Papas, ces supers-héros…

Inutile de se mentir, dans la pensée commune, le papa est souvent relégué AU SECOND PLAN au profit de SUPERS MAMANS MULTI-FONCTIONS qui leur volent gentiment la vedette. Et pourtant…

C’est bien connu, alors qu’une femme devient mère à peine sait-elle qu’une petite graine pousse en elle, un homme, quant à lui, deviendra parent au moment où son regard attendri et plein de larmes (allez, avouez!) se pose pour la première fois sur son en­fant. Être papa, c’est le rôle d’une vie. Un rôle à prendre au sérieux qui im­plique responsabilités et engagements envers ce petit être sans défense qui ne demande que tendresse et protec­tion. Oui mais voilà, bien souvent, le papa n’est pas reconnu à sa juste valeur, affublé d’un second rôle pour le moins frustrant. Les papas, finalement, sont-ils des mamans comme les autres ?

Le papa cuistot

« J’avoue, je ne suis pas une très bonne cuisinière. Mes connaissances culinaires se limitent à faire cuire des pâtes ou sauter des patates. Et ça m’insupporte quand j’entends dire qu’une maman doit obligatoirement passer le tablier. Les temps ont changé ! Et si Papa n’était pas là, mes petits loulous et moi-même aurions les crocs et des estomacs dépressifs. Et oui, à la maison, c’est lui qui passe derrière les fourneaux. Bien qu’il soit mécanicien de profession, il a toujours adoré cuisiner et surtout nous étonner avec des plats qui sortent tout droit de son imagination. On peut dire que chez nous, les repas en famille sont loin d’être une corvée. Il est tellement doué qu’avec les enfants, on a bien en­vie de l’inscrire dans une émission de télé culinaire. Mais chut, c’est un secret! » Manuella, maman de trois enfants âgés de 7 à 14 ans.

Le papa multifonctions

« J’ai vécu un accouchement assez difficile qui m’a obligée à rester alitée pendant plusieurs semaines. J’étais au fond du trou et je culpabilisais de ne pas pouvoir m’occuper à plein temps de ma fille. Heureusement, j’ai un mari for­midable. Il a pu prendre des congés et rester près de nous, autant pour prendre soin de notre petite puce que de moi. Entre les nuits, les couches, les pleurs et moi qui demandait aussi énormément d’attention, je sentais bien qu’il était épuisé, mais il ne laissait rien paraître. Il a su chouchouter ses « petites reines », notre petit surnom, et gérer la maison sans grimacer. Aujourd’hui, ma fille a 18 mois, je vais beaucoup mieux et papa, bien qu’il ait repris le travail, est tou­jours aussi présent à la maison. Le plus beau dans tout ça, c’est que du coup, il a développé une relation extraordinaire avec Rose, une complicité incroyable. Et pour moi, quelle fierté d’avoir un homme qui soit à la fois un papa et un mari juste merveilleux. » Isa, maman d’une petite Rose de 18 mois.

Le papa à la maison

« A la naissance des jumeaux, nous avons du prendre une décision as­sez difficile. Il fallait que l’un de nous deux reste à temps plein à la maison, au moins pendant les trois premières années. Avant de tomber enceinte, ma carrière était en plein boom. Je suis sty­liste à mon compte et c’est un métier qui ne permet pas de s’absenter trop longtemps, au risque de perdre tout son réseau. Mon mari était lui en poste dans un cabinet d’assurances, et cela ne l’emballait plus depuis des mois déjà. C’est tout naturellement qu’on a décidé de bousculer les codes, malgré les gros yeux et remarques de notre entourage : c’est papa qui allait rester à la maison. Papa au foyer, c’était notre évidence. Certains ont pensé que j’étais une mauvaise mère, d’autres que mon mari était un homme soumis. Mais peu importait, on avait trouvé notre équilibre. Maintenant, les enfants sont grands, Papa a décidé de s’investir dans sa passion depuis toujours, l’écriture, et au final, toute la famille est épanouie. » Hélène, maman de deux jumeaux âgés de 6 ans.

Le papa Gyver

« Mon chéri est un grand passionné de bricolage. Ça peut faire cliché, mais il a un véritable don pour donner une seconde vie aux choses. J’ai deux gar­çons et une fille à la maison et je peux vous dire que quand il répare un jouet, il devient le super-héros de ses enfants. C’est très attendrissant de les voir le regarder avec de grands yeux tout étonnés. Un Mac Gyver des temps modernes. Je dois dire que pour moi aussi c’est pratique, il est mon bâton de berger au quotidien. Surtout que je suis plutôt du genre maladroite. Oui, notre papa à nous, c’est le héros de la famille! » Maéva, maman de trois enfants âgés de 5 à 9 ans.

Le papa clown

« Notre chance à nous, c’est d’avoir un papa super drôle à la maison. En toutes circonstances, même les plus graves, il sait détendre l’atmosphère par un petit mot ou un geste qui nous fait tous tordre de rire. C’est un vrai clown et les enfants adorent ça, surtout quand il se lance dans une salsa endia­blée en plein milieu du salon ou qu’il débarque au milieu du repas affublé d’une perruque disco. Avec lui, on est certains que les goûters et autres fêtes d’anniversaires seront de véritables succès, et les camarades de nos loulous en redemandent toujours ! Bon, mes filles n’ont encore que 6 et 8 ans. Pour le moment elles ne connaissent pas en­core ce petit sentiment de gêne envers les parents débordants d’affection qui arrive lors de l’adolescence. Et je sais de quoi je parle, moi-même j’avais un papa-clown, et des fois c’est assez em­barrassant. Alors on profite de ces pe­tites pépites au quotidien le temps que ça dure ! » Nathalie, maman de deux fillettes âgées de 6 et 8 ans.

Le papa solo

« J’apporte mon témoignage au su­jet de mon frère, qui est devenu un papa solo de deux bouts de chou par la force des choses, suite à la dispari­tion de leur maman. Ce fut un choc pour nous tous, surtout que les enfants n’avaient que 3 et 5 ans à cette époque. Et pourtant, il a su faire face avec une force et un courage tels, que j’en ai en­core les larmes aux yeux aujourd’hui. Il a su être le papa fort et rassurant et prendre le rôle de la maman tendre et complice que ma belle-soeur était. Bien sûr, nous l’avons tous énormé­ment entouré et il y a eu quelques situations cocasses lors de l’achat du premier soutien-gorge de ma nièce ou les premiers chagrins d’amour de mon neveu. Il a été formidable tout au long de leur enfance et de leur ado­lescence, et c’est grâce à lui que ses enfants sont devenus de merveilleux petits adultes aujourd’hui. » Annie, sans enfant, mais tata émérite pleine d’amour.  

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