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L’alimentation à 2 ans pourrait influencer le QI des enfants plusieurs années plus tard

Ce que mangent les tout-petits pourrait avoir des conséquences bien au-delà de leur croissance immédiate. Une grande étude menée au Brésil suggère que l’alimentation à l’âge de deux ans pourrait jouer un rôle important dans le développement cognitif des enfants quelques années plus tard.
 |  La redaction  |  ,

Ce que mangent les tout-petits pourrait avoir des conséquences bien au-delà de leur croissance immédiate. Une grande étude menée au Brésil suggère que l’alimentation à l’âge de deux ans pourrait jouer un rôle important dans le développement cognitif des enfants quelques années plus tard.

Les chercheurs pointent notamment l’impact des aliments ultra-transformés sur les capacités intellectuelles.

Une étude de grande ampleur sur le développement des enfants

Ces résultats proviennent de la cohorte de naissance de Pelotas, l’une des recherches longitudinales les plus complètes d’Amérique latine. Plusieurs milliers d’enfants ont été suivis depuis leur naissance afin d’analyser les liens entre leurs habitudes alimentaires précoces et leur développement ultérieur.

Les scientifiques ont examiné l’alimentation des enfants à deux ans, puis évalué leurs performances cognitives vers six ou sept ans.

Conclusion : les enfants consommant régulièrement des produits ultra-transformés — comme les biscuits industriels, sodas, bonbons, nouilles instantanées ou charcuteries — obtenaient en moyenne des scores de QI plus faibles que ceux dont l’alimentation était moins riche en produits industriels.

Cette association demeure significative même après prise en compte d’autres facteurs importants, tels que le niveau d’éducation des parents, la situation socio-économique ou la stimulation intellectuelle à la maison.

Les aliments ultra-transformés particulièrement mis en cause

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’étude ne montre pas qu’une alimentation équilibrée rend les enfants « plus intelligents » que les autres. Fruits, légumes et légumineuses étaient déjà largement présents dans l’alimentation de la majorité des participants.

La différence se situe surtout dans la fréquence de consommation d’aliments ultra-transformés.

Selon les chercheurs, ces produits pourraient influencer le développement cérébral par différents mécanismes biologiques, notamment une inflammation chronique, un stress oxydatif accru ou encore des perturbations du lien entre le système digestif et le cerveau, appelé axe intestin-cerveau.

Des effets plus marqués chez certains enfants

Les impacts négatifs observés semblent encore plus importants chez les enfants présentant des fragilités dès la naissance, comme un faible poids, une petite taille ou un périmètre crânien réduit durant la première année de vie.

Dans ces situations, les chercheurs évoquent un « désavantage cumulatif » : une combinaison de vulnérabilités précoces et d’une alimentation déséquilibrée qui pourrait limiter le potentiel cognitif avant même l’entrée à l’école.

Même si le cerveau des enfants reste capable d’adaptation, la période autour de deux ans apparaît comme une étape clé du développement.

Un enjeu de santé publique bien au-delà du Brésil

Bien que réalisée au Brésil, cette étude soulève des questions qui concernent l’ensemble des pays occidentaux, où les produits ultra-transformés occupent une place croissante dans l’alimentation des jeunes enfants.

Les chercheurs insistent donc sur l’importance d’accompagner les familles dès la petite enfance : encourager une alimentation simple et variée, limiter les produits industriels et renforcer la prévention lors des consultations pédiatriques pourraient contribuer à soutenir le développement global des enfants.

Car, selon eux, certaines inégalités cognitives pourraient commencer très tôt… parfois directement dans l’assiette des tout-petits.

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