Bonne nuit les petits…

On ne le répétera jamais assez, le sommeil est l’une des clés d’une santé de fer. Et parce que les bout’chou n’échappent pas à la règle, quelques petits conseils pour qu’ils se laissent aller aux bras de morphée, en toute sérénité.

«Fais dodo, Colas mon p’tit frère… » S’il suffisait d’une douce chansonnette ou de compter quelques valeureux moutons pour que nos fripouilles s’endorment paisiblement, ça se saurait. Dans la réalité et pour la plupart des parents, les choses se compliquent amèrement. Entre les tout-petits qui ne font pas leurs nuits, les plus jeunes qui usent (et abusent!) de mille et un subterfuges pour ne pas aller au lit, les terreurs nocturnes qui débarquent quand on ne les attend pas et les pré-ados qui connaissent leurs premières phases d’anxiété : le quotidien n’est pas de tout repos.

Pourtant, la qualité du sommeil joue un rôle essentiel non seulement sur le bon développement de votre bambin mais aussi sur la vie de famille, qui se trouve parfois légèrement (ou carrément!) écornée par des nerfs à fleurs de peau. Oui, si vos enfants ont des nuits perturbées, ils seront épuisés et soupe-au-lait, et vous aussi. Voilà pourquoi il est important d’apporter le meilleur des cadres qui soient pour favoriser l’endormissement des petits et ce, dès le plus jeune âge. Plus tôt il prendra les bons réflexes, mieux il apprendra à gérer ses roupillons. « Dodo, l’enfant Do, l’enfant dormira bientôt… » En tous cas on l’espère !

DU CÔTÉ DES TOUT-PETITS…

Pour un bébé, il est très difficile d’établir des fondamentaux. Si certains pioupious n’ont besoin que de quelques semaines pour faire leurs nuits, d’autres nécessiteront de beaucoup plus de temps, parfois même des années, pour trouver le sommeil du juste. Ici, il y a autant de types de situations que d’enfants, aussi chacun évolue à son rythme et il faut bien souvent s’armer de patience pour retrouver un certain calme nocturne.

On le sait toutes et tous, les nuits d’un baby sont terribles à vivre pour la majorité des jeunes parents, parfois même au bout du rouleau. Pourtant, avec quelques menus aménagements, vous pourrez mettre toutes les chances de votre côté pour que les choses se passent pour le mieux.

Quelques conseils : votre objectif ? Que votre tout-petit se sente bien dans un environnement accueillant et chaleureux, bercé par de jolies comptines pleines de sourires et de mots doux, tendrement câliné par Papa et Maman et laissé paisiblement aux bras de Morphée. A cet âge-là, les nuits agitées sont donc légion, à vous donc de faire preuve d’indulgence et de sang-froid, et d’attendre que les semaines et leurs éclaircies, passent tranquillement…

DU CÔTÉ DES ENFANTS…

Quand Bébé devient grand, on dit bye bye aux changements de couches et autres tétées nocturnes, persuadés que le pire est passé. Que nenni pauvres diables ! C’est à partir généralement du troisième anniversaire d’un enfant que les choses commencent à se gâter. Si le phénomène touche près de 10% des bambins de façon régulière et très probablement davantage de façon plus ponctuelle, les terreurs nocturnes sont l’une des manifestations les plus spectaculaires que redoutent le plus les jeunes parents. Face à un enfant inconsolable, qui hurle en plein milieu de la nuit pour une raison inconnue, on se sent bien souvent démunis et apeurés. Premier réflexe, ne jamais secouer l’enfant pour qu’il se réveille. Votre pitchoune est quelque part coincé au pays des rêves et mieux vaut le prendre délicatement dans vos bras plutôt que de l’effrayer encore plus. Au réveil, essayez dans la mesure du possible de mettre des mots sur les peurs de vos petits loups. Se souviennent-ils de leur cauchemar ? Ont-ils conscience qu’il s’agit là d’une fausse réalité ? En parler permettra certainement d’apaiser leurs craintes.

Autre source d’angoisse à la fois pour les parents mais aussi et surtout pour les plus jeunes, l’énurésie ou fameux « pipi au lit », touche au moins une fois 90% des bout’chou. Là encore, il vous faudra faire preuve de tact pour que votre bambin ne culpabilise pas, éviter de le faire boire avant d’aller au lit et veiller à ce qu’il aille bien au petit coin avant de se coucher. Si toutefois le phénomène persiste, n’hésitez pas à consulter.

Quelques conseils : dans tous les cas, chez l’enfant, il est essentiel de planter le décor au préalable, pour un sommeil optimal. Cela passe dans un premier temps par quelques règles établies qui raisonneront comme une routine rassurante pour vos pitchounes. Une heure de coucher régulière, qui pourra varier d’une ou deux heures au maximum le week-end ou pendant les vacances scolaires et un rituel apaisant avant l’endormissement. Une petite chanson, une histoire, quelques bavardages… Surtout évitez la télévision ou autres objets numériques affriolants, qui auront pour seul résultat d’exciter votre enfant.

Sa chambre doit aussi être un lieu paisible où il se sent bien. Un décor qu’il aime tant, le pyjama de son héros préféré, quelques peluches enveloppantes, une température idéale (entre 18 et 19°), une bonne literie et une petite lumière au besoin : le but ici est d’apporter de la sérénité à votre angelot.

Enfin, pour qu’il se laisse aller paisiblement aux bras de Morphée, évitez les siestes chez l’enfant de plus de six ans et les grasses matinées à foison (même si c’est tentant!) pour que la nuit suivante soit véritablement reposante.

DU CÔTÉ DES PRÉ-ADOS…

On pourrait croire que les pré-ados et leur prédisposition innée à la paresse n’ont aucun mal à trouver le sommeil. Là encore, il s’agit d’une idée fausse puisque les grands enfants connaissent leurs propres déboires côté oreiller. Avec la pression scolaire, les premières amours et la puberté qui pointe le bout de son nez, un ado a bien des sollicitations et bien dormir est sans doute le dernier de ses soucis.

Nous voilà donc une nouvelle fois démunis, face à un caractère qui s’affirme et qui ose dire « NON », des nouvelles technologies auxquelles ils

sont scotchés et tout le toutim. Ces adultes en devenir, même s’ils semblent gagner en maturité, ont pourtant besoin de règles et surtout de conseils avisés pour s’offrir tout le repos dont ils ont besoin pour bien grandir.

Quelques conseils : votre petit devient grand et il faut bien sûr apprendre à lâcher du lest. Mais pas pour tout ! A vous de lui inculquer les règles en terme d’horaire de coucher en période scolaire, tout en étant un peu plus souple lorsqu’il n’y a pas école. Apprenez également à échanger avec votre enfant, ouvrir le dialogue en toute confiance lui permettra sûrement d’évacuer pas mal de zones d’ombres, sources de stress et donc, de nuits agitées. On évite également l’utilisation d’une tablette, d’un ordinateur ou de la télévision dans la chambre, qui font office de véritable caféine ambulante pour les ados.

N’oubliez pas également que votre enfant est largement assez grand pour comprendre les choses. Fatigué, il risque le décrochage scolaire ou pire, quelques terribles somnolences lorsqu’il prend le vélo pour se rendre au collège ou au lycée. A son âge, le sommeil est un élément clé de sa construction, et il ne faut surtout pas le négliger. Et si toutefois vous ressentez que le malaise est plus profond, ne laissez pas traîner les choses et consultez sans tarder, car des heures de sommeil perdues sont bien souvent des heures de sommeil irrécupérables ! A méditer…

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