PMA : quand la nature a besoin d’un petit coup de pouce…

Parce qu’il arrive que les choses ne se déroulent pas tout à fait comme nous l’avions imaginé et que la nature devienne subitement capricieuse voir cruelle, la PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE (PMA) est un souffle d’espoir pour de nombreux couples dans l’attente du miracle de la vie. Retour sur UN PARCOURS PARFOIS TORTUEUX dont l’espoir et l’amour sont les plus beaux moteurs.

Donner la vie. Sans doute la chose la plus naturelle au monde. Et pourtant, de nos jours, 1 couple sur 7 ren­contre des difficultés pour concevoir. Un triste constat géné­rationnel dont les causes sont mul­tiples et peuvent toucher aussi bien l’homme que la femme. Pour bon nombre d’adultes en proie à l’infertili­té, se dessiner une vie de famille peut relever du parcours du combattant. Le rêve se métamorphose alors en il­lusion, et la détresse devient palpable au fil du temps qui passe. Les tenta­tives qui n’aboutissent pas, la douleur psychologique liée au sentiment d’in­capacité, le rejet d’un corps que l’on ne maîtrise plus, les zones d’ombre qui peuvent planer sur un couple mal­mené par Dame Nature : autant de facteurs qui peuvent faire basculer une existence toute entière.

Pourtant, l’espoir est là. Au travers des nombreux témoignages de jeunes femmes étant parvenues à donner la vie, grâce à ces couples qui ont réus­si à braver chacun des obstacles qui entravaient leur quête du bonheur, via les progrès fabuleux de la science qui aide chaque jour des bébés à naître. Si le sujet de l’infécondité était en­core autrefois tabou, terni par un sentiment de culpabilité et de honte, il semble aujourd’hui se démocratiser pour accompagner chaque homme et chaque femme concernés, sur les che­mins de leur destinée. Si la Procréa­tion Médicalement Assistée (PMA) est dorénavant un terme connu, sy­nonyme d’espérance, il est toutefois essentiel de continuer à en parler, de sensibiliser le plus grand nombre et surtout de clamer haut et fort, qu’il n’est pas interdit d’y croire encore.

Quand consulter ?

De tous temps, donner la vie semble une simple formalité. On désire un enfant et hop, on tombe enceinte. Une douce chimère qui provoque bien des frustrations, surtout quand Bébé tarde à pointer le bout de son nez. Il est important alors de rappeler quelques points cruciaux concernant la procréation. Si tomber enceinte semble être à la portée de toutes les femmes, il faut garder en tête que nous sommes toutes différentes, do­tées de parcours divers mais aussi d’organismes répondant à leurs règles propres. Aussi, si certaines femmes peuvent tomber enceinte dès leur première ovulation, d’autres auront besoin de plus de temps pour y parve­nir. L’environnement psychologique, l’état de santé, l’arrêt de la pilule ou la suppression d’un stérilet, chaque élément pèse dans la balance et peu mettre plus ou moins un frein dans le calendrier de votre projet.

On se pose alors la question de savoir à quel moment faut-il vraiment s’in­quiéter et ouvrir la boîte de Pandore des problèmes liés à l’infertilité. Pour une femme de moins de 30 ans, on pense généralement qu’après 18 mois d’essais infructueux, il est de bon ton de se tourner vers un spécialiste, contre 12 mois pour une femme âgée de plus de 30 ans. En cas de fausses couches à répétition, le débat est tout autre et il est essentiel de se tourner vers un conseil médical sans tarder pour en comprendre les origines.

Vous avez tout tenté et le teste vire à chaque fois au négatif ? Une première consultation en couple s’impose, au cours de laquelle vous serez informés des facteurs possibles d’infertilitéet des moyens et traitements pouvant y remédier. S’ensuivra alors un bilan de fertilité, avec les incontournables dosages hormonaux et autres explo­rations des voies génitales. Un sper­mogramme sera aussi préconisé chez l’homme pour déterminer si la pro­duction de spermatozoïdes est suffi­sante ou non. Selon les résultats, vous serez alors dirigés vers la Procréation Médicalement Assistée et ses diffé­rents procédés.

Un symbole d’espoir

Si d’avis de tous se lancer dans un parcours de PMA peut être parfois contraignant et lourd psychologique­ment pour un couple, il n’en reste pas moins qu’elle permet, au travers des nombreuses techniques qu’elle dé­fend, en moyenne 20 000 naissances par an en France. Autant de bouts de chou en bonne santé qui sont syno­nymes d’espoir pour des couples enga­gés sur ce terrain.

