Le SAV des parents…

Parce que le QUOTIDIEN des jeunes parents est ponctué de gros doutes et petits tracas, voici un petit GUIDE DE SURVIE pas à pas, pour suivre l’évolution de votre poupon. Vous avez des questions ? Nous tentons d’y répondre !

DÈS LA NAISSANCE

Je suis censée accoucher tout début de l’hiver. Pourrai-je promener mon Bébé sans danger ? Ne va-t-il pas avoir trop froid ?

État des lieux : à la naissance, un bébé ne dispose pas d’un système de régula­tion thermique mature qui lui permette, en cas de gros coup de froid, d’adapter sa propre température interne aux caprices de la météo. Ce n’est qu’à partir de huit semaines de vie qu’il aura la capacité de se thermoréguler par lui-même. Dès votre sortie de la maternité, si le thermo­mètre est en mode glagla, la vigilance est donc de rigueur et pour cause, votre lou­lou est particulièrement sensible à l’hos­tilité du froid, qui le saisit au corps en un rien de temps.

Les bons réflexes : si votre nouveau-né craint le froid par nature, ce n’est pas une raison non plus pour le garder des semaines entières cloîtré à la maison. Au contraire, les balades avec Bébé sont for­tement recommandées, ne serait-ce que pour vous aérer un peu et qu’il fasse, ti­midement mais sûrement, connaissance avec le monde extérieur. Évidemment, pour mettre le nez dehors avec un tout-petit, certaines conditions doivent être réunies. On évite les températures polaires qui vous glaceraient le sang en moins de deux, les jours de tempêtes de neige, de grand vent ou de brouillard givrant. Pour une balade bien au chaud en toute sécurité, on ne recommande que trop l’utilisation d’un porte-bébé ventral, qui assurera à votre pioupiou un maintien au chaud efficace en toutes circonstances. Il faudra également que votre petit ange soit bien emmitouflé dans une bonne combinaison d’hiver par exemple, et on n’oublie pas de lui couvrir convenablement les pieds, les mains et la tête.

Apprenez aussi à déceler les signes d’in­confort de votre bébé. S’il remue dans tous les sens et a le nez frisquet, peut-être cherche-t-il tout simplement à se réchauffer ? Si au contraire il devient tout rouge et sue à grosses gouttes, il faudra de toute évidence retirer une couche de vêtements.

Notre conseil : « C’est bien connu, que ce soit chez l’enfant ou l’adulte, notre chaleur in­terne a tendance à s’évacuer par le sommet de notre crâne. Voilà pourquoi il est essentiel de bien couvrir la petite tête de votre bambin avec un bonnet doublé de la capuche d’une combinaison par exemple, pour qu’il reste bien au chaud… »

DÈS 3 MOIS

Comment bien choisir mon assistante maternelle ?

État des lieux : votre congé mat’ tire à sa fin et vous voilà soudainement arrachée à votre cocon douillet, sans ménagement. Votre mission maintenant, même si vous ne l’acceptez pas de gaieté de coeur, trou­ver le mode de garde adéquat à votre si­tuation familiale et votre emploi du temps. Pour vous, par choix ou par obligation, ce sera une assistante maternelle sinon rien.

Mais comment savoir si la personne que vous élirez « nounou » sera la bonne ? Comment être certaine que celle à qui vous confierez votre enfant saura prendre soin de lui en toutes circonstances ? A moins de n’être confrontée à une urgence où votre instinct maternel sera votre meil­leur indicateur, la première des règles à ob­server, c’est de prendre votre temps.

Les bons réflexes : avant même de vous rendre au Relais d’Assistantes Mater­nelles de votre commune, peut-être pou­vez-vous vous fier à votre entourage ou au bouche à oreilles. Il n’est pas rare que dans nos connaissances plus ou moins proches se trouve une perle qui fera la nanny idéale pour votre bout’chou. Vous séchez ? Pas de panique, un petit tour du côté de la RAM devrait vous rassurer. Ici, on vous fournira la liste des assistantes maternelles agréées de votre ville. Il ne vous restera alors plus qu’à chiner, tout en ayant au préalable, pour gagner du temps, dressé une petite note sur les critères qui vous semblent indispensables. Lieu d’ha­bitation, âge et nombre des enfants déjà gardés, expérience, capacité d’adaptation aux horaires décalées… Autant de points qu’il vous faudra éclaircir avant même de décrocher le combiné.

