Les 7 mensonges qu’on dit à nos enfants… et qu’on assume à moitié
Tous les parents ont déjà prononcé une petite phrase arrangée avec la réalité. Pas forcément pour tromper leur enfant, mais plutôt pour gagner cinq minutes de calme, éviter une négociation interminable ou sortir d’une situation délicate.
Entre les histoires de Père Noël, les légumes soi-disant délicieux et le fameux « on verra plus tard », ces petits mensonges font souvent partie de la vie de famille. Ils sont parfois drôles, parfois pratiques… et très souvent prononcés avec une pointe de culpabilité.
1. « Si tu fais cette grimace, ton visage va rester comme ça »
C’est probablement l’un des grands classiques de l’enfance. Lorsqu’un enfant tire la langue, louche ou fait une grimace devant le miroir, beaucoup de parents ressortent cette phrase presque automatiquement.
Bien sûr, son visage ne restera pas bloqué ainsi. Mais sur le moment, cela peut suffire à arrêter le spectacle… au moins quelques secondes.
2. « Le magasin est fermé »
Le magasin n’est pas toujours fermé. Il est parfois simplement trop tard, trop loin, trop cher ou trop fatigant d’y aller pour acheter un jouet, des bonbons ou un paquet de cartes à collectionner.
Cette phrase est souvent une manière plus rapide de mettre fin à une demande répétée. Car expliquer le budget, les priorités ou le fait que l’on n’a pas envie de ressortir peut sembler bien plus compliqué à un enfant de quatre ans.
3. « On n’a plus de piles »
La voiture télécommandée fonctionne très bien. Le jouet musical aussi. Mais après une journée entière à entendre la même chanson, certains parents découvrent soudainement que les piles sont mystérieusement « à plat ».
Ce petit mensonge est généralement motivé par un besoin très simple : retrouver un peu de silence.
4. « Si tu ne dors pas, le marchand de sable ne passera pas »
Selon les familles, le marchand de sable peut être remplacé par le Père Noël, la petite souris ou un personnage imaginaire inventé sur le moment. L’idée reste la même : convaincre l’enfant que dormir est une excellente idée.
Le problème, c’est que les enfants grandissent vite. Et lorsqu’ils commencent à poser trop de questions, il faut parfois improviser des explications de plus en plus créatives.
5. « C’est très bon, tu vas voir »
Certains légumes ont une réputation compliquée auprès des enfants. Alors, pour les encourager à goûter, les parents peuvent promettre que les épinards, les courgettes ou le chou-fleur sont « délicieux ».
Le souci, c’est que l’enfant n’est pas toujours dupe. Une seule bouchée suffit parfois à faire tomber le masque. Mais proposer, faire découvrir et goûter sans forcer reste souvent la meilleure manière d’élargir peu à peu ses habitudes alimentaires.
6. « On part dans cinq minutes »
Cette phrase est rarement exacte. Elle peut vouloir dire : « Je dois encore préparer le sac », « il faut que tu mettes tes chaussures », « je cherche les clés » ou « j’aimerais simplement finir mon café ».
Dans beaucoup de familles, les cinq minutes parentales peuvent facilement se transformer en quinze, voire en vingt minutes. Les enfants, eux, finissent souvent par connaître cette règle non écrite.
7. « Je n’ai plus de batterie »
Le téléphone est chargé, mais le parent a besoin d’une pause. Après avoir regardé une vidéo, envoyé un message vocal ou joué à un jeu, l’enfant demande parfois : « Je peux prendre ton téléphone ? »
Dire que la batterie est presque vide permet d’éviter une discussion sans fin. C’est aussi, parfois, une façon de rappeler que le téléphone des parents n’est pas forcément un jouet à disposition.
Ces petits mensonges ne font pas de nous de mauvais parents
Les petits arrangements avec la vérité font souvent sourire parce qu’ils reflètent la réalité du quotidien. Les parents ne cherchent pas à manipuler leurs enfants : ils tentent surtout de gérer la fatigue, les demandes répétées et les imprévus avec les moyens du bord.
L’essentiel est de ne pas utiliser le mensonge pour faire peur, humilier ou éviter les sujets importants. Pour le reste, il est permis d’être imparfait, de manquer parfois d’imagination… et d’avouer un jour que le magasin n’était peut-être pas vraiment fermé.
Après tout, devenir parent, c’est aussi apprendre à improviser.