Voiture, je te hais !

La question de Naïma, maman d’une petite Saja âgée de 6 ans.

« Depuis toujours, ma fille a une peur bleue de la voiture. Pour les petits trajets jusqu’à l’école, ça va un peu mieux. Mais dès que c’est plus long, c’est la cata et moi, je ne sais plus quoi faire ».

La voiture est un élément qui fait partie prenante du quotidien. Pour les petits trajets comme pour les départs en vacances, elle est l’indispensable des familles, symbole d’une certaine liberté d’action. Pour les pépins et urgences, elle sait aussi répondre « présent » et c’est pourquoi, bien souvent, il devient difficile de s’en passer. Mais quand celle-ci se mue en une source d’angoisses pour l’un ou l’autre des membres de votre jolie famille, votre auto devient la mauvaise actrice d’un film d’horreur de seconde zone.

UN PROBLÈME, DES SOLUTIONS

Votre fille semble avoir une peur viscérale de la voiture, soit. Aussi faut-il dans un premier temps, tenter de comprendre d’où vient ce malaise. Peut-être avez-vous eu un accident qui l’aurait traumatisée ? Un petit accrochage sans grand danger, mais qu’elle aurait interprété d’une autre manière ? Lui poser des questions est essentiel pour découvrir ce qui se cache derrière ses craintes soudaines ou non. Dans tous les cas, ne prenez jamais cette angoisse latente à la légère et n’en riez pas. Votre enfant se sentirait incomprise et s’enfermerait dans un mutisme encore plus difficile à gérer.

Si vraiment, dans la chronologie des faits, aucun événement marquant ne semble avoir été le point de départ de cette appréhension, peut-être a-t-elle tout simplement entendu une conversation de grands dans laquelle vous vous rappeliez l’accident tragique de la tante Huberte, ou bien est-elle tombée sur un reportage à la télévision où l’on évoquait les dangers des trajets en voiture. Les enfants visualisent les choses très différemment de nous et un tout petit détail, si infime soit-il, peut créer un cataclysme dans leurs petits cerveaux.

Au quotidien, rassurez-la de douces paroles, roulez très prudemment et montrez que vous-mêmes, parents garants d’une certaine sécurité pour vos pitchounes, êtes plutôt sereins au volant. C’est dans un climat de confiance que votre bambin évoluera plus paisiblement, bien qu’il ne faille pas pour autant en oublier les règles de sensibilisation à la sécurité routière.

NOTRE CONSEIL :

Si le problème persiste, n’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste qui vous dirigera vers un spécialiste de la psychologie enfantine. En effet, peut-être qu’un professionnel saura déceler quel est le mal profond de votre bout’chou, ses origines et l’aider à exacerber ses craintes.

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