Le SAV des parents…

Parce que le QUOTIDIEN des jeunes parents est ponctué de gros doutes et petits tracas, voici un petit GUIDE DE SURVIE pas à pas, pour suivre l’évolution de votre poupon. Vous avez des questions ? Nous tentons d’y répondre !

Depuis notre retour de la maternité, j’ai l’impression que mon bébé ne s’arrête pas une seule seconde de pleurer…

État des lieux : encore tout-petit, votre enfant n’a qu’une seule façon de se faire comprendre : geindre ou pleurer. Ici, tous les bambins ne sont pas logés à la même enseigne et il se peut tout à fait qu’un bébé soit extrêmement calme, tandis qu’un autre aura la larme beaucoup plus facile. Gar­dez en tête toutefois qu’un tout-petit ne pleure généralement pas par plaisir. Il y a sans doute une bonne raison à cela et c’est votre mission de déceler le pourquoi du comment. Rassurez-vous cependant, si au tout début vous êtes un brin démunie face aux cris de votre loulou, très vite vous ap­prendrez à décoder chacun de ses besoins, et ainsi pouvoir y répondre de la manière la plus juste qui soit.

Les bons réflexes : vous l’aurez compris, il vous faut ici trouver la cause à son trouble. Il peut y avoir des pleurs liés à la faim sur­tout si Bébé est nourri à la demande. L’or­ganisme de votre petit loup crie au secours et il convient ici de vite rassasier votre en­fant pour ne pas que la sensation devienne persistante et douloureuse. Ne pas oublier de lui faire faire son rot qui peut provoquer un certain inconfort et donc des hurle­ments plus ou moins spectaculaires par la suite. Votre loulou a l’estomac bien plein ? Peut-être que la couche de votre bébé doit être changée ? Certains bambins dès tout-petits détestent être mouillés. Ils vous le feront remarquer certainement avec vi­gueur, au change ! Une pièce trop ou trop peu chauffée peut aussi engendrer des crises de larmes voir troubler le sommeil de votre enfant (une température comprise entre 18 et 20° semble idéale). La fatigue elle aussi occasionne de grandes phases de détresse, facilement reconnaissables. En­fin, certains bébés sont inconsciemment angoissés dès que la nuit pointe le bout de son nez. A grands renforts de câlins et de berceuses, vous devriez pouvoir apaiser son chagrin.

De toute évidence, Bébé peut aussi couver une maladie infantile. Mais là, en règle gé­nérale, vous n’aurez pas trop de mal à vous en apercevoir. De la fièvre, des rougeurs, un nez qui coule un peu trop… Autant de signes qui doivent vous alerter pour calmer le mal-être de votre doudou !

Notre conseil : « peu importe l’intensité et la régularité des crises de larmes de votre enfant, il est es­sentiel de toujours garder votre calme. Tout le monde sait combien les pleurs d’un tout-petit peuvent être bruyants et affolants et pourtant, malgré la fatigue et l’irritabilité, inutile de vous énerver. Un compor­tement négatif n’aurait pour effet que d’aggraver les choses… »

Depuis quelques temps, mon fils est sujet à l’érythème fessier… et je ne sais plus quoi faire pour m’en sortir !

État des lieux : l’érythème fessier est un sujet sensible qui angoisse la plupart des fu­turs et jeunes parents. Pourtant, difficile d’y échapper puisqu’on estime aujourd’hui que plus de 80% des bébés en sont les proies, ne serait-ce qu’une seule fois. La plupart du temps, cette inflammation de la peau plus ou moins sévère est due à son contact avec les selles et l’urine, aggravée par le caractère hermétique d’une couche. Il se peut aussi que l’érythème fessier apparaisse au mo­ment d’une poussée dentaire, à cause de diarrhées ou d’un traitement antibiotique. Dans tous les cas, elle se traduit par des rougeurs installées dans toute la région du siège, et sont malheureusement bien sou­vent douloureuses pour votre enfant…

Les bons réflexes : dans un premier temps, parlons de prévention. L’érythème n’est pas là, ouf, mais il pourrait bien se décider à pointer le bout de son nez. Pour prévenir ce mal, il faut avant tout que votre petit bout ait une hygiène parfaite. Cela passe par un changement fréquent des couches, qu’elles soient lavables ou jetables, mais aussi d’un soin tout particulier apporté à la toilette de Bébé. A l’aide d’eau et d’un savon adapté (les lingettes ne doivent être utilisées qu’en cas de dépannage), veillez à bien nettoyer chacun des recoins, même cachés, de l’épiderme de votre bambin. La phase de séchage est elle aussi capitale puisqu’un terrain humide favorise l’appari­tion de l’érythème fessier.

