Le SAV des parents…

Parce que le QUOTIDIEN des jeunes parents est ponctué de gros doutes et petits tracas, voici un petit GUIDE DE SURVIE pas à pas, pour suivre l’évolution de votre poupon. Vous avez des questions ? Nous tentons d’y répondre !

Caprices : comment les gérer ?

Bébé grandit et tout doucement, son caractère s’affirme. Parfois, lorsque vous lui dites non, il peut entrer dans des colères noires qui vous laissent sans voix, vous gênent ou vous agacent. Quelques règles pour limiter les petites crises nerveuses de votre loulou…

Une explication : si vous dites non à votre enfant, ce n’est pas simplement par plaisir de créer une frustration. Vous avez vos raisons, valables évidemment, et il est de bon ton de les expliquer, avec des mots simples, à votre enfant. Un « non » peut être perçu comme une provocation chez votre bambin. Ne le laissez pas dans l’expectative et préférez communiquer plutôt que de faire porte close. Une explication claire suffira bien souvent à l’apaiser.

A l’unisson : pour que votre loulou comprenne les règles à suivre au quotidien, encore faut-il qu’entre vous et Papa, celles-ci soient clairement définies. Un « non » d’un côté et un « oui » de l’autre pourrait déstabiliser votre enfant et favoriser une conduite davantage problématique. Un désaccord se profile à l’horizon ? Préférez le régler à deux, dans l’intimité, plutôt que devant votre petit ange.

Ne pas céder : la gêne vous gagne, dans cette allée de magasin, où votre enfant se roule allègrement par terre en hurlant, parce qu’il n’a pas obtenu les bonbons tant convoités. La vieille dame qui vous assassine du regard n’arrange rien et vous êtes prête à craquer, histoire d’avoir la paix. Grossière erreur ! Cela indiquera seulement à votre enfant que son mauvais comportement est efficace pour atteindre ses objectifs. Restez ferme et en accord avec vous-même !

Se réconcilier : un caprice est souvent éprouvant pour un parent comme pour un enfant. Après une situation critique, viennent souvent les larmes et la culpabilité, qui ne doivent pas rester sans réponses. Prenez votre bout’chou dans vos bras et serrez-le contre vous tendrement. Profitez-en pour lui rappeler que vous l’aimez et qu’il est bien inutile de se mettre dans des états pareils pour des broutilles…

Je dois prochainement accoucher et je m’inquiète de la jaunisse du nourrisson…

État des lieux : la jaunisse est un mot plutôt barbare de prime abord et pourtant, tous les bébés sont touchés par l’ictère du nouveau-né, de son nom médical. Aïe, un second terme qui a de quoi faire dres­ser le poil de toutes les futures mamans, légèrement en proie à la panique quand l’heure fatidique de l’accouchement ap­proche. Bref, le stress vous gagne et vous imaginez déjà votre adorable poupon jouer une parodie jaunâtre et peu ragoûtante des Schtroumpfs à la maternité.

Les bons réflexes : un peu facile à dire, certes, mais NE PANIQUEZ PAS ! La jaunisse du nourrisson est un phénomène tout à fait naturel, expliqué par un excès de pigment jaune dans le sang, appelé bilirubine. Le travail du foie et les urines permettent de l’éliminer progressivement, mais il arrive parfois, notamment en cas de prématurité, que les choses prennent plus de temps que prévu, d’où la coloration plus ou moins jaune de l’épiderme de l’enfant.

Si votre loulou présente des signes exa­cerbés de jaunisse, l’équipe médicale de la maternité aura pour mission de surveiller le taux de bilirubine concentré dans le sang de votre baby, celle-ci pouvant, à forte dose, être toxique et provoquer des lésions céré­brales. Mais alors, que se passe-t-il quand la situation devient inquiétante ? De nos jours, la situation est sous contrôle. En effet, en cas de signes alarmants, on utilise un trai­tement spécifique : la photothérapie. Votre bébé sera alors placé dans une couveuse spécifique pour un nombre de séances qui peut varier en fonction du bambin, dans la­quelle une lumière bleue est diffusée grâce à des néons à fluorescence compacte. Nu et paré d’une paire de lunettes protectrices, votre nourrisson ne ressentira aucune dou­leur et retrouvera très vite son teint rosé de poupon jovial.

Notre conseil : « Il peut arriver que l’ictère du nouveau-né prenne une autre forme, notamment en cas d’allaitement, certaines jeunes mamans produi­sant un lait ralentissant l’élimination de la biliru­bine par les voies naturelles. Pour autant, celle-ci est tout à fait normale et ne doit surtout pas provoquer, sauf dans certains rares cas l’arrêt de la mise au sein. N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre médecin pour voir si un traitement de photothérapie est préconisé. »

Mon bébé va bientôt entrer en crèche, mais j’ai terriblement peur qu’il soit toujours malade.

