Les vraies dépenses à prévoir avant la naissance
L’arrivée d’un bébé s’accompagne souvent d’une impressionnante liste d’achats. Poussette, lit, siège auto, vêtements, transat, baignoire, babyphone, chauffe-biberon… En quelques semaines, la facture peut rapidement atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.
Pourtant, un nouveau-né a finalement besoin de beaucoup moins de choses que ne le laissent penser les listes de naissance interminables et les rayons de puériculture. Alors, quel budget prévoir avant la naissance de bébé ? Quels achats sont réellement indispensables et lesquels peuvent attendre ?
Voici comment préparer l’arrivée de bébé sans faire exploser le budget familial.
Quel budget prévoir pour l’arrivée d’un bébé ?
Il est difficile de donner un montant unique. Tout dépend des choix des parents, du matériel déjà disponible, des cadeaux reçus et surtout du recours ou non à la seconde main.
Une poussette haut de gamme peut à elle seule dépasser 1 000 euros, tandis qu’un modèle d’occasion en bon état permettra de réduire considérablement la facture.
Avant de commencer les achats, une règle simple peut éviter bien des dépenses inutiles : distinguer ce dont bébé aura réellement besoin dès ses premières semaines de ce qui pourra être acheté plus tard.
Le siège auto : une dépense à ne pas négliger
Si bébé doit voyager en voiture, le siège auto fait partie des achats prioritaires.
Il doit être adapté à la taille de l’enfant et répondre à la réglementation en vigueur. Pour ce type d’équipement de sécurité, la prudence s’impose avec l’occasion : sans connaître précisément l’historique du siège, impossible de savoir s’il a subi un choc susceptible d’avoir altéré ses performances.
C’est donc l’un des postes sur lesquels il peut être judicieux de consacrer une part importante du budget.
Le couchage : rester simple
Les magnifiques chambres de bébé présentées sur les réseaux sociaux donnent parfois envie de tout acheter avant même la naissance.
Pourtant, les besoins du nouveau-né sont relativement simples.
Pour dormir, bébé a principalement besoin d’un couchage adapté et sécurisé, d’un matelas ferme correspondant exactement aux dimensions du lit et de quelques draps-housses.
Pour des raisons de sécurité, le lit doit rester dégagé : pas d’oreiller, de couette, de tour de lit, de peluches ou d’objets mous autour du nourrisson. Une gigoteuse adaptée à la saison suffit généralement pour le couvrir.
Autrement dit, certains accessoires décoratifs coûteux ne sont pas seulement dispensables : ils n’ont rien à faire dans le lit pendant le sommeil de bébé.
La poussette : indispensable… ou presque inutile selon les familles
La poussette représente souvent l’un des plus gros investissements avant la naissance.
Mais avant de dépenser plusieurs centaines d’euros, réfléchissez à votre mode de vie.
Vous vivez en ville et vous vous déplacez beaucoup à pied ? Une poussette maniable sera probablement très utilisée.
Vous habitez à la campagne ? Les roues et la facilité de pliage pour la voiture seront davantage déterminantes.
Vous souhaitez principalement porter bébé ? Un modèle très sophistiqué n’est peut-être pas indispensable.
Le meilleur équipement n’est pas forcément le plus cher : c’est celui qui correspond réellement à votre quotidien.
Les vêtements : attention à ne pas trop acheter
C’est probablement l’un des pièges les plus fréquents.
Les vêtements pour nouveau-nés sont adorables… mais bébé grandit extrêmement vite. Certaines tenues achetées avant la naissance ne seront parfois portées qu’une seule fois, voire jamais.
Pour les premières semaines, mieux vaut privilégier une petite quantité de :
- bodies ;
- pyjamas ;
- chaussettes ;
- gilets ;
- bonnets selon la saison ;
- quelques tenues confortables.
Attendez de connaître la taille et la croissance de votre enfant avant de remplir son armoire pour les six prochains mois.
La seconde main peut faire énormément économiser
Tous les équipements de bébé n’ont pas besoin d’être neufs.
Vêtements, commode, table à langer, baignoire, poussette ou jouets peuvent souvent être trouvés en excellent état sur le marché de l’occasion.
Les bébés utilisant certains articles pendant très peu de temps, on trouve régulièrement du matériel presque neuf à des prix nettement inférieurs.
La famille et les amis peuvent également avoir conservé des vêtements ou du matériel de puériculture.
Attention toutefois à toujours vérifier l’état du produit, sa conformité et l’existence éventuelle d’un rappel de sécurité. Pour le siège auto et le matelas notamment, certaines précautions supplémentaires s’imposent.
