Caprice, mon amour !

Véritables petites punaises dans le quotidien des parents, les caprices sont le lot commun de nos diablotins, qui affirment ainsi leur petit caractère. Et parfois, dur dur de garder notre calme. Quelques pistes pour gérer les frasques de vos bambins…

Moue boudeuse, sourcils froncés et bras croisés, votre minus pas plus haut que trois pommes vous tient tête. Pire, il se roule par terre, en boule, hurlant à qui veut bien l’entendre – en l’occurrence les gentilles mamies qui ont eu la bonne idée de faire leurs courses au même moment que vous – qu’il restera là tant qu’il n’obtiendra pas le paquet de bonbons tant convoité et que vous essayez, tant bien que mal, de lui refuser. Vous en voulez encore ? Il commence à donner des coups de pieds aux boîtes de conserve de pois chiches qui n’ont rien demandé, et le vigile fait les gros yeux en secouant la tête, dépité, devant votre incapacité à gérer votre gosse. Visiblement, il n’a pas d’enfant.

Car si certains ont la chance d’avoir des petits anges qui n’ont jamais fait aucun caprice de quelque nature que ce soit (je veux des preuves!), les autres, autant dire la plupart, connaissent au moins une fois dans leur vie la gêne et les nerfs qui s’affolent à cause d’un petit pet de cervelle.

LES CAPRICES, C’EST NORMAL !

Et oui, malgré leur nature un brin incontrôlable et inopiné (ils savent toujours quand faire un caprice pour qu’il soit le plus embarrassant, c’est fou!), ils sont pourtant considérés par les pédopsychiatres, comme une manifestation tout à fait normale dans le développement de votre enfant. A prendre avec des pincettes toutefois selon l’âge de votre petit bout, car les caprices n’ont pas la même signification selon s’il est tout-petit ou en âge de raison.

Pour les plus jeunes, le caprice est parfois le seul moyen qu’un tout-petit de deux ou trois ans trouve pour exprimer sa frustration. N’oublions pas qu’il est encore très jeune et n’a pas la même façon d’appréhender la réalité des choses. Ainsi, quand il n’y a plus aucun de ses gâteaux préférés dans le placard, il se met à pleurer, à crier ou à se rouler par terre (ça dépend des caractères), pour montrer son indignation. Plus tard, le caprice sera le témoignage d’une certaine confrontation avec l’autorité parentale et un moyen évident d’affirmer son petit caractère.

Vous l’aurez compris, inutile alors de culpabiliser. Même s’il fait un petit caprice de temps à autre, cela ne veut pas pour autant dire qu’il y a dans votre foyer un défaut d’autorité ou bien que votre pitchoune est mal élevé. Tant que cela reste raisonnable et encadré, la chose est considérée comme naturelle. Ouf !

A CHACUN SES CAPRICES…

Avant de tenter de trouver des solutions pour contrecarrer les pétages de plomb plus ou moins fréquents de nos petits amours (sic!), il faut tout d’abord essayer de définir quel type de caprice votre enfant est en train de faire. Il y a ici, deux formes très fréquentes. Il y a le caprice occasionnel, qui survient lorsqu’un bambin n’obtient pas l’objet de ses désirs, illustré souvent par des crises de larmes, des hurlements et un bon gros chagrin. Puis il y a ceux qui vont plus loin, qui transpirent une certaine rage et sur lesquels il faut davantage se pencher. Plus fréquents, ils sont généralement plus violents. L’enfant peut alors se taper la tête contre les murs, avoir envie de tout casser dans sa chambre ou ailleurs ou encore se met à vous frapper. Là, il y a certainement un signe de malaise plus profond et même si appeler au secours Pascal le grand frère, n’est peut-être pas le premier réflexe à adopter, il sera tout de même de bon ton d’en parler au pédiatre de votre enfant qui saura vous guider vers la solution la plus adaptée.

Pour les cas les plus simples dirons-nous, il faut dans un premier temps garder son calme. OK, des fois c’est pas facile. Et pourtant, rester zen permettra à votre enfant de comprendre qu’il agit de façon hors-normes, et il se calmera plus vite. Si au contraire vous allez en frontal avec votre pitchoune, vous entrerez dans un conflit où la surenchère sera la règle et c’est alors le tourbillon infernal qui commencera… A voir celui qui craquera le premier et là, c’est la roulette russe !

L’ATTITUDE À ADOPTER

En réalité, je vous le dis, il n’y a pas UNE bonne attitude à adopter. Ici, tout dépend de l’âge de votre enfant et de la nature de son caprice. Dans tous les cas, il est recommandé comme expliqué plus haut, de ne pas s’énerver, de ne pas crier et de ne pas frapper votre petit chou. Ce type d’action n’aura que l’effet inverse de le braquer et la situation risque fort de dégénérer.

Si par exemple, au cours de la balade en caddie de la semaine, votre bambin vous fait un caprice pour un jouet qui n’était pas prévu sur votre liste, expliquez-lui tout simplement que cette-fois-ci, il n’y aura pas de cadeau. Aidez-le à comprendre en lui parlant de votre propre enfance, en lui rappelant que vous-même vous n’aviez pas tout ce que vous vouliez à son âge. Essayez de lui faire entendre raison également en lui montrant que vous le comprenez, que ce n’est pas pour lui faire de la peine mais que c’est comme ça et pas autrement. La fermeté peut aussi passer par une forme de douceur… et aussi par le changement de rayon illico.

Vous estimez qu’un caprice va trop loin et qu’il dépasse les bornes des limites ? Là encore, il faudra vous armer de patience et surtout expliquer avec des mots simples les choses à votre enfant. S’il a un comportement que vous jugez inacceptable, dites-le lui et surtout, insistez bien sur le fait que ce n’est pas la bonne façon de faire. Le dialogue reste encore la plus efficace des façons d’exprimer à votre bambin votre mécontentement. Lui en retour aura toutes les clés pour comprendre ce qu’il a mal fait et pourra alors rectifier le tir.

QUELQUES ASTUCES

C’est bien connu, nous autres parents aimons échanger nos astuces. Après tout, nous faisons partie d’une sorte de confrérie que nous seuls pouvons comprendre, surtout lorsqu’il s’agit de caprices difficiles à gérer. Alors voilà un pêle-mêle des trucs et trouvailles à tester chez vous, si le coeur vous en dit.

Dans un premier temps, il est essentiel que vous et votre moitié gardiez la même ligne de conduite. En effet, si un papa ou une maman décide d’adopter une stratégie précise pour faire face à un caprice, il serait très mal perçu par l’enfant que l’autre parent agisse contrairement. Soyez unis face à la crise, vous serez plus forts pour l’apaiser.

Ensuite, essayez au maximum de prévenir le mal. Vous connaissez votre enfant et il y a des situations qui sont pour lui un rendez-vous établi avec un joli caprice, comme au moment du coucher ou au passage dans le rayon bonbons du supermarché. A vous donc de tempérer les choses en préparant le terrain. Avant même d’atteindre le point sensible, prévenez votre enfant que vous n’accepterez pas un comportement déplacé. Que quand vous l’aurez décidé, c’est vous et vous seul qui déterminerez si oui ou non il mérite d’avoir un bonbon ou s’il est grand temps d’aller s’abandonner aux bras de Morphée. Dans tous les cas, il faut tenir ce que vous lui avancez. Malheureusement, si vous cédez par fatigue ou lassitude, votre fripouille aura aperçu la brèche et là, il sera difficile de faire marche arrière.

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