Vous avez adopté ces bons réflexes et mal­gré tout votre enfant souffre d’un érythème fessier ? Ne prenez pas le problème à la lé­gère au risque qu’il ne s’aggrave très rapide­ment. Tout d’abord, faites en sorte que les petites fesses de votre loulou soient le plus souvent possible à l’air libre. Cela favorisera le séchage de l’érythème. Certaines pom­mades recommandées par les pédiatres et vendues en pharmacies sont aussi plébisci­tées pour soulager votre enfant, tout en leur garantissant une barrière protectrice contre les bactéries. Demandez conseil !

Notre conseil : « il se peut qu’un érythème fessier non soigné migre en maladie de Leiner-Mous­sous. Une complication qui, si elle n’est pas prise à temps, peut se répandre à l’ensemble du corps. Si cliniquement c’est bien moins grave qu’il n’y paraît,

cela peut des douleurs et un certain inconfort chez votre enfant. Au moindre doute, consultez l’avis d’un spécialiste ».

Ma fille est une vraie tornade, elle m’en fait voir de toutes les couleurs… Le problème, c’est que j’ai un vrai manque d’autorité.

État des lieux : Pioupiou grandit et son petit caractère s’affirme de plus en plus. Premières colères, crises de larmes noc­turnes, une vilaine manie de tout jeter à terre : autant de comportements plus ou moins exacerbés qui ont tendance à vous agacer. Votre enfant entre dans un cycle on ne peut plus normal à son âge. Alors qu’il n’était jusqu’à présent qu’un simple observateur du monde qui l’entoure, il devient tout à coup un acteur de premier plan, boosté par ses nouvelles capacités tant au point de vue psychomoteur que du langage. S’il ne se fait pas encore tout à fait bien comprendre avec des mots, ses moues boudeuses et autres petits excès, sont sa manière à lui de se manifester en tant qu’individu. Encore minuscule, certes, mais pas moins bardé d’émotions, d’envies et de frustrations.

Les bons réflexes : trouver le juste milieu en matière d’autorité avec un enfant, c’est sans doute l’une des étapes les plus épi­neuses dans la vie d’un jeune parent. Bien souvent, soit le papa ou la maman s’impose comme une figure qui marque la rigueur, tandis que l’autre sera un brin plus laxiste. L’idéal pourtant serait de trouver l’équilibre au sein du couple sur le sujet, au travers d’un dialogue ouvert, afin de suivre la même ligne de conduite en matière d’éducation, pour ne pas désarçonner un bambin. Fa­cile à dire, certes, mais dans les faits, il suffit juste de poser les bonnes limites pour que tout roule comme sur des roulettes ! Préve­nir, mettre en garde ou interdire n’est pas dramatique en soi. Au contraire, un enfant appréciera connaître ses propres limites, qui l’aideront à se construire.

On évite cependant de perdre patience au risque d’effrayer l’enfant avec des cris ou des menaces inefficaces, et on privilégie la communication avec des mots simples et un ton ferme, qui ne laisse pas de place au doute. Et si vraiment la colère monte en vous pour telle ou telle raison, préférez vous isoler pour redescendre en pression et agir avec sérénité le moment venu.

Notre conseil : « si un enfant persiste à aller contre votre volonté, en répétant par exemple la même bêtise, peut-être cherche-t-il tout simplement à attirer votre attention. Souvent, les bambins de cet âge-là expriment leurs émotions en cherchant à pro­voquer leurs parents. Avant de baisser les bras ou de vous agacer de trop, posez-vous quelques questions. Peut-être y a-t-il eu dans l’environnement de votre pitchoune un événement qui le contrarie ? »

Panique à bord, mon enfant dit les mots « put…. » et « mer… » à longueur de journée !