État des lieux : Bébé va quitter son cocon douillet pour entrer dans la vie sociale. Un bain bouillonnant d’affreux microbes en tous genres, que les tout-petits adoooorent se refiler. A moins d’enfermer à double tour votre loulou dans sa chambre (et en­core!), il faudra bien qu’il éprouve son petit organisme aux réalités de la vie.

Les bons réflexes : avant toute chose, il faut relativiser. Les gastros, rhumes, an­gines, otites et autres petits tracas médicaux seront votre lot quotidien pour les quelques années à venir. Et même si vous redoublez d’astuces et de vigilance, rien n’y fera, votre bébé tombera tôt ou tard malade. Alors oui, les parcs, crèches et autres lieux à forte fréquentation sont de véritables nids à microbes et favorisent la transmission des pathologies. Faut-il pour autant interdire à votre enfant toute vie en communauté ? Non, à moins de vivre en ermite en haut d’une montagne, cela ne serait pas raison­nable. D’autant plus que c’est en étant confronté à certaines maladies que votre bambin pourra renforcer son organisme et perdre en fragilité.

Aussi, vous l’aurez compris, vous ne pour­rez pas y couper. Le mieux étant alors de prendre chaque épisode problématique à bras le corps, sans paniquer, et surtout sans regarder de travers le petit camarade de jeu de votre enfant qui se mouche avec le tapis de sol. Car si votre petit bout attrappe les vi­lains microbes de l’un de ses compagnons de fortune, il lui rendra la pareille tôt ou tard, soyez-en certaine.

Notre conseil : « Dès leur plus jeune âge, les enfants ont une capacité de mémorisation très dé­veloppée. Aussi, montrez-lui très tôt les bons gestes pour qu’il les reproduise plus tard, de façon tout à fait naturelle. Se laver les mains après les repas ou le change, utiliser un mouchoir et non un revers de manche quand votre nez coule (avouez, vous l’avez déjà fait…), mettre votre main devant votre bouche lorsque vous toussez… Bref, de petites choses toutes simples qui relèvent non seulement de principes d’éducation mais aussi de barrières d’une efficacité folle contre les maladies. »

Mon bébé rejette violemment ses biberons. Que faire ?

État des lieux : un beau matin, patatra, Bébé refuse de prendre son biberon. La situation n’est pas pour autant exception­nelle et peut s’expliquer de différentes ma­nières. Si vous n’avez pas détecté au cours des premiers mois de vie de votre loulou une intolérance au lactose ou un problème digestif lié à la prise du biberon, votre en­fant est peut-être tout simplement en train de s’affirmer et de vous montrer qu’il veut passer à autre chose…

Les bons réflexes : ici, plusieurs possibili­tés. Vous avez déjà entamé le processus de diversification alimentaire en faisant décou­vrir à votre tout-petit les joies de la bous­tifaille à la petite cuillère. En refusant son biberon, il vous indique tout simplement qu’il préfère largement ce type de repas autrement plus savoureux et étonnant, et il vous faudra alors redoubler d’inventivité pour que votre trésor absorbe la quantité quotidienne de calcium nécessaire à son bon développement, d’une manière ou d’une autre. Cela peut passer par une va­riation dans le goût du lait proposé avec l’ajout (limité en raison des sucres!) de cé­réales par exemple. Montrez-lui que le bib’ peut lui aussi être détonnant ! Un complé­ment avec d’autres laitages au moment des repas ou du goûter peut aussi être salvateur.

Vous n’avez pas encore débuté la diversi­fication alimentaire ? Et bien il est grand temps de s’y mettre et de faire frétiller les papilles en demande de votre petit loup. Réduisez alors progressivement la prise de biberons en fonction aussi du caractère de votre enfant (peut-être est-il plus disposé à boire un bibi à certains moments de la jour­née, l’observation s’impose!) et veillez tou­jours à atteindre les 500 ml de lait nécessaires au quotidien, en jouant de petits bouts de fromages ou de yaourts par exemple.

Notre conseil : « Attention ! Le lait n’est pas uniquement riche en calcium ! Composé à 90% d’eau, si votre baby boude son biberon, il vous fau­dra veiller à correctement l’hydrater en toutes circons­tances. Vous pouvez ici tout fait vous tourner vers des eaux riches en calcium pour un double effet.»

Je trouve mon enfant un peu trop potelé… J’ai peur qu’il souffre plus tard d’obésité…

État des lieux : lorsque Bébé souffle sa première bougie, il pèse en moyenne une dizaine de kilos. Oui, une moyenne, car évidemment chaque enfant est différent, certains pouvant prendre du poids plus facilement que d’autres. Vous trouvez la silhouette de votre poupon joufflu terri­blement craquante et pourtant, parfois, une petite voix s’affole en vous et vous alerte sur les premiers signes de l’obésité infantile. Pas de panique, si celle-ci n’est pas médica­lement avérée, il vous suffira de quelques petits aménagements au quotidien pour chasser ce nuage épineux de votre esprit.

