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Mon enfant ne veut pas dormir seul : comprendre ses peurs et y répondre

« Maman, reste avec moi… » « J’ai peur… » « Je veux dormir dans ton lit… » Refuser de dormir seul est une situation fréquente chez les enfants, quel que soit leur âge. Si cela peut fatiguer les parents à la longue, il est important de comprendre que derrière ce refus se cachent souvent des peurs bien réelles pour l’enfant. Alors, comment les décrypter et accompagner son enfant vers des nuits plus sereines ?
Écrit par La redaction. Publié dans , .

« Maman, reste avec moi… » « J’ai peur… » « Je veux dormir dans ton lit… »
Refuser de dormir seul est une situation fréquente chez les enfants, quel que soit leur âge. Si cela peut fatiguer les parents à la longue, il est important de comprendre que derrière ce refus se cachent souvent des peurs bien réelles pour l’enfant. Alors, comment les décrypter et accompagner son enfant vers des nuits plus sereines ?

Pourquoi mon enfant a peur de dormir seul ?

Le moment du coucher marque une séparation. La maison devient silencieuse, la lumière disparaît, l’imaginaire prend plus de place. Pour certains enfants, cela peut générer de l’angoisse.

Parmi les peurs les plus fréquentes :

– la peur du noir,
– la peur des monstres ou des voleurs,
– la peur des cauchemars,
– l’angoisse de séparation,
– la crainte qu’il arrive quelque chose aux parents.

Ces peurs sont normales dans le développement. L’imagination est en pleine expansion, mais la capacité à distinguer le réel de l’imaginaire n’est pas encore totalement mature.

À quel âge cela apparaît-il ?

Le refus de dormir seul peut survenir à différents moments :

– vers 2-3 ans, avec l’angoisse de séparation,
– vers 4-6 ans, quand l’imaginaire explose,
– après un changement de vie : déménagement, naissance, entrée à l’école, séparation des parents…

Même un enfant qui dormait très bien peut traverser une phase de régression. C’est souvent temporaire.

Accueillir la peur sans la minimiser

Dire « mais non, il n’y a rien » peut sembler rassurant… mais peut aussi invalider le ressenti de l’enfant. Pour lui, la peur est réelle.

Mieux vaut reconnaître l’émotion :
« Je vois que tu as peur. »
« C’est vrai que le noir peut impressionner. »

Se sentir compris aide déjà l’enfant à s’apaiser.

Mettre en place un rituel sécurisant

Le rituel du coucher est un repère essentiel. Plus il est prévisible, plus il rassure.

Lecture d’une histoire, câlin, veilleuse, musique douce… Ces petits rituels envoient au cerveau le signal qu’il est temps de se détendre.

L’important est la régularité : mêmes étapes, dans le même ordre, chaque soir.

Aménager un environnement rassurant

Quelques ajustements peuvent faire une vraie différence :

– une veilleuse douce,
– la porte entrouverte,
– un doudou ou un objet transitionnel,
– un spray « anti-monstres » symbolique,
– une photo des parents près du lit.

Ces repères concrets sécurisent l’enfant pendant la nuit.

Éviter certaines habitudes… malgré la fatigue

Quand on est épuisé, la tentation est grande d’accepter que l’enfant dorme dans le lit parental. Occasionnellement, cela peut dépanner. Mais si cela devient systématique, le retour en arrière sera plus difficile.

L’objectif est d’accompagner… sans remplacer systématiquement le lit de l’enfant par celui des parents.

L’aider à gagner confiance progressivement

On peut procéder par étapes :

– rester près de lui jusqu’à l’endormissement,
– puis s’asseoir un peu plus loin chaque soir,
– espacer les passages,
– valoriser chaque progrès.

L’idée n’est pas de brusquer, mais de sécuriser tout en favorisant l’autonomie.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Si les peurs nocturnes deviennent très envahissantes — crises d’angoisse, cauchemars fréquents, refus total du coucher — il peut être utile d’en parler à un professionnel.

Ces troubles peuvent parfois être liés à un stress, un harcèlement scolaire ou un événement marquant.

Grandir… aussi la nuit

Apprendre à dormir seul est une étape du développement affectif. Elle demande du temps, de la patience et beaucoup de sécurité émotionnelle.

En accompagnant son enfant avec bienveillance, sans pression ni moquerie, on l’aide à apprivoiser ses peurs… et à grandir en confiance.

Parce qu’un enfant qui se sent rassuré finit toujours, un jour, par trouver le chemin de nuits paisibles

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