Une fois votre sélection faite, n’hésitez pas à solliciter un rendez-vous avec chacune d’entre elles, qui vous permettra de vous faire une opinion in situ, où généralement le « feeling » fait une grande part du travail.

Notre conseil : « Lorsque vous vous rendez chez une assistante maternelle potentielle, n’hésitez pas à aiguiser votre sens de l’observation pour dé­celer si le cadre de vie proposé est le bon pour votre bébé. Posez des questions, demandez à visiter les pièces dédiées aux enfants, jetez un oeil côté sécurité et fiez-vous à votre instinct. Non, vous n’aurez pas un comportement déplacé, juste celui d’une maman… Et si la personne en face de vous réagit étrangement, peut-être qu’il faut tout simplement passer votre chemin ! »

DÈS 6 MOIS

Peut-on faire faire de la gymnas­tique à Bébé ?

État des lieux : Bébé grandit, il gigote et agite ses bras et ses gambettes à tout-va. Vous avez entendu parler de la gymnas­tique pour bébés dans un reportage à la télévision, mais ne savez pas réellement  en quoi cela consiste. No stress, on va vous répondre ! La Bébé Gym, c’est une discipline de plus en plus en vogue chez les jeunes parents. On ne parle pas ici de mé­tamorphoser votre fripouille en athlète des Jeux Olympiques, mais simplement de lui proposer une activité aussi ludique qu’enri­chissante, qui participera d’une façon éton­nante à son développement psychomoteur.

Ici, deux choix s’offrent à vous. Soit vous optez pour quelques exercices à la maison qui vous aideront à stimuler la tonicité de votre loulou et ainsi, canaliser son énergie, soit vous pouvez vous tourner vers des clubs de gym pour bébés, qui offriront un cadre rassurant et un accompagne­ment de chaque instant.

Les bons réflexes : tout d’abord, gar­dez bien en tête l’objectif de ces séances. Elles ne sont pas faites pour apprendre à Bébé telle ou telle gestuelle, comme se te­nir assis, debout ou marcher. Ces séances de gymnastique pour vos fripouilles sont davantage l’occasion de partager un joli moment de complicité avec votre enfant, tout en lui proposant de s’ouvrir sur le monde extérieur.

Les clubs dédiés sont particulièrement bien pensés. Ils possèdent tous un équi­pement au top qui répond aux normes de sécurité les plus strictes qui soient. Ici, vous aurez non seulement la possibilité d’échanger avec des professionnels de la petite enfance et d’autres parents sur les progrès de votre poupon, mais vous pourrez surtout profiter d’installations que vous n’avez pas chez vous. Des tun­nels aux piscines à balles, en passant par d’énormes ballons colorés, trampolines et autres petites balançoires : tout a été étudié pour que Bébé s’éclate en compa­gnie d’une dizaine d’autres bambins. L’air de rien, votre baby travaillera l’équilibre et la coordination de ses mouvements, tout en prenant part à une fiesta du ton­nerre par la même occasion !

Notre conseil : « Même si l’expérience est une véritable réussite et que l’envie vous prend de participer quotidiennement à ce genre de séances, préférez vous limiter à une ou deux session maxi­mum par semaine, ne serait-ce que pour ne pas lasser votre enfant. Si vraiment votre bout’chou a la bougeotte, vous pouvez aussi tenter de petits exercices à la maison, ou participer à un cours de Bébés Nageurs, tout aussi fun ! »

Dès 1 an

Mon enfant a toujours soif. Est-ce normal ?

