Gazouillis et bla-bla-bla !

Ah les premiers mots de Bébé… Ou devrait-on dire, les premiers AREUH ET AUTRES BABILLAGES ! Car au tout début, les sons émis par votre petit bout ne sont qu’un enchevêtrement de gazouillis en tous genres. Des BLA-BLA-BLA dont on est furieusement fiers mais qu’il faut aussi, APPRENDRE A DECODER. Zoom sur la question (exaltante, excitante, stressante ?!?) du langage de votre joyeux bout’chou…

Mais quel est donc ce pou­pon rose qui émet de drôles de bruits aussi choupinets que mysté­rieux ? Un bébé com­mence à reconnaître les sons dès son 6ème mois, lorsqu’il est encore dans votre joli bidon. C’est à ce stade de la grossesse que ses tympans se forment tout doucement.

Dès la naissance, votre enfant est ca­pable de reconnaître votre voix et sa langue maternelle. Voilà pourquoi il est fortement conseillé de parler (de chuchoter, de fredonner… pas néces­sairement de hurler…) à votre bébé tout au long des mois qui précèdent l’accouchement.

Bébé est arrivé ? C’est durant ses trois premières années que l’apprentissage du langage s’intensifie et passe par des étapes très précises. L’apprentis­sage de la langue chez l’humain est inné, il est prédisposé à combiner des mots pour en faire des phrases. Mais il est important de savoir que chaque enfant évolue à son propre rythme. Ses étapes peuvent arriver plus tôt ou plus tard que chez d’autres bam­bins. Il est inutile donc de s’inquiéter si votre enfant ne s’exprime pas très bien à trois ans par exemple, contrai­rement au petit voisin qui parle quatre langues différentes, dont le mandarin, depuis sa naissance. Bon, on exagère, mais la comparaison entre enfants est toujours périlleuse et stérile. A bon entendeur…

Les premiers sons

Etat des lieux : jusqu’à 7 mois en­viron, votre bébé n’émet que des sons. Toutefois, il est capable dès la naissance de différencier les voyelles. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il s’at­taquera aux consonnes, patience. Il n’est pourtant pas capable de repro­duire les fameuses voyelles chantantes qu’il entend. Ce n’est qu’à partir du troisième mois que l’émission des sons devient volontaire. Et oui, vos loulous commencent à s’intéresser à

leur environnement extérieur, vous regardent droit dans les yeux et réa­gissent à votre voix et à celle de papa. Chercherait-il à s’exprimer ?

Nos conseils : lorsque vous lui par­lez, rapprochez-vous de lui pour qu’il puisse observer le mouvement de vos lèvres. Lorsqu’il essaye de com­muniquer, montrez-lui de l’intérêt et surtout, souriez ! Il verra votre enthousiasme et voudra davantage communiquer avec vous. Ainsi, plus vous papotez avec lui, plus il pourra éventuellement mieux comprendre les mots qui s’échappent de votre bouche. Privilégiez alors un vocabu­laire simple, clair et surtout ar-ti-cu-lez. Bon, sans tomber dans une paro­die gâteuse, hein ?

Le babillage

Etat des lieux : vers l’âge de 6 mois, votre petit bout va commencer à for­mer des sons. C’est ce qu’on appelle le babillage. Il est composé d’ono­matopées et de sons simples comme “aya”, “aba”, “tada”. Une véritable gymnastique des syllabes. Entre 6 mois et un 1 an, votre angelot va commencer à reconnaître des mots au moment même où vous les pronon­cez. Au fur et à mesure, son appareil articulatoire va s’ajuster de manière à reproduire ces sons, puis ces mots et pus tard, ces phrases.

Nos conseils : lorsque votre bébé babille des syllabes, formez des mots avec ces sons pour lui faire com­prendre que ce qu’il émet peut for­mer des palabres qui ont un sens. C’est d’ailleurs pour cela que les pre­miers mots des enfants sont souvent “maman” et “papa”. Pointez les ob­jets du quotidien et nommez-les pour enrichir son vocabulaire. De plus, le fait de montrer du doigt les choses susceptibles d’attirer son attention le conduira à comprendre que c’est une manière pour vous de communiquer avec lui. Vous pouvez aussi le tester pour savoir s’il reconnaît certains mots comme par exemple son pré­nom. S’il réagit à l’appel de son petit nom en tournant la tête vers vous, ou par un autre signe distinctif, cela signi­fie qu’il comprend que vous cherchez à gagner son attention. Et ça, c’est magique !

Les premiers mots

Etat des lieux : vers l’âge d’un an, le langage de votre enfant va commen­cer à se développer. A cet âge, votre bambin a encore son propre jargon et il est souvent compliqué de com­prendre ce qu’il essaye de vous dire. Cependant, il commence peu à peu à reconnaître tous les mots que vous prononcez et connaît de nombreux termes… sans pour autant être plei­nement capable de les répéter distinc­tement. En plein apprentissage, il est de plus en plus curieux sur le monde qui l’entoure.