Les bons réflexes : votre enfant mange à sa faim et c’est bien normal. Avec appétit, il engloutit joyeusement les bons petits plats que vous lui mijotez et sa mine ravie devrait davantage vous encourager plutôt que de vous inquiéter.

Pour autant, si Bébé a un bon coup de fourchette mais qu’il a tendance à prendre du poids un peu trop rapidement, il est grand temps pour vous de lui inculquer les bonnes règles pour une hygiène de vie parfaite. Et oui, fini le temps où votre baby bascule de son petit lit douillet à vos bras en mode petite chose toute fragile, aujourd’hui il est capable de bouger et de s’activer, pour toucher du bout de la couche les prémices de la fameuse « activité physique régulière » nécessaire à chacun. S’il ne marche pas en­core, préférez par exemple le tapis d’éveil au transat, où il aura davantage tendance à se mouvoir et si ses petits petons sont actifs, n’hésitez pas à stimuler ses gambettes pour de jolies petites balades en famille. Plus tard, évitez au maximum de le laisser devant la télévision, activité passive qui favorise gran­dement le grignotage.

Pour éviter les prises de poids trop impor­tantes, une alimentation saine aussi s’im­pose. Et comme Bébé n’est pas encore tout à fait apte à passer derrière les four­neaux, c’est à vous que revient cette grande responsabilité. Variez les plaisirs tout en adoptant des menus sains et bons pour la santé à base de fruits et légumes, de pois­sons maigres et de viandes blanches, et ne laissez plus vos boîtes de Haribo et autres paquets de Granola, librement à disposi­tion. Le suivi pédiatrique de votre enfant déterminera bien sûr si oui ou non, il faut s’alarmer davantage.

Notre conseil : « Ne privez jamais un tout-petit de nourriture sous prétexte qu’il a tendance à s’ar­rondir un peu trop à votre goût. S’il a faim, votre rôle est bien évidemment de le sustenter. A vous donc de donner les bons codes à votre enfant dès le plus jeune âge, en lui proposant un fruit ou un laitage pour calmer ses ardeurs gustatives, plutôt que de passer illico par la case gâteaux. »

J’ai l’impression que mon enfant ne fait que grandir, et côté budget vêtements, cela devient compliqué… Des solutions ?

État des lieux : un enfant grandit, et grandit même beaucoup au cours de ses premières années. C’est un fait mais aussi un signe que votre bambin est en parfaite santé. Seule­ment voilà, la garde-robe de votre loulou est mise à mal et votre porte-monnaie aussi…

Les bons réflexes : habiller son enfant est un réel plaisir. Quelle maman n’aime pas courir dans les magasins ou farfouiller sur le Net pour trouver les dernières tendances qui feront de leur enfant une bouille d’amour ultra stylée. Mais entre le développement corporel de votre petit loup et ses vêtements furieusement ravagés par les petits accros et grandes roulades dans l’herbe, côté dressing, vous avez du mal à gérer. Pourtant, il existe tout un tas de bons plans pour vêtir votre bambin sans vous ruiner !

Si les bourses aux vêtements qui pullulent dans votre région peuvent être une mine d’or pour trouver des petits habits en masse au top pour aller au parc ou à la crèche par exemple, on aime aussi l’idée du troc qui s’est installé de façon prédominante sur la toile. Les sites fourmillant d’occasions en tous genres sont d’ailleurs maintenant légion et vous pourrez dénicher de véritables bonnes affaires en parfait état à petits prix, sans trop de difficulté. Les enseignes bon marché proposent elles aussi dorénavant de vraies pépites ultra tendance pour une poignée d’euros, et s’éloignent définitivement d’un esprit basique que l’on redoute tant. Et oui, il semblerait bien qu’habiller Bébé n’a jamais été aussi facile ! Et si vraiment vous y tenez, craquez pour une tenue de grande marque par saison, à sortir au cours de grandes oc­casions. Notre conseil : « Et si vous faisiez preuve de prévoyance. C’est votre premier enfant ? Pourquoi ne pas conserver les petits habits qui lui sont maintenant trop petits et qui sont en bon état en vue d’un pro­chain enfant ? Ils peuvent aussi s’avérer très utiles en cas de grossesse d’une amie par exemple, ou bien si vous souhaitez vous adonner aux joies du troc ! Vous pouvez aussi les revendre sur des sites spécialisés et ainsi cagnotter pour offrir à Bébé une toute nouvelle garde-robe… »

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