Aux armes citoyens !

Chers compatriotes, nous voilà entrés en guerre contre un ennemi redoutable et vicieux, cause de multiples dégâts dans nos tranchées au cours des batailles précédentes. Préparez vos lignes de défenses immunitaires, l’hiver et ses sournoises affections contre-attaquent…

Devoir se lever un quart d’heure plus tôt pour dégivrer la titine, pester frénétiquement contre le chauffage qui ne grimpe pas, se balader avec un mouchoir en papier greffé à la main… Aucun doute, l’hiver s’installe et rameute ses hordes de petits bobos et gros tracas pour une période qui achève inévitablement le trou de la Sécurité Sociale. On a beau se dire que chaque saison possède ses charmes, la perspective d’un teint blafard, d’une toux rauque et de lèvres gercées ne nous enchantent guère.

C’est ainsi qu’il faut nous armer pour affronter ces quelques mois de disgrâce côté santé, s’engaillardir pour tromper l’ennemi et ne pas courber l’échine dès les premiers signes de faiblesses apparus. Car fourbe comme il est, l’hiver attend la moindre petite brèche, le moindre petit signe de défaillance, pour s’engouffrer dans nos organismes et les mettre à mal. Fort heureusement, notre expérience et la médecine aidant, c’est face à une forteresse qu’il risque cette-fois-ci de se confronter… Aux armes citoyens !

Haut-les coeurs, c’est l’hiver !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas un nez plein et coulant qui caractérise le mieux, côté santé, la période hivernale. Des journées réduites à peau de chagrin, la grisaille ambiante, les arbres qui perdent leurs dernières feuilles, les écharpes qui serrent immanquablement le qui-qui : autant de raisons et j’en passe qui influent sur notre comportement et mettent notre moral en berne. Le « blues de l’hiver » ou « trouble affectif saisonnier » de son nom plus officiel, est un mal insidieux dont souffre la plupart d’entre nous, sans même le savoir. Manque d’énergie, grosse fatigue, irritabilité, perte de motivation ou difficultés de concentration : vous voilà enclin à la dépression de la fraîche saison.

Votre plan d’attaque : prendre les rayons de soleil dès qu’ils pointent le bout de leur nez pour gagner en bonne humeur, faire une cure de luminothérapie et oser sortir la tête de dessous la couette, pratiquer une activité physique qui aide à booster l’organisme, s’offrir un petit week-end au soleil (ou quelques séances d’UV), faire le plein de tisanes au millepertuis et consulter un thérapeute au besoin.

Attends chéri, je vais vomir…

Ah les fêtes de fin d’année… Elles nous font briller les mirettes et parfois, courir aux toilettes pour quelques petits et gros tracas. C’est bien connu, entre Noël et le jour de l’an, les excès de nourriture et de boissons à bulles sont légion, et c’est non sans regrets que l’on se retrouve complètement ballonnés, l’estomac rapiécé, écoeurés devant cette montagne de restes de papillotes dont on s’est goinfré sans vergogne quelques heures plus tôt. Pour arranger le tout, la balance affiche un point de non-retour et c’est ainsi que naissent généralement les premières bonnes résolutions du mois de janvier que l’on ne tiendra pas.

Gros coups de chaleur, remontées acides, ventre durci et gonflé, estomac qui gronde et brûle à la fois et parfois d’autres symptômes que la décence m’oblige à ne pas nommer, les troubles digestifs sont, si l’on n’y prend pas gare, de véritables petites punaises qui viennent nous gâcher la fête.

Votre plan d’attaque : essayer d’être raisonnable aux repas (on y croit!), éviter autant que possible l’excès de matières grasses contenues dans les viandes rouges, le fromage et les plats en sauce par exemple, mettre à la benne chou cuit et oignon, avoir la main légère sur l’irrésistible chocolat, privilégier les huiles crues comme l’huile de noix ou d’olive, s’hydrater correctement, favoriser les fibres, éviter les siestes d’après-repas, prendre une tisane à l’anis ou à la verveine, prendre des gélules de charbon végétal.

Tiens, un mouchoir !

Vous savez, ce moment de grande solitude où votre nez coule et que vous n’avez d’autre mouchoir que la manche de votre pull… Premier signe d’alerte. L’état grippal est comme une épée de Damoclès qui se balance dangereusement au dessus de votre tête et valeureux guerrier (ou super-héros!) est celui qui arrive à traverser tout l’hiver sans la moindre encombre. Autant dire que vous n’y couperez pas. Maux de tête, douleurs musculaires, sécrétions nasales, plus ou moins grosses fièvres,… Autant de petites joies à ne pas confondre toutefois avec une vraie bonne grippe pour laquelle il vous faudra consulter.

