Côte-d’Or : deux ans de prison avec sursis pour une assistante maternelle ayant laissé des bébés seuls
Une assistante maternelle exerçant à Talant, près de Dijon, a été condamnée mardi 10 février 2026 par le tribunal judiciaire de Dijon à deux ans de prison avec sursis. Elle était jugée pour avoir laissé sans surveillance plusieurs enfants dont elle avait la garde entre 2019 et 2024.
Une condamnation assortie d’une interdiction d’exercer
Reconnaissant la professionnelle coupable de privation de soins, la justice a également prononcé une interdiction d’exercer son métier pendant dix ans.
Elle devra par ailleurs verser 2 000 euros de dommages et intérêts à chacune des familles concernées.
Lors de son procès, qui s’était tenu en janvier, l’assistante maternelle avait contesté les accusations. Elle affirmait notamment pouvoir surveiller les enfants à distance grâce à des caméras installées à son domicile, accessibles depuis son téléphone lorsqu’elle s’absentait.
Toutefois, les images évoquées n’ont jamais été fournies au cours de l’enquête.
Des faits étalés sur plusieurs années
L’affaire a été révélée à la suite du signalement d’une mère de famille. Les investigations ont alors mis en lumière des pratiques inquiétantes.
Selon les éléments recueillis, la professionnelle accueillait jusqu’à sept enfants simultanément à son domicile, alors que son agrément l’autorisait à en garder trois au maximum.
Entre 2019 et 2024, plusieurs nourrissons auraient ainsi été laissés seuls, sans surveillance. L’un d’eux, âgé de seulement cinq mois au début des faits, serait resté à 17 reprises sans adulte présent.
Une affaire qui relance la vigilance autour des modes de garde
Cette condamnation rappelle l’importance du contrôle des conditions d’accueil chez les assistants maternels, un mode de garde largement plébiscité par les familles pour sa proximité et son cadre familial.
Elle souligne aussi le rôle essentiel des signalements parentaux dans la détection de situations potentiellement dangereuses pour les tout-petits.