une quiche, un accompagnement ou un plat de pâtes.

Les sauces

Une grande quantité de sauce tomate maison peut servir pour des pâtes, des boulettes, une pizza ou des lasagnes.

Les protéines

Poulet rôti, œufs durs ou légumineuses peuvent être intégrés dans plusieurs recettes différentes.

L’idée est de préparer une fois et utiliser plusieurs fois.

Faire participer les enfants

Le batch cooking peut aussi devenir une activité familiale.

Selon leur âge, les enfants peuvent :

  • laver les légumes ;
  • mélanger une préparation ;
  • peser les ingrédients ;
  • disposer les aliments dans les plats ;
  • choisir certains menus.

Les impliquer permet également de les intéresser davantage à ce qu’ils mangent.

Et lorsqu’un enfant participe à la préparation d’un plat, il peut parfois être davantage tenté d’y goûter.

Investir dans de bonnes boîtes de conservation

Pour pratiquer régulièrement le batch cooking, quelques contenants sont indispensables.

Privilégiez des boîtes :

  • hermétiques ;
  • adaptées au réfrigérateur et au congélateur ;
  • de différentes tailles ;
  • faciles à empiler.

Les contenants transparents sont particulièrement pratiques pour voir immédiatement ce qu’ils contiennent.

Vous pouvez également inscrire la date de préparation sur chaque boîte.

Attention à la conservation des aliments

Préparer les repas à l’avance nécessite de respecter quelques règles d’hygiène.

Les plats cuisinés doivent être refroidis puis placés rapidement au réfrigérateur dans des contenants propres et fermés. La température du réfrigérateur doit également être correctement réglée.

Tous les aliments ne se conservent pas aussi longtemps. Il est donc préférable de consommer rapidement les préparations les plus fragiles et de congeler les plats destinés à la fin de semaine lorsqu’ils s’y prêtent.

En cas de doute sur la durée de conservation d’un aliment, mieux vaut ne pas prendre de risque.

Le congélateur devient votre meilleur allié

Lasagnes, soupes, sauces, gratins, currys ou plats mijotés supportent généralement très bien la congélation.

Une bonne astuce consiste à préparer systématiquement davantage de portions.

Vous cuisinez une sauce bolognaise pour quatre personnes ? Préparez-en huit portions et congelez la moitié.

Quelques semaines plus tard, vous aurez un dîner presque instantané.

Progressivement, vous pouvez ainsi constituer un véritable stock de repas maison.

Et si les enfants n’aiment pas tous la même chose ?

Pas question de préparer quatre menus différents.

Une solution consiste à créer des repas modulables.

Les wraps sont parfaits : chacun choisit sa garniture.

Même chose avec :

  • les salades composées ;
  • les bowls ;
  • les pâtes ;
  • les omelettes ;
  • les pizzas maison.

Vous préparez une base commune et chacun adapte légèrement son assiette.

Prévoir un repas « joker »

Même avec la meilleure organisation du monde, les imprévus existent.

Une réunion qui se termine tard, un enfant malade, une activité qui déborde…

Gardez toujours un repas très simple disponible.

Par exemple :

  • une soupe congelée ;
  • des œufs ;
  • des légumes surgelés ;
  • une portion de pâtes et de sauce congelée.

Ce repas joker évite souvent la commande de dernière minute.

Le batch cooking peut aussi faire économiser de l’argent

Planifier ses repas permet généralement d’acheter uniquement ce dont on a besoin.

On peut également construire les menus en fonction :

  • des promotions ;
  • des produits de saison ;
  • des aliments déjà disponibles à la maison.

Et surtout, les restes sont plus facilement réutilisés.

Le poulet du lundi devient la garniture d’un wrap. Les légumes restants terminent dans une omelette. Les fruits trop mûrs deviennent une compote.

Moins de gaspillage signifie généralement moins de dépenses.

Pas besoin de cuisiner absolument tout

Le batch cooking doit rester flexible.

Vous pouvez parfaitement préparer uniquement :

  • les légumes ;
  • une sauce ;
  • deux plats ;
  • quelques accompagnements.

Puis cuisiner rapidement le reste le soir même.

Éplucher et découper les légumes à l’avance peut déjà faire gagner énormément de temps pendant la semaine.

Deux heures le week-end pour des soirées plus tranquilles

Le batch cooking ne consiste pas à devenir un modèle d’organisation familiale. Certaines semaines seront parfaitement planifiées. D’autres beaucoup moins.

L’objectif est simplement de déplacer une partie du temps consacré à la cuisine vers un moment où l’on est davantage disponible.

Deux heures passées à préparer plusieurs repas le dimanche peuvent ainsi libérer de précieuses minutes chaque soir.

Et lorsque 19 heures arrive, que les enfants ont faim et que la journée a déjà été longue, ouvrir le réfrigérateur et découvrir que le dîner est presque prêt procure un petit plaisir difficile à sous-estimer.

Finalement, le véritable avantage du batch cooking n’est peut-être pas seulement de gagner du temps en cuisine : c’est de ne plus avoir à répondre chaque soir à cette éternelle question : « Qu’est-ce qu’on mange ? »