Nos conseils : faites répéter votre bambin les mots qu’il a du mal à prononcer. Répétez aussi ce qu’il dit en lui montrant l’objet qu’il nomme. Ses astuces lui montreront que vous comprenez ce qu’il vous dit et l’en­couragera d’autant plus à communi­quer avec vous. Par ailleurs, lisez-lui des histoires avec beaucoup d’images. Cela va enrichir ses connaissances et son vocabulaire. Vous pouvez aussi lui demander de vous montrer quel mot correspond à une illustration. Par exemple, s’il y a un chien dans les pages que vous feuilletez ensemble, demandez-lui de vous le montrer. Et s’il se trompe, montrez-lui la bonne image et faites le bruit qui corres­pond. Ouaf Ouaf en l’occurrence.

L’explosion du vocabulaire

Etat des lieux : les 18 mois de votre petit bout riment avec cocktail ex­plosif… de mots en veux-tu en-voilà ! En moyenne, votre enfant peut com­prendre 1 000 mots et en dire une trentaine. A ce stade, il commence à faire des associations de mots comme “gentil chien” (oui, on aime les tou­tous par ici…). Il est plus facile de le comprendre mais aura tendance à mettre le nom de la personne ou l’objet en seconde position dans sa phrase.

Nos conseils : lorsqu’il essaye de vous dire quelque chose ou qu’il fait une association de mots, reprenez ses mots pour en faire une phrase. Par exemple “gentil chien”, dites “oui, le chien est gentil”. Par ailleurs, il faut faire attention à ne pas le reprendre trop brusquement. Ne dites pas “non ce n’est pas comme ça que l’on doit dire” et ne le faites pas répéter de fa­çon trop intensive. Reprenez simple­ment sa phrase correctement.

L’envie d’apprendre

Etat des lieux : entre deux et trois ans, votre loulou comprend des no­tions abstraites simples comme “haut” et “bas”, il va exécuter des di­rectives faciles, comme aller chercher un jouet. A trois ans, il comprend en moyenne 1 500 mots et en dit une centaine. Son vocabulaire s’enrichit à vue d’oeil, en moyenne 10 nouveaux mots par jour. Il fait des phrases com­plètes de 4 mots et plus. Il parle tout seul ou à ses jouets, vous pose plein de questions auxquelles, bien sûr, il vous faudra répondre. Bref, un vrai moulin à paroles, très curieux, avec une forte envie d’en apprendre chaque jour davantage. Par ailleurs, sa grammaire devient de plus en plus correcte. Il n’y qu’à écouter ses phrases pour s’aper­cevoir, non sans fierté, qu’elles sont de plus en plus construites.

Nos conseils : continuez de lui faire découvrir le monde. Vous pouvez par exemple lui apprendre à comp­ter, à différencier les couleurs ou les formes. Reprenez sa phrase lors­qu’elle n’est pas correcte et lisez-lui beaucoup d’histoires, sans doute l’une des activités que nos joyeuses fri­pouilles préfèrent le plus à cet âge-là.

Mon enfant a du retard

Etat des lieux : tout d’abord, il est très important de préciser, une fois encore, que chaque enfant grandit à son propre rythme. Ne vous inquiétez pas s’il ne suit pas les étapes précé­dentes à la lettre. Si à trois ans votre enfant ne parle pas correctement, ce n’est pas grave du tout. Il est normal qu’entre 18 mois et 3 ans, il ne s’ex­prime pas correctement. Cela dépend de nombreux facteurs comme son environnement, son développement psychomoteur mais aussi son petit caractère…

Vigilance toutefois, il faut faire atten­tion à certains signaux. En effet, si à 12 mois votre enfant n’a aucune ré­action face à certains stimulis, si à 15 mois il ne communique que très peu ou uniquement par des gestes, si vers ses 18 mois il parle peu et utilise sur­tout ses bras, ses mains ou ses jambes pour communiquer, si à 2 ans il ne fait pas d’association de mots, si à 3 ans il ne fait pas de phrases courtes : mieux vaut prendre les devants.

Nos conseils : pas de panique, un re­tard de langage se rattrape facilement durant les premières années. N’hési­tez pas à consulter votre pédiatre si vous avez le moindre doute.

En attendant, lorsque vous communi­quez avec votre bambin, mettez vous à sa hauteur. Parlez-lui doucement en articulant, et ne le frustrez pas. Il ne faut pas que parler devienne un travail de labeur, sinon il va arrêter d’essayer en se disant que c’est trop dur, se dé­courager. A vous de faire preuve de patience et d’une douce persistance !

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