Toutefois, la PMA, encadrée par la loi bioéthique de juillet 1994, modifiée en juillet 2011, n’est pas accessible à tous. Certaines conditions doivent être réunies pour y prétendre. En France, contrairement à certains autres pays européens comme la Belgique ou l’Es­pagne par exemple, elle est réservée uniquement aux couples hétérosexuels (mariés, pacsés ou en concubinage) en âge de procréer. Le couple ou l’un des deux futurs parents doit présenter une stérilité ou infertilité pathologique mé­dicalement constatée. Si l’un des deux membres du couple est porteur d’une maladie grave susceptible d’être trans­mise au conjoint ou à l’enfant, la PMA peut aussi être recommandée.

Les différentes méthodes

La Procréation Médicalement Assistée comprend plusieurs méthodes, plus ou moins conseillées selon les cas.

L’insémination artificielle

L’insémination artificielle est la plus ancienne méthode pour répondre aux problèmes liés à la procréation. Elle est aussi la plus utilisée aujourd’hui, notam­ment dans le cadre de troubles de l’ovu­lation ou bien d’infertilité masculine. Son fonctionnement est très simple et indolore. On vient déposer le sperme (récolté auprès du conjoint ou bien en provenance d’un don) directement dans l’utérus de la patiente. Cette technique,

bien souvent précédée d’une stimula­tion ovarienne, ne nécessite pas d’hos­pitalisation et peut être répétée plusieurs fois.

La stimulation ovarienne

Méthode la plus simple et souvent la première proposée aux couples ayant besoin d’être médicalement accompa­gnés, elle est surtout préconisée pour les femmes dont l’absence ou une cer­taine difficulté d’ovulation a été décelée. A l’aide d’un traitement par voie orale au premier abord à prendre selon un ca­lendrier précis, on va tenter de favoriser la fabrication et le développement d’un ovocyte. Si les tentatives restent sans

écho après plusieurs cycles, l’injection d’hormones peut alors être envisagée. Tout au long de ce parcours, un suivi médical très précis est assuré, afin de ré­guler le taux d’hormones et en réajuster les dosages au besoin.

La Fécondation in Vitro (FIV)

Adaptée à plusieurs situations, la FIV est conseillée notamment en cas d’ovula­tion sommaire ou d’une obstruction des trompes constatée, ou encore dans le cas où les spermatozoïdes de l’homme son faibles ou bien en nombre insuffisant. Ici, il s’agit du mariage entre les ovules et les spermatozoïdes en laboratoire et en dehors du corps humain de la patiente, dans l’optique d’une fécondation. Trois jours après le prélèvement, l’embryon obtenu est placé dans l’utérus de la pa­tiente. L’avantage de cette technique, permettre de sélectionner les meilleurs spermatozoïdes et ovules pour un maximum de chances de concevoir. Au­jourd’hui, le taux de réussite est d’envi­ron 25%. A noter également que ce type de traitement entraîne parfois des gros­sesses multiples, dues à l’implantation de plusieurs embryons dans l’utérus.

L’ICSI, injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)

Variante récente de la Fécondation in Vi­tro, l’ICSI consiste en la micro-injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme d’un ovocyte mature, à l’aide d’une mi­cro-pipette. On préconise cette tech­nique dont le taux de réussite atteint aujourd’hui les 30%, en cas d’échec à la FIV traditionnelle ou quand il est néces­saire d’aller prélever directement dans le testicule de l’homme pour avoir accès aux spermatozoïdes.

Un parcours parfois long et fastidieux

Inutile de se le cacher, se lancer dans un parcours de PMA est à la fois syno­nyme d’espoir, mais peut aussi être très éprouvant pour un couple. Aussi, il est essentiel, tant du point de vue physio­logique que psychologique, de correcte­ment s’y préparer. Ici, le dialogue et la communication sont primordiaux. Que ce soit au sein même du couple, ou au travers d’associations et autres forums glanés sur la toile. Exprimer ses craintes, ses doutes est très important pour que vous puissiez évoluer dans votre quête de Bébé le plus sereinement possible. L’appui d’un psychologue peut être en­visagé également si vous en ressentez le besoin.

Au sein du couple, essayez, dans la me­sure du possible évidemment, de faire en sorte que votre quotidien tout entier ne tourne pas exclusivement autour de la PMA. Rencontrez des amis, voyagez, sortez, amusez-vous et vivez au risque sinon de vous laisser emprisonner par les méandres de votre combat.

Le mieux encore reste de pouvoir échanger avec d’autres couples dans la même situation que vous ou bien re­cueillir des témoignages auprès de fa­milles construites et épanouies grâce à la Procréation Médicalement Assistée. Vous entourer d’ondes positives est fondamental dans votre démarche.

Le jour d’après

Vous parvenez à tomber enceinte grâce à l’une des techniques préconi­sées par la PMA ? Comme dans toute grossesse, un suivi médical est assu­ré et la zen’attitude est de bon ton. Rassurez-vous, les risques de fausses couches liés à une grossesse médicale­ment assistée ne sont pas plus impor­tants que pour les procréations natu­relles, aussi, appréciez votre nouvel état le plus sereinement possible !

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