Allaitement et travail : comment trouver le bon rythme ?

Après quelques mois de PUR BONHEUR passés aux côtés de votre adorable baby, le quotidien reprend tout doucement son schéma habituel, vous ramenant plus ou moins vaillante et enthousiaste sur les CHEMINS DU TRAVAIL. Le hic ? Vous allaitez et craignez que cette reprise un peu brusque ne vienne bousculer VOS CONVICTIONS. Pas de panique pour autant, Baby & Cie est là pour vous aider à trouver le bon équilibre entre vos devoirs professionnels et votre tout-petit !

Un moment redouté. La re­prise du travail signe bien souvent pour nous autres jeunes mamans, une sépara­tion brutale, traumatisante, trop précoce. Après avoir passé de longues semaines au plus proche de votre petit loup, souvent coupée du monde et nourrie uniquement des risettes de votre poupon rose, la ré­alité refait violemment surface, sans crier gare. Car même si nous savons pertinemment qu’il faudra un jour ou l’autre reprendre le chemin du bou­lot, on a beau même connaître la date précise et fatidique, cela ne suffit pas à nous extirper de notre rêve éveillé.

Bien sûr, nous ne sommes pas toutes égales face aux premières sépara­tions. Certaines jeunes mères vivent la chose d’une manière atroce tandis que d’autres, avouent ressentir le besoin de se retrouver en tant que femme active et en pleine possession de leurs moyens. Et ici, inutile de juger les unes ou les autres, le résultat étant en fin de compte strictement le même : il faut bien à un moment ou à un autre, se séparer de son enfant.

Attention pour autant, on parle ici d’une séparation de quelques heures tout au plus, et il est essentiel d’ap­prendre à relativiser même si les larmes vous montent dangereuse­ment aux yeux. Un sentiment tout à fait compréhensible que l’on peut ce­pendant apprivoiser, surtout lorsque l’on sait combien cette transition est primordiale pour le bon développe­ment de votre enfant.

Et oui, la séparation a ses vertus ! En permettant à Bébé de sortir de son petit cocon en allant par exemple en crèche ou chez une nounou, il élargira non seulement ses connaissances et son petit monde, mais gagnera aussi par la même occasion en confiance en lui-même. Des premiers instants douloureux, certes, mais sachez que la sensation est semblable à celle d’un pansement arraché. Ça fait mal sur l’instant, mais quel soulagement par la suite quand vous retrouverez votre petit loup !

Seulement voilà, la séparation est déjà difficile à envisager, surtout que vous êtes une maman allaitante. Et là, c’est le drame. Car d’après la grande ma­jorité des témoignages recueillis sur les forums ou les réseaux sociaux, la reprise du travail est la première cause d’arrêt anticipé de l’allaitement. Pour­tant, avec quelques petits aménage­ments et bonnes astuces, vous pour­rez tout à fait allier vie professionnelle et convictions de jeune maman.

L’allaitement au coeur du débat

Depuis quelques années déjà, favorisé par l’avènement des réseaux sociaux, l’allaitement fait débat. Car si donner le sein à son enfant est reconnu de tous comme naturel, cet acte reste en­core sujet à de multiples questionne­ments dans bien des domaines, que ce soit dans la vie publique comme dans la vie professionnelle. Dans le dernier cas, il faut dire que bon nombre de futures et jeunes mamans ignorent qu’elles ont des droits. En effet, selon la législation, une maman allaitante a droit à une heure par jour divisée en deux périodes de 30 minutes, jusqu’au premier anniversaire de son enfant, pour allaiter. Encore trop mécon­nue des mamans mais aussi des em­ployeurs, cette loi épineuse fait naître quelques joyeux conflits au sein des entreprises et pourtant, la chose est tout à fait légitime. Cette heure lé­gale peut être utilisée aussi bien pour nourrir directement votre enfant si la distance entre vous est raisonnable, mais aussi pour tirer votre lait dans un endroit intime et propre, à l’abri des regards, mis à disposition par votre employeur.

