Skip to main content

Violences dans le périscolaire : 9 animateurs suspendus, 73 parents portent plainte

Une affaire secoue plusieurs écoles du 7e arrondissement de Paris. Neuf animateurs périscolaires ont été suspendus après la diffusion d’images révélant des comportements inappropriés envers des enfants. En parallèle, 73 parents ont décidé de déposer une plainte collective.
 |  La redaction  |  ,

Une affaire secoue plusieurs écoles du 7e arrondissement de Paris. Neuf animateurs périscolaires ont été suspendus après la diffusion d’images révélant des comportements inappropriés envers des enfants. En parallèle, 73 parents ont décidé de déposer une plainte collective.

Des faits révélés par une enquête télévisée

Le 29 janvier 2026, l’émission Cash Investigation diffusée sur France 2 a dévoilé des images tournées en caméra cachée au sein d’activités périscolaires. Le reportage mettait en lumière des attitudes jugées inappropriées de la part de certains agents encadrant de jeunes enfants.

À la suite de cette diffusion, la Ville de Paris a confirmé la suspension de neuf animateurs exerçant à l’école maternelle publique Saint-Dominique.

Un dixième agent, précédemment muté vers une autre école du 15e arrondissement après des signalements liés à des cris sur des enfants, a également été suspendu à titre conservatoire.

Selon la municipalité, ces décisions ont été prises immédiatement après l’analyse des images, complétées dans les jours suivants par de nouveaux signalements de parents.

Une plainte collective de grande ampleur

En parallèle, 73 parents issus de trois établissements du secteur — les écoles Rapp, La Rochefoucauld et Saint-Dominique — ont déposé une plainte commune auprès du parquet de Paris.

Les chefs évoqués incluent :

– violences sur mineurs,
– mise en danger délibérée d’autrui,
– délaissement de personnes vulnérables.

Dans leur démarche, les familles expliquent avoir découvert que leurs enfants avaient pu être confiés à des encadrants jugés insuffisamment qualifiés, voire potentiellement dangereux.

La plainte collective ne porte toutefois pas sur des faits de violences sexuelles.

Des demandes de transparence politique

Face à la gravité de la situation, plusieurs élus locaux ont demandé davantage de clarté. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, accompagnée d’autres élus, a sollicité de la Ville de Paris la communication détaillée du nombre d’animateurs suspendus ou déplacés, ainsi que le volume de signalements recensés dans les écoles parisiennes.

Ils dénoncent un manque d’informations sur l’ampleur réelle des faits et sur les mesures prises.

Des tensions autour de pressions présumées

Dans ce contexte, certains parents ont affirmé avoir subi des pressions pour limiter leur prise de parole publique, notamment concernant une plainte déposée en mai 2025 pour des faits de nature sexuelle visant d’autres situations.

Des accusations démenties par l’élue mise en cause, qui affirme ne pas avoir eu connaissance de la nature exacte des faits évoqués et rappelle que les animateurs périscolaires dépendent administrativement de la Circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance, et non de la mairie d’arrondissement.

Newsletter

Oh bonjour ! Ravi de vous rencontrer !

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.