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Dark romance : un roman français retiré des ventes après une polémique sur la pédocriminalité

Depuis plusieurs jours, un roman français classé dans le genre de la dark romance provoque une onde de choc dans le monde littéraire et sur les réseaux sociaux. Accusé par de nombreux lecteurs et responsables politiques de banaliser la pédocriminalité, l’ouvrage a finalement été retiré de la vente après une mobilisation massive.
 |  La redaction  |  ,

Depuis plusieurs jours, un roman français classé dans le genre de la dark romance provoque une onde de choc dans le monde littéraire et sur les réseaux sociaux. Accusé par de nombreux lecteurs et responsables politiques de banaliser la pédocriminalité, l’ouvrage a finalement été retiré de la vente après une mobilisation massive.

Une affaire qui relance un débat sensible : jusqu’où peut aller la fiction ?

Un livre au cœur d’une tempête médiatique

Le roman Corps à cœur, autoédité par une autrice française, s’est retrouvé au centre d’une vive controverse après la diffusion d’extraits jugés extrêmement choquants. Plusieurs lecteurs ont dénoncé des passages décrivant des violences sexuelles impliquant des mineurs, accusant l’ouvrage de franchir une « ligne rouge éthique et légale ».

Rapidement, une pétition en ligne réclamant son retrait a recueilli plus de 60 000 signatures. La polémique s’est amplifiée sur TikTok et Instagram, notamment au sein de la communauté littéraire BookTok, où de nombreux internautes ont appelé au boycott du livre.

Face à l’ampleur des réactions, la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a saisi la justice et signalé l’ouvrage aux autorités compétentes, estimant que certains passages relevaient de l’apologie de la pédocriminalité.

Quelques heures plus tard, Amazon annonçait retirer le livre de sa plateforme.

La dark romance, un genre en plein essor… mais controversé

Le scandale met en lumière un genre littéraire très populaire auprès d’un jeune public adulte : la dark romance. Ces romans mettent souvent en scène des relations amoureuses toxiques, interdites ou moralement dérangeantes, mêlant violence psychologique, domination et sexualité explicite.

Longtemps marginal, le genre connaît aujourd’hui un succès massif en librairie et sur les plateformes numériques. Mais cette popularité s’accompagne aussi de critiques croissantes.

Dans le cas de Corps à cœur, les détracteurs estiment que la fiction ne se contente plus de représenter la violence : elle la normaliserait ou la romantiserait, notamment lorsqu’elle concerne des mineurs.

Liberté artistique ou responsabilité collective ?

La polémique dépasse largement le simple cadre d’un livre. Elle pose une question centrale : la fiction peut-elle tout raconter ?

Certains défenseurs de la liberté d’expression rappellent que la littérature a toujours exploré des zones sombres de la société. D’autres estiment au contraire que la diffusion commerciale d’œuvres jugées dangereuses peut avoir un impact réel, notamment auprès de lecteurs jeunes ou vulnérables.

Le retrait du roman ne constitue pas une interdiction judiciaire, mais une décision commerciale prise dans un contexte de forte pression publique.

Un débat qui ne fait que commencer

L’affaire révèle aussi le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la régulation culturelle. En quelques jours, lecteurs, influenceurs et associations ont réussi à faire retirer un ouvrage devenu viral.

Elle relance enfin une réflexion plus large sur les contenus accessibles en ligne, l’autoédition et la responsabilité des plateformes face à des œuvres controversées.

Entre liberté créative, protection des publics et limites morales, la polémique autour de ce roman de dark romance montre que la littérature reste, plus que jamais, un miroir des tensions de notre époque.

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