État des lieux : votre enfant poursuit ses efforts pour gagner en langage. Son vocabulaire s’étoffe et jour après jour. Seu­lement voilà, un bambin de cet âge-là est un véritable petit perroquet, qui va se faire un malin plaisir à répéter tout ce qu’il peut entendre au quotidien. Pas de chance, ce sont des noms d’oiseaux qui sortent de sa bouche ? A vous de trouver les mots justes pour tenter de lui expliquer ce qui est cor­rect ou non. Mais aussi de vous efforcer à choisir un vocabulaire peut-être un peu plus adapté au quotidien ou demander à votre entourage où à la nounou de faire attention.

Les bons réflexes : qui n’a pas déjà écla­té de rire en entendant un minot pas plus haut que trois pomme énoncer un gros mot comme il pourrait dire « carotte ». Mé­fiance pour autant, les premiers pas d’un bébé dans l’acquisition du langage sont très importants et il est de bon ton, après avoir immortalisé l’instant si vous le souhaitez histoire de rigoler un bon coup dans 20 ans, de réagir. Car ce qui est chou dans la bouche d’un enfant d’un an, l’est beaucoup moins lorsqu’il en a 6 ou 7. Ici, tout d’abord, posez-vous les bonnes questions. Si votre bout’chou tient un tel langage, il ne l’a cer­tainement pas inventé. Ce qui veut dire que vous-même ou bien certaines personnes de son environnement proche, emploient certains vilains mots et suffisamment sou­vent pour qu’il les enregistre. A vous donc de redoubler de vigilance en présence de ces petites oreilles toutes innocentes. Si la tendance persiste, il va falloir lui expliquer fermement mais calmement que ce sont des mots qu’on ne dit pas. Que ce n’est pas bien. Surtout ne pas hésiter à le rappeler à l’ordre à la moindre incartade.

Notre conseil : « si les vilaines palabres ont un certain sens pour vous, pour votre enfant, elles sont simplement une suite de syllabes sans importance. Il les répètera simplement par mimétisme mais très pro­bablement, s’il ne les entend plus, elles disparaîtront de son vocabulaire au profit des centaines d’autres mots qu’il est en train d’acquérir. Inutile donc ici de punir pour une faute qu’il ne comprend pas. Surtout si ses propres parents continuent à faillir… »

Mon bambin a deux ans et peut entrer en tout petite section de maternelle en septembre. Est-ce trop tôt ?

État des lieux : selon la loi, l’école mater­nelle peut accueillir des enfants dès 2 ans. Dans les faits, nombreux sont les établisse­ments à avoir suffisamment de ressources humaines pour mettre en pratique ce texte, et nombreux parents jugent qu’il est beau­coup trop tôt. Tout dépend de votre enfant d’une part mais aussi de votre situation. Cependant, gardez en tête que placer un enfant à l’école alors qu’il n’est pas prêt risquerait fort de le perturber. Tout ici n’est que question d’observation… et d’écoute !

Les bons réflexes : votre loulou est déjà habitué à évoluer en collectivité ? Il est d’un naturel plutôt avenant ? Il rêve de faire comme son grand frère et s’accroche même aux barreaux de l’école ? Il est propre et devient de plus en plus autonome jour après jour ? Vous pouvez tout à fait tenter le coup à la prochaine rentrée, en débutant par les matinées pour une introduction progressive et voir si ce chambardement lui convient. Petit à petit, il s’habituera aux nouveaux (nombreux) visages qui peuplent l’école et se plaira sûrement dans son nou­vel environnement. Si au contraire vous avez l’intime conviction que votre petit ange n’est pas prêt à franchir ce cap, pas de panique, rien d’obligatoire et vous pour­rez, selon vos souhaits, tenter l’expérience au mois de janvier ou bien l’an prochain ! Dans tous les cas, ne vous mettez pas mar­tèle en tête et surtout ne montrez pas trop d’impatience à votre minot. Cela ne ferait qu’accroître la difficulté de la séparation au moment fatidique venu.

Notre conseil : « il n’est pas rare, notamment dans une fratrie, qu’un enfant réclame de lui-même d’aller à l’école, inspiré par le pas pressé de sa grande soeur ou de son grand frère quand la cloche sonne. C’est une bonne chose et si votre loulou est suffisam­ment autonome (il est propre de jour, commence à manger et à s’habiller seul, ne craint pas de se retrou­ver en groupe…), peut-être est-il temps de tenter le coup ! Et là Mesdames, sortez les mouchoirs…

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