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La « cage à bébé » : quand les nourrissons prenaient l’air… suspendus aux fenêtres

Certaines pratiques du passé semblent aujourd’hui totalement inimaginables. Pourtant, elles étaient autrefois considérées comme modernes, utiles… et même recommandées par les médecins. Parmi ces inventions surprenantes figure la « cage à bébé », un dispositif installé aux fenêtres des immeubles pour permettre aux nourrissons de respirer l’air extérieur sans quitter leur appartement.
 |  La redaction  |  ,

Certaines pratiques du passé semblent aujourd’hui totalement inimaginables. Pourtant, elles étaient autrefois considérées comme modernes, utiles… et même recommandées par les médecins. Parmi ces inventions surprenantes figure la « cage à bébé », un dispositif installé aux fenêtres des immeubles pour permettre aux nourrissons de respirer l’air extérieur sans quitter leur appartement.

Une idée qui peut faire sourire — ou frissonner — vue avec nos yeux du XXIᵉ siècle.

Quand l’air pur devenait une priorité sanitaire

Pour comprendre cette invention étonnante, il faut revenir au début du XXᵉ siècle. Les grandes villes européennes et américaines connaissent alors une forte industrialisation : fumées d’usines, logements exigus et conditions d’hygiène précaires alimentent la peur des maladies.

À l’époque, les médecins attribuent de nombreuses infections aux « miasmes », ces airs confinés supposés transmettre les maladies comme la tuberculose ou le choléra. L’air frais devient alors un véritable remède.

On développe des écoles en plein air, on crée davantage d’espaces verts et l’on encourage les parents à exposer les enfants au soleil et à l’oxygène. Mais dans les appartements urbains dépourvus de jardins ou de balcons, la solution n’est pas évidente.

C’est dans ce contexte qu’apparaît la cage à bébé.

Une invention brevetée pour les familles citadines

En 1922, une Américaine nommée Emma Read dépose le brevet d’une « Portable Baby Cage ». Le principe est simple : une petite structure métallique fixée à la façade ou au rebord d’une fenêtre, permettant au nourrisson de rester à l’extérieur en toute sécurité… du moins selon les standards de l’époque.

La cage comportait un plancher grillagé, un auvent protecteur et un système d’attache censé garantir la stabilité de l’installation.

L’objectif était multiple : offrir aux bébés un air jugé plus sain, libérer de l’espace dans les petits logements et suivre les recommandations médicales encourageant l’exposition quotidienne à l’air frais.

Dans certaines villes comme Londres ou New York, ces installations deviennent relativement courantes durant l’entre-deux-guerres.

Une pratique aujourd’hui inimaginable

Avec les connaissances scientifiques évoluant au fil du temps, la théorie des miasmes est progressivement abandonnée au profit de la compréhension des microbes et des infections.

Après la Seconde Guerre mondiale, les cages à bébé disparaissent peu à peu. Les nouvelles normes de sécurité, la transformation des villes et une meilleure compréhension des risques mettent fin à cette pratique.

Ironie de l’histoire : alors que l’on cherchait à protéger les nourrissons en les exposant à l’air extérieur, les décennies suivantes verront augmenter la pollution urbaine liée à la circulation automobile.

Une invention témoin de son époque

La cage à bébé reste aujourd’hui un symbole fascinant d’une période où l’on tentait d’améliorer la santé des enfants avec les connaissances disponibles.

Elle rappelle surtout une chose : les pratiques parentales évoluent constamment avec les découvertes scientifiques et les préoccupations sociétales.

Hier, on suspendait les berceaux aux fenêtres pour offrir un bol d’air frais. Aujourd’hui, on parle de qualité de l’air intérieur, de purificateurs ou encore de limitation des polluants domestiques.

Comme quoi, l’intention reste souvent la même : protéger les tout-petits… même si les méthodes changent radicalement avec le temps.

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