Skip to main content

Une professeure mise en examen après ses paroles jugées incitatives envers une collégienne

Dans les Bouches-du-Rhône, une enseignante de mathématiques est visée par une plainte après avoir tenu des propos qui ont profondément choqué une élève de troisième lors d’un contrôle de mathématiques, a rapporté Le Parisien. Des mots jugés incitatifs au suicide ont été prononcés par l’enseignante dans un contexte déjà sensible autour du harcèlement scolaire.
 |  La redaction  |  ,

Dans les Bouches-du-Rhône, une enseignante de mathématiques est visée par une plainte après avoir tenu des propos qui ont profondément choqué une élève de troisième lors d’un contrôle de mathématiques, a rapporté Le Parisien. Des mots jugés incitatifs au suicide ont été prononcés par l’enseignante dans un contexte déjà sensible autour du harcèlement scolaire.

« Tu n’as qu’à te jeter d’un pont » : des mots lourds de sens

Le vendredi 16 janvier 2026, alors qu’une collégienne avait des difficultés lors d’un test de mathématiques au collège Louis-Pasteur à Istres, son professeur lui aurait lancé : « De toute façon, tu ne comprends jamais rien, tu n’as qu’à te jeter d’un pont ». Ces propos, rapportés par Ici Provence et confirmés par le père de l’adolescente, n’auraient été entendus par aucun autre adulte présent à ce moment-là.

L’élève n’a pu confier ce qu’elle avait vécu qu’à son père à la fin de la journée scolaire. Profondément affecté, ce dernier a rapidement alerté la direction de l’établissement.

Une plainte déposée et une enseignante qui reconnaît

Suite à ces révélations, le père a saisi son avocat et déposé une plainte auprès du procureur de la République. L’enseignante, professeure stagiaire en reconversion professionnelle, a reconnu être l’auteure de ces propos lors d’un entretien avec la direction du collège. Elle a ensuite tenté de présenter ses excuses au père de la jeune fille, mais celles-ci ont été refusées.

Le père a exprimé sa colère en rappelant que les conséquences auraient pu être dramatiques si sa fille avait cherché à mettre fin à ses jours plutôt que de simplement déjeuner après les cours : « Où en serait-on aujourd’hui si, le midi, ma fille était sortie de l’établissement non pas pour aller manger mais pour mettre fin à ses jours ? La faute serait encore plus grave », a-t-il déclaré.

Réactions et contexte

La fédération départementale des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE 13) a qualifié ces propos d’« inconcevables », surtout dans un climat où le harcèlement scolaire reste un enjeu majeur. Elle a également évoqué, à titre de contexte, le suicide récent d’une lycéenne dans une autre région en lien avec des situations de harcèlement prolongé.

L’académie d’Aix-Marseille a été saisie de l’affaire, qui est à présent « en cours d’instruction ». Un accompagnement a aussi été mis en place pour la famille de l’élève, en lien avec la direction du collège.

Newsletter

Oh bonjour ! Ravi de vous rencontrer !

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.