Il est toutefois important de préciser qu’il existe autant de situations pro­fessionnelles que de femmes et qu’il est difficile ici d’établir des générali­tés. Cependant, une chose est sûre, si vous souhaitez poursuivre votre allaitement pour une durée encore in­déterminée, seule un peu d’organisa­tion et de souplesse vous seront utiles pour atteindre votre objectif ! Ne baissez surtout pas les bras et même si le chemin pour y arriver vous pa­raît complexe et insurmontable au premier abord, persévérer en vaut la peine !

Préparez-vous !

Pour une reprise tout en douceur et un allaitement rondement mené, mieux vaut vous préparer à l’avance, au moins deux semaines avant de retourner travailler. Votre première mission, faire connaissance avec le tire-lait. Si cette machine un brin bar­bare au premier abord vous fait fris­sonner, sachez pourtant qu’elle sera votre principale alliée au cours des prochains mois !

Se familiariser avec l’engin n’est pas difficile en soi. Il suffit de choisir un modèle performant et ergonomique, manuel ou électrique en fonction de vos besoins, et surtout d’apprivoiser la bête. Pour cela, prévoyez un mo­ment calme au cours duquel vous ne risquez pas d’être dérangée. Lisez précautionneusement la notice et n’hésitez pas à prendre conseil auprès d’amies ou de professionnels de santé en cas de doute. Si tirer son lait n’est pas nécessairement inné, sachez tou­tefois que plus vous répéterez l’opé­ration à heures régulières, plus votre lactation s’y adaptera.

Si vous devez vous habituez au tire-lait, très logiquement votre baby de­vra s’adapter au biberon ! A moins que vous n’ayez des seins extensibles ou un job qui vous permet de faire des allers-retours toute la journée, la case bib’ est incontournable. Une ou deux semaines avant la séparation, donnez un biberon de lait maternel à votre loulou une fois tous les deux jours, puis une fois par jour, histoire qu’il se familiarise avec la tétine. Quelques

jours avant la date fatidique, n’oubliez pas de tirer votre lait au moment le plus opportun, généralement le matin au réveil, et congelez-le pour les pro­chains jours ! Une première réserve qui aura tendance à vous rassurer et à garantir à Bébé des repas maternels.

Les premiers jours

C’est maintenant que tout se joue. Ce moment où vous n’avez plus le choix et où vous allez tester votre organisation, et accessoirement votre motivation. Munie de vos biberons de lait préala­blement tiré que vous pouvez disposer dans un sac isotherme ou encore dans une glacière, vous pouvez vous rendre en toute sérénité au mode de garde choisi pour votre bambin. N’oubliez pas de placer les bib’ directement au réfrigérateur de la nounou ou bien de la crèche, pour une conservation opti­male et sans dangers.

Si le moral n’est pas au beau fixe, gar­dez toutefois en tête que dans quelques heures, vous retrouverez votre enfant. C’est à ce moment précis et magique, lorsque vous le remettrez au sein, que vous comprendrez très intuitivement combien vous avez raison de vous ba­garrer au quotidien pour poursuivre l’allaitement.

Quelques petits conseils

Dans un cadre professionnel, il peut parfois être très embarrassant de voir son chemisier taché de lait. Chose relativement disgracieuse mais pour le moins naturel, sachez qu’il existe toutefois des solutions pour éviter ces petits désagréments. Encore une fois, rien n’est laissé au hasard. Prévoir, pré­voir et encore prévoir ! Pensez alors à vous munir d’un petit sac dans lequel vous rangerez un soutien-gorge ainsi qu’une tunique de rechange, en cas de fuite trop importante. Il est préconisé également de vous équiper de cous­sinets jetables ou bien de coques se­lon vos préférences, qu’il vous faudra changer au cours de la journée, après avoir tiré votre lait notamment.

Enfin, sachez que l’allaitement est un droit et que personne, ni collègues de travail ni patron un brin trop cu­rieux, n’est en droit de vous juger. Les commentaires déplacés, éventuels reproches de la part de vos collabo­rateurs ou autres supérieurs n’ont pas lieu d’être et ne doivent pas avoir rai­son de votre motivation ! Et oui, les temps ont beau changer et l’allaitement fortement se démocratiser, il reste en­core quelques esprits légèrement exi­gus pour tenter d’empoisonner votre belle décision ! •

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