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Mouvement du 10 septembre : blocages, transports perturbés et mobilisation policière, à quoi faut-il s’attendre ?

Le mercredi 10 septembre s’annonce tendu en France. Entre blocages de routes, perturbations dans les transports et manifestations, des centaines d’actions sont prévues dans tout le pays. Les autorités, elles, se préparent à une mobilisation d’ampleur encore difficile à mesurer.
 |  La redaction  |  ,

Le mercredi 10 septembre s’annonce tendu en France. Entre blocages de routes, perturbations dans les transports et manifestations, des centaines d’actions sont prévues dans tout le pays. Les autorités, elles, se préparent à une mobilisation d’ampleur encore difficile à mesurer.

Une journée d’actions multiples et imprévisibles

Selon une carte collaborative mise en ligne par les organisateurs, près de 100 actions sont recensées en Île-de-France et plus de 600 en régions. Les initiatives prévues vont des blocages de gares et de raffineries aux coupures de routes et opérations contre des radars. Des manifestations plus classiques sont également au programme. Le ministère de l’Intérieur a annoncé le déploiement de 80 000 policiers et gendarmes pour encadrer le mouvement.

Les étudiants et lycéens en première ligne

Près de 30 universités tiendront des assemblées générales la veille pour décider de leurs actions. À Paris, des AG sont déjà prévues dans plusieurs établissements dont la Sorbonne, Paris Cité et Paris 8. Les lycéens ne sont pas en reste : l’Union syndicale lycéenne appelle au blocage des établissements, rappelant que « le budget concerne directement l’avenir des jeunes ».

Routes et transports fortement touchés

Dans l’Ouest, les rocades de Rennes et de Nantes devraient être bloquées dès 6 heures du matin, tout comme plusieurs axes à Brest, Vannes ou Caen. À Paris, des militants prévoient des actions dès minuit sur plusieurs portes du périphérique (La Chapelle, Bagnolet, Montreuil, Italie, Orléans…).

Les transports ferroviaires seront perturbés : la CGT-Cheminots et SUD-Rail appellent à la grève, avec des conséquences surtout sur les RER, Intercités et Transiliens. La DGAC prévoit également des retards dans les aéroports français.

Entreprises, raffineries et sites stratégiques dans la ligne de mire

De nombreux secteurs stratégiques devraient être touchés. Les raffineries de Gonfreville-l’Orcher, Donges et Feyzin, exploitées par TotalEnergies, sont appelées à cesser le travail. Amazon pourrait subir des piquets de grève, notamment sur le site de Brétigny-sur-Orge. Des usines comme ArcelorMittal à Dunkerque ou Renault Ampère près de Rouen prévoient aussi des arrêts. Les éboueurs, à l’appel de la CGT, annoncent une quinzaine de préavis de grève.

Des actions originales et des manifestations prévues

Des opérations dites « chariots gratuits » circulent sur les réseaux sociaux, consistant à sortir de supermarchés sans payer. Les distributeurs dénoncent une incitation au vol. D’autres appels, comme le boycott des cartes bancaires, sont également relayés.

Côté cortèges, des manifestations sont prévues dès 11 heures à Rennes, Lyon et Nantes. À Paris, plusieurs syndicats appellent à se rassembler dès 13 heures place du Châtelet, tandis que la place de la République accueillera des militants antiracistes. À Toulouse, une grande manifestation est prévue à 14h30.

Une fermeté affichée du gouvernement

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé que « fermeté et interpellations » seront les maîtres mots du dispositif policier. « Aucune violence ni aucun blocage ne seront tolérés », a-t-il déclaré, tout en confirmant sa démission prochaine.

Selon un sondage publié par La Tribune dimanche, 46 % des Français soutiennent ce mouvement de blocage, 28 % y sont opposés et 26 % se disent indifférents.

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