Jumeaux, la fascination du double !

Attendre ou avoir des jumeaux, ÇA INTRIGUE, ÇA FASCINE, ÇA INTERPELLE, ça génère un tas de questionnements en soi et pour les autres. Mais, au-delà des questions et remarques, que peuvent bien vivre les parents de jumeaux de différent, par rapport aux parents qui ont un seul bébé à la fois… La première réponse des parents de jumeaux est souvent « deux fois plus de bisous et de câlins ». Certes ! Le quotidien reste cependant PARFOIS BIEN LOIN DU MONDE DES BISOUNOURS décrit par ce déferlement de tendresse… en double ! Par Johanna – Blog Parents de jumeaux

La grossesse

Les gynécos ne se garderont pas de vous le répéter : avoir deux bébés ou plus, dans l’utérus, ce n’est pas com­mun. Le corps de la femme n’est pas fait pour attendre plusieurs enfants en même temps. Il s’agit d’une « grossesse à risques ». Qui n’a pas été refroidie dès la première écho, par cette classifi­cation type des grossesses gémellaires ?

Il faut néanmoins nuancer le risque selon qu’il s’agisse d’une grossesse Bi­choriale biamniotique, monochoriale biamnotique ou bien « mono-mono », c’est à dire un seul placenta et une seule poche des eaux pour les deux bébés. Cette dernière étant « la plus risquée ». Nul besoin de prendre peur pour au­tant, sachez qu’ici il n’y a pas de règle. Certaines grossesses « mono-mono » sont menées à un terme supérieur à des grossesses « bi-bi ». C’est un peu la roulette russe…

Donc, dès le début de la grossesse, tout est différent. Mais pas forcément plus ou moins difficile ! C’est différent, c’est tout…

Si vous rêviez d’une grossesse simple, de têtes à têtes avec votre foetus, des premiers « peau à peau » juste entre vous et votre bébé, les yeux dans le yeux… Oubliez tout !

Lorsque vous sentirez un coup, il vous sera alors difficile de savoir si c’est J1 ou J2 (ou JA ou JB selon les écho­graphes), difficile même de savoir s’il s’agit d’un pied ou d’un point, d’une fesse, tant à l’intérieur c’est un mé­li-mélo d’organes !

Imaginez : pas moins de 40 doigts sont en train de se fabriquer à l’intérieur de votre ventre… Impressionnant non ? 60 pour des triplés ! On s’incline…

L’accouchement

Donner la vie, c’est quelque chose de naturel, depuis la nuit des temps des femmes mettent au monde des en­fants. Il existe même une époque, pas si lointaine, où les femmes enceintes de jumeaux savaient qu’un deuxième bébé allait sortir, une fois le premier né… Et oui ! Les échographies font parties des avancées technologiques plutôt « récentes ».

Un accouchement donc, peut se faire de façon la plus naturelle possible, sans assistance médicale (péridurale and co si cela fait partie d’un projet de naissance – ou que la vie en a souhaité autrement). Mais ça, c’est surtout pos­sible quand il n’y a qu’un seul enfant à mettre au monde.

Lors d’une naissance gémellaire, ce qui peut impressionner les futurs parents, ou plutôt le futur papa surtout (car la maman elle, ne voit pas forcément tout ce qui se passe autour d’elle… ou entre ses jambes…) c’est le nombre de per­sonnes en blouses blanches, ou bleues, ou roses, présentes dans la pièce !

Non non non, oubliez illico un ac­couchement intimiste avec vous, votre moitié et seule une sage-femme à vos côtés.

Pour la grande rencontre avec vos ju­meaux, vous aurez le droit à la totale !

Une équipe complète de soignants, en double évidemment ! Et comme les naissances gémellaires ne repré­sentent malgré tout qu’une faible par­tie des naissances dans une maternité, ben autant faire venir les étudiants ou quelques internes bien sûr ! Une ving­taine de personnes ? Si, si, c’est pos­sible !

Les jours qui suivent la naissance

Ne faisons pas ici de généralités mais il n’est pas rare que les jumeaux passent quelques jours voire quelques semaines selon les cas, dans une couveuse.

Il y a différents stades de prématurité (que nous ne détaillerons pas ici car ce n’est pas le sujet) et près de la moitié des naissances gémellaires se font de façon prématurée, c’est à dire avant 37 semaines d’aménorrhée. Il se pour­rait donc que vos premiers temps de vie avec vos bébés ne se passent pas dans une chambre, avec deux bébés tout roses et tout ronds, dans deux berceaux jouxtant votre lit. Il y aura votre chambre. Puis un couloir, deux portes battantes non accessibles au public, avec des visites de la famille ré­glementées, un sas pour enfiler blouse, des sur-chaussures et se désinfecter les mains.

Cette case « neonat » peut aussi faire partie d’un début de vie pour un sin­gleton, comme pour un enfant né à terme… Mais pour des jumeaux, c’est bien plus fréquent !

Le retour à la maison

Grand moment. On imagine une nais­sance singleton, le jour où maman et bébé peuvent rentrer à la maison, papa venant chercher toute sa petite famille Et pour passer la porte de la maison, maman porte son tout-petit pendant que papa ouvre la porte…

Avec des jumeaux, et bien c’est presque pareil à la seule différence, que bien souvent papa et maman portent chacun un bébé !

