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En Bretagne, elle redonne vie aux doudous et fait pleurer de bonheur petits et grands

Même s’ils sont synonymes de réconfort et de sécurité, les doudous ne sont pas épargnés par les aléas du temps. Coutures fragilisées, membres déchirés, yeux manquants, tissus usés par les câlins ou les aventures du quotidien… Beaucoup de peluches portent les traces d’une longue vie aux côtés des enfants. Parfois, leur état devient si critique qu’elles en sont presque méconnaissables, au grand désarroi de leurs propriétaires.
 |  La redaction  |  ,

Même s’ils sont synonymes de réconfort et de sécurité, les doudous ne sont pas épargnés par les aléas du temps. Coutures fragilisées, membres déchirés, yeux manquants, tissus usés par les câlins ou les aventures du quotidien… Beaucoup de peluches portent les traces d’une longue vie aux côtés des enfants. Parfois, leur état devient si critique qu’elles en sont presque méconnaissables, au grand désarroi de leurs propriétaires.

Pour leur offrir une seconde chance, Florence Lucas, originaire de Noyal-Pontivy, dans le Morbihan, a décidé de mettre son savoir-faire au service de ces compagnons si précieux. Elle a ainsi créé une « clinique du doudou », un lieu pas comme les autres, entièrement dédié à la réparation et à la restauration des peluches abîmées.

Une reconversion guidée par la passion et l’émotion

Ancienne secrétaire médicale, Florence Lucas s’est reconvertie en 2018 en lançant une activité de création textile à partir de matières recyclées. L’idée de réparer des doudous est née presque par hasard. En 2019, un ami lui confie le doudou de son fils et lui demande s’il peut tenter de le remettre en état. L’expérience est concluante.

Quelques années plus tard, Florence partage à nouveau la photo de cette peluche restaurée sur les réseaux sociaux. Cette publication déclenche une vague de demandes. Très vite, les sollicitations se multiplient et la Bretonne décide de se spécialiser dans ce qu’elle appelle aujourd’hui son métier de « doudoulogue ».

Elle répare avec minutie des doudous anciens comme récents, en respectant leur apparence et leur histoire. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les enfants ne représentent qu’une minorité de sa clientèle. La majorité de ses clients sont des adultes âgés de 20 à 40 ans, désireux de redonner vie au doudou de leur enfance, chargé de souvenirs et d’émotions.

Une clinique du doudou qui ne désemplit pas

Le succès de la clinique du doudou est tel qu’il faut désormais patienter en moyenne trois mois avant qu’une peluche puisse être prise en charge. Heureusement, Florence Lucas n’a besoin du doudou que quelques heures pour effectuer les réparations, ce qui rassure les propriétaires souvent très attachés à cet objet symbolique.

Pour la couturière bretonne, ce travail va bien au-delà de la simple réparation textile. « On peut se dire que ce n’est qu’une peluche, mais on ne se rend pas compte du bonheur que cela peut apporter. Quand je vois des personnes ravies, parfois même en larmes de bonheur, je me dis que j’ai fait quelque chose de juste », confie-t-elle.

Côté budget, redonner une nouvelle jeunesse à un doudou nécessite un investissement compris entre 40 et 140 euros, selon l’état de départ de la peluche. Un prix que beaucoup sont prêts à payer pour préserver un souvenir irremplaçable.

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