Les jujus à la loupe

La gémellité, même si elle induit une part de MYSTERE, pose des statistiques qui sont quant à elles, bien concrètes. Il y a ce qu’on peut lire dans les livres, les chiffres fiables communiqués par la Fédération nationale Jumeaux Et Plus… Et puis il y les INFORMATIONS que vous avez bien voulu me transmettre via les RESEAUX SOCIAUX. J’ai trouvé intéressante la lecture de ces résultats, pour les coupler avec les idées déjà lues ça et là… RESULTATS. Par Johanna du Blog Parents de Jumeaux

Parmi les réponses que j’ai pu collecter, vous êtes 9% à être enceinte…Tout ce que je vous souhaite, c’est de me­ner votre duo à un joli terme afin de les accueillir dans les meil­leures conditions possibles ! Le terme justement, parlons-en !

Les idées préconçues sur le terme de naissance des jumeaux ne manquent pas. « Vous attendez des jumeaux ? Vous allez accoucher plus tôt alors ?

Oh des jumeaux ! Ils sont préma­turés ? ». 23% d’entre vous ont ac­couché après 38 SA (baleine or not baleine ?) et 33% entre 36 et 38 SA (semaines d’aménhorées). SOS Pré­ma considère une naissance prématu­rée lorsqu’elle arrive avant 37 SA, soit 35 semaines de grossesse. Cependant et en règle générale, les prématurés passent par la case « couveuse ou ber­ceau chauffant » lorsqu’ils naissent avant 36 SA. Ce terme est d’ailleurs souvent respecté par les services de néonat pour « laisser les enfants ren­trer à la maison ».

(Source : SOS Préma – Sur 60 000 nais­sances préma il y a 50 000 foyers concernés donc 20 000 naissances de multiples (princi­palement des jumeaux et parfois des triplés).

Tout en double, même les grossesses gémellaires !

Vous êtes 1,3% à avoir deux paires de jujus… Comment vous dire… Bravo ? Courage ? Félicitations ? Plusieurs ex­plications sont alors possibles. Le fac­teur peut être « génétique »… Certaines femmes auront des jumeaux à chaque grossesse. Après une première paire de jumeaux, on aimerait savoir si « dam’na­ture » nous en donnera encore. Cepen­dant, les médecins ne feront pas de re­cherches pour savoir si cela sera le cas.

Cela peut être aussi une conséquence des parcours PMA. Le recours à l’insé­mination, les FIV ou dons d’ovocytes favorisent amplement l’augmentation du taux de grossesses multiples ces trente dernières années.

22% des mamans ayant déjà des ju­meaux ou jumelles et qui ont répondu à mon étude, aimeraient ENCORE avoir des jumeaux. Votre première paire ne vous a donc pas encore achevée et vous aimez ça visiblement !

Avoir deux fois des jumeaux, cela peut avoir un côté rassurant. Au moins, vous allez vers ce que vous connaissez déjà. On ne vit pas de la même façon en ayant deux bébés d’un coup ou un seul.

Attention. Contrairement aux idées reçues, encore une fois, avoir un single­ton après des jumeaux ou des jumelles ne sera pas forcément « plus facile » à gérer… On pourrait se dire : wahoo, un seul bébé dans le ventre – un seul à nourrir – un seul à changer – un seul…. ça ne sera pas forcément une partie de plaisir !

Déjà, même si le troisième est un enfant « unique », il vient s’ajouter à une fratrie déjà formée et dont il faudra également s’occuper. Vos jumeaux ou jumelles au­ront peut-être fait leur nuit à deux mois, seront des enfants calmes et posés (oui, ça peut arriver !). Vos bambins suivants – non jumeaux – pourront faire de vos nuits un énorme morceau de gruyère. Ils voudront peut-être en permanence être dans vos bras… Tellement de facteurs propres à chaque enfant et à chaque famille font que non, avoir un seul enfant après des jumeaux ce n’est pas forcément finger in the nose.

Vrai ou Faux ?

Ah la grande question qu’on doit vous poser juste après « c’est des ju­meaux ? » c’est celle-ci… Monozy­gotes ou Dizygotes disent ceux qui savent.

Allez savoir pourquoi, dans les menta­lités bien ancrées de tout un chacun, des jumeaux, ce sont des copies conformes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Combien de fois je me suis en­tendue dire « il y a beaucoup plus de ju­meaux complètement différents que de « vrais » jumeaux.