Les couches : un budget qui commence immédiatement
Contrairement à certains accessoires, les couches seront utilisées… énormément.
Mais inutile de constituer plusieurs mois de stock avant la naissance. Vous ne savez pas encore quelle taille conviendra le mieux ni comment la peau de votre bébé réagira à une marque particulière.
Quelques paquets pour commencer suffisent.
Même principe pour les produits d’hygiène : il n’est pas nécessaire de remplir la salle de bains d’une dizaine de lotions, crèmes et produits différents.
Biberons et allaitement : inutile d’acheter toute la boutique
Même lorsqu’un mode d’alimentation est prévu avant la naissance, la réalité peut être différente une fois bébé arrivé.
Si vous envisagez l’allaitement, inutile d’acheter immédiatement tous les accessoires disponibles : tire-lait, coussinets en quantité industrielle, dizaines de biberons ou multiples gadgets peuvent attendre que vos besoins soient réellement identifiés.
Pour les biberons, quelques exemplaires permettent généralement de commencer avant d’investir davantage.
L’idée est simple : acheter progressivement plutôt que prévoir toutes les situations possibles avant même de les avoir rencontrées.
La table à langer : pratique mais pas toujours indispensable
Une table à langer dédiée peut être très pratique, mais elle n’est pas obligatoire.
Une commode suffisamment stable équipée d’un dispositif adapté peut parfois remplir plusieurs fonctions et éviter l’achat d’un meuble qui deviendra rapidement inutile.
Dans un petit logement, les équipements multifonctions sont souvent les meilleurs alliés du budget… et de l’espace disponible.
Les achats qu’on peut souvent repousser
De nombreux équipements peuvent parfaitement attendre la naissance.
C’est notamment le cas de certains jouets d’éveil, de la chaise haute, de la vaisselle pour bébé ou du matériel lié à la diversification alimentaire.
Un nouveau-né n’en aura évidemment aucune utilité pendant ses premières semaines.
Acheter au fur et à mesure permet aussi de mieux identifier les besoins réels de son enfant.
Les gadgets de puériculture : utiles… mais pas indispensables
Poubelle à couches sophistiquée, chauffe-lingettes, machine spécifique pour préparer les biberons, multiples appareils connectés…
Certains parents ne pourraient plus s’en passer. D’autres les utilisent trois fois avant de les ranger définitivement dans un placard.
Avant chaque achat, posez-vous trois questions :
Est-ce que cet objet répond à un vrai besoin ? Vais-je l’utiliser régulièrement ? Existe-t-il une solution plus simple ?
Quelques secondes de réflexion peuvent permettre d’économiser beaucoup d’argent.
La liste de naissance peut éviter les doublons
La liste de naissance est particulièrement utile lorsqu’elle est construite intelligemment.
Plutôt que d’y mettre uniquement de petits vêtements et des peluches, vous pouvez proposer des équipements réellement nécessaires, avec plusieurs gammes de prix.
Les proches peuvent également participer à plusieurs pour financer un achat important comme une poussette.
Cela évite de recevoir six couvertures… alors que vous aviez surtout besoin d’un siège auto.
Ne pas oublier les dépenses qui arrivent après la naissance
Préparer son budget ne consiste pas uniquement à acheter du matériel.
Après la naissance vont apparaître des dépenses régulières :
- couches et produits d’hygiène ;
- lait infantile lorsque bébé en consomme ;
- vêtements au fil de sa croissance ;
- frais de garde ;
- éventuellement une augmentation de certaines dépenses de santé ou de mutuelle.
Conserver une petite réserve financière pour les premiers mois peut donc être plus utile que d’acheter tous les accessoires de puériculture avant l’accouchement.
Acheter moins pour acheter mieux
Face au marketing autour de la naissance, les futurs parents peuvent facilement avoir l’impression qu’il faut posséder une quantité incroyable de matériel pour accueillir correctement leur enfant.
En réalité, bébé a surtout besoin de sécurité, d’être nourri, changé, habillé, de dormir dans de bonnes conditions… et évidemment d’être entouré.
Pour maîtriser son budget, la meilleure stratégie reste souvent de commencer par les véritables indispensables, de profiter de la seconde main lorsque cela est pertinent et d’attendre que les besoins apparaissent avant d’acheter le reste.
Car l’un des secrets que découvrent beaucoup de jeunes parents après quelques mois est finalement très simple : l’objet de puériculture le plus économique est souvent celui qu’on réalise qu’on n’avait pas besoin d’acheter.