À Angers, une assistante maternelle privée de son agrément après avoir forcé des enfants à manger
Une assistante maternelle d’Angers (Maine-et-Loire) a vu son agrément retiré par les autorités après plusieurs signalements concernant sa manière de prendre en charge les enfants à son domicile. Elle contestait cette décision devant le tribunal administratif de Nantes, mais son recours a été rejeté.
Des critiques sur son accueil et ses pratiques
Les parents et d’anciennes collègues avaient formulé des plaintes à l’encontre de cette assistante maternelle, en particulier concernant sa manière de faire manger les enfants et de respecter leurs rythmes personnels. L’un des signalements venait d’une mère d’enfant confié à cette professionnelle, qui estimait que le régime alimentaire et les temps de sieste n’étaient pas adaptés aux besoins de son enfant.
Un autre témoignage faisait état, pour sa part, d’un manque d’attention aux rythmes individuels des enfants confiés, une remarque qui avait été reprise dans l’examen du dossier administratif.
Une procédure examinée par les autorités
Face à ces signalements, la commission chargée de l’agrément des assistantes maternelles avait décidé de retirer l’autorisation d’exercer. Dans le cadre de l’audience du 16 janvier 2026 au tribunal administratif de Nantes, la rapporteure publique a estimé que la nature des griefs portés contre cette assistante maternelle — notamment l’inadaptation de sa prise en charge des enfants — présentait « un degré de gravité suffisant » pour justifier cette sanction.
L’intéressée, présente sans avocat lors de l’audience, n’a pas réussi à démontrer que la procédure administrative avait été entachée d’un vice de forme ou d’un manque d’impartialité. La rapporteure a par ailleurs souligné son « absence de remise en cause » face aux manquements signalés, ainsi que des difficultés dans sa communication et son dialogue avec les autorités.
Autres éléments pris en compte
Parmi les éléments évoqués au cours de la procédure figuraient aussi des commentaires relatifs à la gestion de ses pauses cigarette, qui avaient également été signalés comme un point problématique dans l’exercice de son activité.
Le tribunal administratif a mis sa décision en délibéré, mais le rapport de la rapporteure publique laisse entendre qu’il devrait confirmer le retrait d’agrément, estimant que les éléments rassemblés justifient pleinement cette mesure de protection des enfants accueillis.