Vous voilà tous deux plongés dans un nouveau rythme, soutenu, n’ayons pas peur de le dire.

Le choix du mode de garde

Revient souvent le cas de la prématuri­té. Les jumeaux pouvant être prématu­rés, certaines crèches n’accepteront pas de les accueillir avant un certain âge.

Si vous devez reprendre le travail, il vous faudra trouver le mode de garde adapté et cela bien souvent même avant d’avoir accoucher ! Car oui, avoir une place en crèche ou chez une nou­nou qui vous convienne, selon les ré­gions, ça peut s’avérer être un vrai par­cours du combattant. Alors imaginez pour deux places !

Tout le monde s’accordera à dire qu’il est plus simple de faire garder un en­fant, plutôt que deux du même âge au même moment.

Cette règle s’applique également pour les soirées en amoureux, ou entre amis et sans enfants ! Confier des jumeaux, ça peut faire…. peur ?

Les nuits

Ah, les jumeaux et la question des nuits… Ces deux bébés qui ont parta­gé le même utérus pendant quelques mois, qui sont nés le même jour, par­tagent bien souvent le même lit pen­dant quelques semaines… puis la même chambre ! Surtout s’il y a d’autres enfants dans la fratrie et que vous ne pouvez ni pousser les murs de votre logement, ni déménager quelle qu’en soit la raison.

Mais alors, se réveillent-ils mutuelle­ment ? Je vais vous dire un secret : il n’y a pas de règle ! Parfois oui, parfois non.

On constate néanmoins qu’un enfant peut dormir d’un sommeil de plomb alors même que son jumeau hurle der­rière les barreaux du lit voisin ! Après tout, dans notre ventre ils ne dormaient pas forcément au même moment et n’avaient pas d’autre choix que de partager cette énorme promis­cuité.

Les grandes étapes des premières années de vie d’un enfant / de jumeaux

Plus facile ou non avec des jumeaux qu’avec un seul enfant ? L’allaitement ou les biberons, tout est question d’OR-GA-NI-SA-TION vous diront les « parents de jumeaux ».

Une maman enceinte de jumeaux se verra dire « oh des jumeaux, du coup tu ne vas pas pouvoir allaiter ! ». Que celles à qui personne n’a fait cette re­marque lèvent le doigt ! Et pourtant, combien de mamans allaitent leur duo ? Beaucoup ! Et vous savez quoi, elles osent même le faire pendant plusieurs mois !

Côté biberon, c’est comme le nichon ! Soit ensemble, soit chacun son tour.

Vos jumeaux pourront « être calés » ensemble, ou pas… Ou bien c’est vous qui souhaiterez les nourrir en même temps… ou pas !

Alors oui, devoir nourrir deux enfants du même âge en même temps requière une certaine dextérité, mais n’est-ce pas plus simple de sortir ses deux seins (ou tenir deux biberons), que de devoir tenir une cuillère pour racler l’assiette de purée de l’ainé, tout en donnant une tétée…

Cela m’amène à la grande étape de l’ap­prentissage de la « propreté » (car oui, les enfants avec des couches, c’est sale ! ).

Plus facile avec des jumeaux ou des en­fants rapprochés ?

Non, les jumeaux ne font pas pipi et caca en même temps (rigolez mais c’est une question déjà posée à des parents de cette espèce-là). Et donc, ils n’aban­donneront pas forcément les couches au même moment. Sauf s’il s’agit de « vrais » jumeaux, vous savez les mo­nozygotes, incroyable comme ils sont connectés… #non, c’est une blague ! Pas de règle, quelle que soit la zygocité.

Néanmoins, il y a de fortes chances que cette étape se déroule dans un laps de temps réduit s’il s’agit de jumeaux.

Des enfants rapprochés… Voyons. Vous êtes tranquillement en train de donner le sein à votre dernier né quand l’ainé vous appelle « maman, j’ai fini ! ». Je suis certaine que c’est du vécu ! Alors, moment plus facile avec des jumeaux ou des enfants rappro­chés ?

L’organisation du quotidien

Combien de parents courent dès les ceintures bouclées (voire même avant ça) le matin ?

Vite vite, Arthur doit être à l’école à 8h20 ! Oups, je ne peux pas laisser Martin tout seul dans la voiture, je le décroche. Il dort, je porte la coque ? J’installe le porte-bébé ? Vite vite, Mar­tin doit être à la crèche à 8h35 pour que je puisse être au travail à 9 heures.

Oups… Et bien avec des jumeaux, certes c’est sportif, mais nul besoin de courir à plusieurs endroits avant même d’entamer une journée de travail ! Il y a de grandes chances que vous deviez déposer les deux au même endroit. Ils ne sont pas dans la même classe ? Al­lez, au moins dans la même école.

Voir des jumeaux grandir. Quel spec­tacle fascinant ! Je ne m’en lasse pas et j’adore relater toutes mes expériences sur mon blog.

Retenez une chose : avoir des jumeaux, ce n’est pas plus difficile que d’avoir un seul enfant ou des enfants rapprochés. C’est différent, c’est tout ! Surtout s’ils sont en bonne santé, est-ce un débat bien important ?

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