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Pourquoi on déteste secrètement les autres parents à la sortie de l’école (et pourquoi c’est normal)

La sortie de l’école est censée être un moment banal du quotidien. Pourtant, pour beaucoup de parents, elle s’accompagne de pensées peu avouables. Agacement, comparaison, jugement intérieur, parfois même une pointe de jalousie… Avouons-le : il nous arrive de détester secrètement les autres parents devant le portail. Rassurez-vous, ce phénomène est bien plus courant qu’on ne le croit, et il en dit long sur la pression que vivent les parents aujourd’hui.
Écrit par La redaction. Publié dans , .

La sortie de l’école est censée être un moment banal du quotidien. Pourtant, pour beaucoup de parents, elle s’accompagne de pensées peu avouables. Agacement, comparaison, jugement intérieur, parfois même une pointe de jalousie… Avouons-le : il nous arrive de détester secrètement les autres parents devant le portail. Rassurez-vous, ce phénomène est bien plus courant qu’on ne le croit, et il en dit long sur la pression que vivent les parents aujourd’hui.

Le portail de l’école, un lieu de comparaison permanente

À la sortie de l’école, tout semble devenir sujet à comparaison. Les enfants sages ou surexcités, les goûters faits maison ou industriels, les tenues impeccables ou approximatives, les discours sur les activités extrascolaires ou les devoirs du soir. En quelques minutes, chacun projette une image, souvent idéalisée, de sa parentalité.

Face à cela, il est facile de se sentir en décalage, insuffisant ou jugé, même lorsque personne ne dit rien. Cette comparaison constante alimente des pensées négatives, souvent dirigées autant vers soi que vers les autres.

Les parents « parfaits » qui nous renvoient à nos propres doutes

Il y a ces parents qui semblent toujours détendus, organisés, souriants, avec des enfants calmes et des cartables bien rangés. Leur simple présence peut réveiller un sentiment d’injustice ou d’irritation. Pourquoi eux semblent-ils tout gérer, quand nous avons l’impression de courir en permanence ?

En réalité, cette image est souvent trompeuse. Chacun fait face à ses propres difficultés, invisibles derrière le portail. Mais le cerveau, déjà fatigué, préfère parfois projeter ses frustrations sur l’autre plutôt que d’affronter ses propres limites.

La fatigue et la charge mentale en toile de fond

La sortie de l’école arrive souvent après une longue journée de travail ou de gestion familiale. La charge mentale est déjà bien présente, et la patience a parfois atteint ses limites. Dans cet état de fatigue, le moindre détail peut devenir irritant : une remarque maladroite, un conseil non sollicité ou une discussion jugée superficielle.

Ce rejet intérieur est souvent moins lié aux autres parents qu’à notre propre épuisement. Quand on est à bout, la tolérance baisse, et le regard devient plus dur.

Les groupes, les clans et le sentiment d’exclusion

La cour d’école peut parfois ressembler à une cour de récréation… pour adultes. Certains parents discutent en groupes bien identifiés, d’autres semblent se connaître depuis longtemps. Pour ceux qui se sentent en marge, cette dynamique peut raviver un sentiment d’exclusion ou de malaise.

Ce sentiment peut réveiller des blessures anciennes, liées à l’école ou au regard des autres, et se transformer en jugement ou en rejet intérieur. Détester secrètement les autres parents devient alors une manière de se protéger.

Les conseils non demandés et les jugements implicites

« Tu devrais essayer ça », « Moi, à sa place, je ferais autrement », « Il ne dort pas encore ? »… Même lorsqu’ils sont bien intentionnés, les conseils non sollicités peuvent être vécus comme des critiques. Ils renforcent l’impression de ne jamais en faire assez ou de mal faire.

Ces échanges, parfois anodins, contribuent à créer un climat de tension intérieure, où chaque parent se sent observé, évalué ou comparé.

Et si ce rejet était surtout une forme d’auto-défense ?

Détester secrètement les autres parents n’est pas un signe de mauvaise parentalité. C’est souvent une réaction humaine face à la pression, à la fatigue et au sentiment de devoir être à la hauteur en permanence. Ce rejet intérieur permet parfois de préserver son estime de soi, en déplaçant le malaise vers l’extérieur.

Prendre conscience de ce mécanisme aide à relativiser ces pensées et à les accueillir sans culpabilité.

Comment apaiser ce regard sur les autres… et sur soi

La première étape consiste à se rappeler que chacun fait de son mieux, avec ses ressources du moment. Derrière chaque parent se cache une histoire, des contraintes, des doutes et des moments de fragilité.

S’autoriser à ne pas être parfait, à ne pas tout comparer et à limiter les échanges lorsqu’on en ressent le besoin peut déjà faire baisser la pression. Parfois, un simple sourire ou un mot bienveillant, envers soi-même comme envers les autres, suffit à transformer l’ambiance intérieure.

Un sentiment partagé par bien plus de parents qu’on ne l’imagine

Si l’on déteste parfois secrètement les autres parents à la sortie de l’école, c’est surtout parce que la parentalité est exigeante et émotionnellement chargée. Ce ressenti, souvent tabou, est en réalité très répandu.

En en parlant, en le reconnaissant et en le dédramatisant, on réalise que nous sommes nombreux à ressentir la même chose. Et que derrière le portail, chacun fait simplement de son mieux pour accompagner ses enfants… à sa manière.

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