J’avais lu dans un livre que la part des monozygotes représente environ 30% des grossesses gémellaires. Dans mon étude, vous êtes 63,6% à avoir des di­zygotes, 28,8% à avoir des monozy­gotes… Et les 7,5% restant alors ? C’est là que plane le mystère…

Petit rappel médical toutefois. Les monozygotes sont issus d’un seul et même oeuf. Les foetus peuvent être dans le même placenta et la même poche amniotique. Ou dans le même placenta et chacun leur poche. Ou avoir chacun leur placenta. Dans ce dernier cas, c’est le même type de grossesse que les jumeaux dyzygotes.

Alors si vous êtes enceinte, que vous avez deux placentas et qu’on vous annonce deux garçons ou deux filles, jusqu’à la naissance vous pourrez douter de la zygocité. Il y a même des parents qui aujourd’hui, ne savent pas. Une grossesse bichoriale-biamnio­tique, peut vous donner des enfants complètement différents, qui se res­semblent plus ou moins, comme deux frères / soeurs issus de grossesses différentes. Ou alors vous aurez des clones !

Si vraiment vous voulez savoir si vos jumeaux ou jumelles sont monozy­gotes malgré les deux placentas, vous pouvez procéder à un test génétique (non remboursé). Pour avoir déjà parlé avec des mamans qui le vivent, elles ne veulent pas forcément sa­voir… Car finalement, « ça change­rait quoi » ? Pour les parents, ils ont deux enfants dont ils perçoivent les différences et c’est bien cela le plus important.

Filles ou Garçons ?

En regardant les chiffres de l’Insee sur la part d’homme ou femme qui naissent chaque année en France, on constate que le « sexe fort » domine. Les femmes représentent entre 48,5 et 49% des naissances.

Et bien chez les jumeaux, c’est kiffe kiffe. Vous êtes 38% à avoir des ju­meaux, 34% à avoir des jumelles et 27% un couple mixte (un gars / une fille). Un petit deuxième ?

Pour une petite majorité d’entre vous – 55% – vos jumeaux sont le fruit d’une première grossesse. Toutes nos félicitations ! Pour les autres vous faites donc partie des « familles nom­breuses ».

Avouez, vous aviez déjà un enfant, vous avez très fortement souhaité lui donner un petit frère ou une petite soeur et là tadadam… surprise ! Il y en a deux. Cela peut être déroutant d’avoir des jumeaux pour une seconde grossesse. Pour certains couples, le modèle fami­lial qu’ils avaient pu imaginer s’effondre. Pour d’autres, ça sera une belle surprise.

Il y a aussi des jumeaux qui arrivent – comme dans notre cas – dans une famille recomposée. Sachant que les chances (ou risques selon notre posi­tion) augmentent avec l’âge de la femme et le rang dans le nombre de grossesse, cela n’a finalement rien de très surpre­nant.

Et l’allaitement, on en parle ?

Jumeaux ou non, les mentalités face à l’allaitement maternel ont changé au cours des dernières décennies. Bibe­ron ou sein – deux écoles ! Il y a les mamans qui choisissent d’allaiter ou non et celles qui « subissent ».

J’entends par subir, faire avec ce qu’on sait, ce qu’on peut en prenant en compte tous les facteurs connexes à votre naissance, votre organisation, votre organisme.

Les conseillères en lactation le disent : « mieux vaut un biberon donné avec tendresse, qu’une tétée à contre coeur. »

A l’annonce de votre grossesse ; you­pi, je suis enceinte, je vais pouvoir al­laiter mon bébé… Oh, ce sont des jumeaux, je ne pourrai pas allaiter ! Faux ! Il s’agit là d’une idée pré­conçue ! Je l’ai entendu moi, pendant ma grossesse « ah bon, des jumeaux, tu ne pourras donc pas les nourrir ». Alors déjà, qu’ils soient au sein ou au biberon, mes enfants auront à man­ger.

Croire qu’on pourra moins facilement allaiter car les bébés seront deux (ou plus) est une fausse idée. La preuve : 39% d’entre vous l’ont fait !

A savoir : si vous adhérez à l’associa­tion Jumeaux et plus, vous recevrez un livret rédigé par le comité scienti­fique de la fédération dédié à l’allaite­ment des jumeaux.

Il existe également des groupes fer­més sur les réseaux sociaux sur ce thème précis. Vous y trouverez des conseils, une écoute, des échanges entre mamans allaitantes.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Merci de votre visite