Née d’un don de sperme, une Toulousaine découvre qu’elle a 159 demi-frères et sœurs
Une Toulousaine âgée de 37 ans a fait une découverte étonnante en retrouvant son géniteur : elle fait partie d’une immense fratrie d’enfants nés à partir d’un même don de sperme, tous issus de la même personne.
Un long parcours pour retrouver ses origines
Née à Toulouse d’un don de sperme effectué dans un cabinet de gynécologie, la femme, que nous appellerons Cassandre pour préserver son anonymat, ignorait jusqu’à récemment qui était son père biologique. À l’époque où elle cherchait des réponses, la loi française sur la bioéthique était plus permissive et l’anonymat des donneurs n’était pas strictement encadré, notamment pour les dons réalisés avant 1994.
Pour remonter la piste de ses origines, Cassandre s’est appuyée sur plusieurs outils modernes : tests ADN, aide d’une association spécialisée et le soutien d’un généalogiste. Une personne proche du donneur a également confié avoir réalisé un test génétique, ce qui a permis de confirmer une piste sérieuse.
Finalement, elle a rencontré l’homme identifié comme son géniteur, un médecin aujourd’hui âgé. Lors de cet échange, elle lui a posé directement la question : « Est-ce vous ? » Il a répondu par l’affirmative et a répondu à ses questions, apportant à Cassandre les réponses qu’elle cherchait depuis longtemps.
Une fratrie hors norme : 160 enfants d’un seul donneur
Au fil de ses discussions avec lui, la Toulousaine a appris une information surprenante : son père biologique avait fait des dons de sperme régulièrement, en moyenne tous les dix jours sur près de vingt ans. En conséquence, on estime qu’environ 160 enfants sont nés de ces dons, dont Cassandre et environ 159 demi-frères et sœurs.
À ce jour, Cassandre a pu entrer en contact avec 16 de ses demi-sœurs, certaines devenues de proches amies. Deux d’entre elles sont même devenues les marraines de ses propres enfants. Cependant, la plupart des demi-frères et sœurs — environ 143 personnes — n’ont pas encore été identifiés ou contactés. Beaucoup seraient nés entre 1973 et 1995, principalement dans la région toulousaine.
Un appel pour retrouver tous les enfants
Forte de sa propre expérience, Cassandre a lancé un appel public pour retrouver les autres personnes issues du même donneur. Elle s’adresse notamment à celles et ceux qui savent avoir été conçus par un don de sperme à Toulouse entre 1973 et 1995, mais aussi à ceux qui ont un doute sur leurs origines génétiques : des adultes dans la trentaine ou la quarantaine qui se sentent physiquement différents dans leur famille ou qui ont des questions sur leurs antécédents.
Pour elle, cette quête identitaire a été un tournant. Elle ne cherchait pas à remplacer les liens familiaux qu’elle a déjà, mais voulait comprendre d’où elle venait, un besoin qu’elle décrit comme un grand apaisement psychique maintenant qu’elle connaît ses racines.