Votre seul cheval de bataille, c’est d’adopter quelques bons comportements au quotidien pour booster vos barrières naturelles et défenses immunitaires, histoire de limiter la casse.

Votre plan d’attaque : éviter les endroits bondés de monde où les bactéries se refilent à vitesse Grand V, ne pas serrer la main d’un individu qui vient d’éternuer, aérer régulièrement son nid douillet, échapper à la fumée de cigarette, faire le plein de vitamines et minéraux à l’aide de fruits et légumes de saison et de compléments alimentaires, se laver les mains plusieurs fois pas jour, opter pour l’homéopathie préventive, utiliser un spray nasal décongestionnant en cas d’affection respiratoire légère, adopter une bonne hygiène de vie (alimentation, sport et sommeil du juste compris), utiliser un coussin thermique chaud / froid dès les premiers signes de douleurs musculaires, diffuser des huiles essentielles purifiantes.

affection typique liée à l’hiver et non des moindres, les maux de gorge et autre irritabilité qui métamorphosent votre voix toute douce et fluette en celle d’un déménageur qui fume trois paquets de cigarettes par jour, sont une véritable plaie de saison. Petit coup de froid, angine, laryngite… Autant de causes qui conduisent à la même conséquence : celle d’avoir envie de s’arracher ce qui nous sert à déglutir. Si en règle générale cette inflammation disparaît en un jour ou deux à grands coups de pastilles citronnées (si les symptômes persistent, consultez!), mieux vaut toutefois tout tenter pour l’éviter et faire le plein d’astuces de grand-mère pour l’annihiler.

Votre plan d’attaque : éviter au maximum les sensations de chaud / froid, bien se couvrir la poitrine et la gorge quitte à ressembler au bonhomme Michelin dès que l’on sort, s’amouracher des tisanes au miel reconnues pour adoucir les moeurs, éviter de fumer ou d’évoluer en présence de fumeurs, se gargariser au jus de citron et à l’eau tiède, tenter une infusion au thym ou à la lavande, opter pour l’homéopathie.

Oh, que tu as la peau douce !

On ne le répétera jamais assez, mais l’hiver est sournois et son principal guerrier, le froid, plutôt vicieux. S’infiltrant jusque dans votre épiderme, il provoque des lésions cutanées aussi douloureuses que disgracieuses comme les gerçures, dartres et autres rougeurs inopinées. En contact direct avec les basses températures et la neige, au ski par exemple, les effets sont décuplés puisque votre peau est tout sauf habituée à ce choc thermique. Pas d’inquiétude pour autant, contrairement à d’autres malaises provoqués par la fraîche saison difficiles à contrecarrer, celui-ci peut, avec une bonne dose de prévention, passer son chemin et frapper à la porte du voisin.

Votre plan d’attaque : préparer correctement votre peau à l’aide de crèmes protectrices et grasses, s’hydrater quotidiennement, bien sécher l’ensemble de son visage et de son corps après tout contact avec l’eau, investir dans un humidificateur d’air pour lutter contre l’air sec occasionné par le chauffage, faire le plein d’antioxydants avec des fruits et légumes de saison, devenir accro au thé, utiliser un baume gras protecteur ou réparateur au besoin.

Zen, restez zen !

Alors là, il ne s’agit pas forcément d’une affection liée à l’hiver (oui, il est présent 365 jours par an) et pourtant, entre les fêtes de Noël à préparer, la perspective de revoir Tonton Claudius et ses blagues vaseuses le jour de l’an, les premiers rhumes des enfants et tutti quanti, le stress monte d’un cran et peut parfois nous faire perdre pied. Dans ces cas-là, no panic, on fait le nécessaire et on retrouve un semblant d’équilibre de vie rassurant et protecteur.

Votre plan d’attaque : pratiquer un sport qui élimine les toxines et favorise le lâcher-prise, bien dormir, faire du yoga ou toute autre activité relaxante pour éviter de décharger votre stress sur votre petite tribu, faire le plein de compléments alimentaires spécifiques anti-stress pour rééquilibrer votre organisme, souffler le temps d’un week-end en amoureux, prendre un bon bain chaud avec diffusion d’huiles essentielles apaisantes.

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