État des lieux : c’est fou ce que les tout-petits peuvent être étonnants. Et dire que dans quelques années, vous bataillerez peut-être pour lui faire avaler une gorgée d’eau ! En réalité, un bébé a besoin, tout comme l’adulte, d’une certaine quanti­té d’eau pour être en bonne santé. S’il a soif, c’est tout simplement parce qu’il est en train de reconstituer ses réserves. Il apprend à écouter son petit corps, alors pourquoi l’en empêcher ? Bien sûr, si votre kid présente des signes de déshydratation (lèvres gercées, fatigue prononcée, pipis et selles trop peu fréquents…), consultez sans tarder. Si ce n’est pas le cas, donnez-lui à boire à volonté ! Après tout, cela ne fera qu’augmenter un rythme de changements de couches déjà bien chargé…

Les bons réflexes : il a soif. OK. Mais que lui donner à boire ? Ici, il y a plusieurs écoles, notamment en ce qui concerne l’eau du robinet. De toute évidence, si la mairie de votre ville a émis un arrêté sur la présence de germes dans celle-ci, le robi­net reste fermé. Si vraiment vous craignez une composition douteuse, l’eau minérale en bouteille semble davantage faite pour vous. Attention toutefois, choisissez des eaux faiblement minéralisées pour votre enfant jusqu’à deux ans. Plus tard, vous pourrez passer à des eaux plus riches en calcium.

Envie d’un peu de pétillant dans le quoti­dien ? Ne cédez pas à l’attrait des boissons pétillantes, quelles qu’elles soient. Et en­core moins les sodas. Les bulles ont pour effet de perturber les intestins encore tout fragiles de votre pioupiou et le sucre (entre autres!) contenu dans un verre de Coca ou d’Orangina… Et bien cela se passe de commentaires. Vous pouvez en revanche ajouter un peu de jus de fruits à l’eau de votre bambin, histoire de mettre du fun dans le quotidien !

Notre conseil : « Pendant les repas, privilégiez toujours de l’eau pour faciliter la digestion de votre enfant. En dehors des repas, le lait est aussi une excellente boisson, riche en calcium et juste idéale pour le petit-déjeuner et le goûter. Dans tous les cas, évitez au maximum les boissons sucrées, même s’il ne faut pas vous mettre martel en tête pour autant, si Bébé trempe son doigt dans votre verre d’Oasis… Juste par curiosité ! »

Dès 2 ans

J’ai l’impression que mon enfant ne mange pas assez, qu’il perdl’appétit…

État des lieux : d’habitude si gourmand et prédisposé à faire mille et une décou­vertes gustatives, votre bambin semble tout à coup bouder la fourchette. Lui qui avait un estomac plutôt aventurier, son appétit d’oiseau si soudainement apparu a tendance à faire paniquer la maman pro­tectrice que vous êtes. Toutefois, sachez qu’il est tout à fait normal qu’un enfant ait des passages à vide côté assiette de temps à autre. Vers l’âge de deux ans, il s’affirme de plus en plus, ose exprimer ses goûts… et ses dégoûts et peut refuser catégorique­ment tout nouvel aliment dans ses petits menus.

Même si la situation est assez perturba­trice dans son genre, elle n’en reste pas moins habituelle et nécessite seulement un brin d’observation et de patience.

Les bons réflexes : votre enfant refuse d’ingurgiter un aliment qui le rebute à grands coups d’affreuses grimaces ? Pour­quoi le forcer et risquer d’entrer en conflit avec sa quête d’autonomie ? Préférez plu­tôt instaurer un dialogue, avec des mots simples et compréhensibles, pour tenter de comprendre pourquoi ce légume ou ce plat ne lui plaît pas. En posant des mots ou des gestes sur son ressenti, vous pourrez vous engouffrer dans la brèche et ainsi jouer d’astuces pour lui redonner de l’appétit.

Pour lui redonner le goût de la nourriture, rien ne sert de punir à tort et à travers. Vous pouvez en revanche tenter de varier les plaisirs en lui proposant des recettes plus ludiques, colorées, déguisées… Vous pouvez également le faire participer à l’élaboration d’un gâteau par exemple, ou l’emmener en balade sur un marché où chacun de ses sens sera en éveil !

Évidemment, si d’autres signes accom­pagnent la perte d’appétit de votre loulou comme une grosse fatigue, des sautes d’humeur fréquentes ou une nausée per­sistante au moment des repas, n’hésitez à consulter votre médecin qui pourra déter­miner s’il s’agit simplement d’une période de transition ou bien d’une affection plus grave.

Notre conseil : « pour donner de l’appétit à votre enfant à l’heure des repas, on évite les goû­ters trop riches même s’ils sont rassurants et tous grignotages quels qu’ils soient. Bien souvent, les bambins n’ont pas faim au dîner, tout simplement parce que leur petit estomac est déjà plein ! »

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