A la table du petit-déjeuner…

Si le petit-déjeuner est et restera sans doute le repas le plus IMPORTANT de la journée, il en va de même pour nos petits moussaillons, qui profitent eux aussi de ce moment de partage et de plaisir, nécessaire à leur BON DEVELOPPEMENT.

Le petit-déjeuner. Ce moment de grâce où l’on démarre la journée du bon pied (ou pas…). Celui qui nous rassasie et nous permet de glaner suffisamment d’éner­gie pour affronter des matinées bien remplies. Si le petit-déjeuner est essen­tiel pour tout un chacun, il l’est d’autant plus pour un enfant. Et les plus jeunes n’échappent pas à la règle, puisque ce repas est essentiel à son bon dévelop­pement.

Un bébé, ça bouge énormément. Tout le temps. Et parce qu’il dépense une énergie folle pour partir à la découverte du monde qui l’entoure, il est essentiel de lui offrir une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge. C’est en règle gé­nérale vers 12 mois, à l’heure où les plus grandes étapes psychomotrices et senso­rielles sont franchies, qu’il faut se poser la question d’un petit-déjeuner digne de ce nom. Et oui, un bon petit-déjeuner aura pour mission de couvrir un quart de ses besoins énergétiques journaliers de votre bambin, soit environ 250 ca­lories.

Voilà pourquoi, clairement, le lait ne suffit plus. Il devient même primordial d’y ajouter quelques compléments, pour le côté gustatif d’une part, mais aussi et surtout pour permettre à votre enfant de prendre suffisamment de forces pour s’attaquer ensuite dans de meilleures dis­positions, à ses activités favorites d’éveil.

Pour ce faire, l’idéal étant d’ajouter à la dose de lait du matin de votre loulou des céréales infantiles ou bien une tartine de pain beurré agrémenté d’un peu de confiture (vous pouvez ici alterner les sa­veurs pour de jolies découvertes). Vous pouvez également proposer un fruit frais et de saison de préférence à votre pitchoune, histoire d’obtenir l’équilibre parfait. Evitez encore les gâteaux in­dustrialisés et autres viennoiseries trop grasses, qui auront tendance à rassasier votre bébé sur le moment… Mais pas sur la durée ! Pour ne pas qu’il ne flanche de fatigue en pleine matinée ou qu’il de­vienne d’une humeur massacrante parce qu’il a faim, jouez de subtilité et variez les plaisirs !

Un vrai moment de partage

Au-delà du pur aspect nutritionnel, le petit-déjeuner est d’une importance af­fective tout à fait étonnante. Même si le quotidien est parfois bousculé et qu’il peut être difficile de s’attabler, dans un timing parfait et en famille, autour d’un bon bol de céréales et de jus de fruits, essayez autant que possible de perpétuer la tradition.

Le moment du réveil, sans doute le plus intense pour un baby. Tiré de son som­meil, plus ou moins bien réveillé et de bonne humeur le matin, il est tout à fait essentiel que cette phase respecte une bonne dose de douceur et de stress. Si vous-même êtes particulièrement soupe-au-lait au saut du lit, il y aura de grandes chances que vos états d’âmes rebondissent sur votre enfant, même inconsciemment. Prenez donc un peu de temps pour ce moment privilégié, peut-être en ajustant le réveil selon les besoins de votre famille (école, travail, contraintes de transports…) et surtout pour ne pas insuffler un vent de panique sur toute la maisonnée, à peine les yeux ouverts.

De toute évidence, le temps accordé au petit-déjeuner variera en fonction de votre emploi du temps. Le week-end, vous aurez alors tendance à prolonger les réjouissances et surtout à dresser une table gourmande pour toute votre joyeuse tribu. En semaine, bien que le ti­ming soit légèrement plus serré, essayez autant que possible de ne lésiner sur aucun des composants que doit conte­nir un petit-déjeuner équilibré. Petite astuce si vous craignez ne pas avoir suf­fisamment de temps pour tout préparer le matin même, n’hésitez pas (si vous n’avez pas d’animaux domestiques…) à mettre en place sur votre table tout ce qui sera nécessaire le lendemain matin. Il vous suffira alors à l’instant T de pro­fiter d’une bonne tasse de café fumant (vital !), tout en laissant Bébé se régaler du premier festin de sa journée !

Une importance capitale

Mais alors, au-delà des considérations nutritionnelles et affectives, en quoi le petit déjeuner est si important pour un bébé ? Entre 12 et 24 mois, votre enfant va emmagasiner tout un tas de nouvelles découvertes, tant au point de vue psy­chique que physique. De l’énergie, il en aura évidemment bien besoin pour pou­voir gambader de partout sur deux ou quatre pattes, mais aussi pour l’aider à développer sa concentration au moment des phases de jeux et d’éveil.

Un enfant qui n’a pas bien petit-déjeuné, c’est le risque d’un bon gros coup de fa­tigue en milieu de matinée. Il y a la sieste me direz-vous, mais il y a une différence notable entre une fatigue physique et naturelle et celle liée à un manque cruel d’énergie. Irascible, peu disposé à échan­ger avec vous, il vous fera très certaine­ment comprendre qu’il a tout simple­ment faim. Et là, par reflexe maternel, vous craquerez en lui donnant un biscuit ou un petit bout de pain. Cette collation n’est pas dramatique en soit puisqu’elle peut faire office de petit goûter, mais ici tout dépend l’heure à laquelle vous le lui donnez ! Trop proche d’un repas, cela s’apparenterait davantage à du gri­gnotage, ce qui n’est pas forcément bon pour lui et le rythme que doit adopter son organisme !

Alors oui, le petit-déjeuner, c’est sacré, et mieux vaut ne pas le bâcler !

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