Enfants de la balle…

Qui sont ces enfants qui se cachent derrière ces spots télévisés et ces images glacées de magazines ? Qui sont ces bouilles d’amour qui tantôt nous émeuvent, tantôt nous font rire ? Loin du star système, de la télé-réalité et des paillettes, dix familles nous ont ouvert leurs portes pour nous raconter leur aventure.

IL ÉTAIT UNE FOIS….’’L’IDÉE’’

Elle arrive souvent de l’extérieur. Un article croisé dans un bon magazine (comme celui-ci qui, pourquoi pas, fera peut-être naître des vocations)… La famille, les amis qui trouvent que Chérubin est trop choubidou et qu’il devrait faire carrière, ou encore une ENORME envie d’avoir de très beaux clichés à conserver pour toujours comme un véritable trésor… Bref, chemin faisant, maman se dit pourquoi pas. Et oui, dans 90% des cas, c’est Madame qui est à l’initiative de la démarche et c’est Papa qui reste à convaincre. Pas d’inquiétude pour autant, les papounets que nous avons rencontrés ont tous fini par être séduits par l’idée, mais gardent tout de même un oeil protecteur et ouvert sur leur progéniture, sur ce qu’ils font… et ne doivent pas faire !

AU SUIVANT…

Côté castings, prises de vues et tournages, c’est finalement comme toutes les autres activités. Pour les bambins, seuls les mercredis, samedis ou vacances scolaires peuvent être bookés. Dans beaucoup de cas, c’est maman qui s’y colle, sans bouder son plaisir bien évidemment. Question castings, l’attente est toujours plus longue que le passage… Clic clac, t’es dans la boite !

Nos petits mannequins n’ont pas l’air d’être blasés pour autant puisque de 4 à 16 ans, ils ont tous conscience que le casting est un passage obligé et pour la plupart, se prêtent très bien au jeu. De vrais petits pros.

Ensuite, lorsque la réponse est négative, rares sont ceux qui sont vraiment déçus. Ils attendent tous la prochaine fois et à la question « pourquoi es-tu content de faire cette activité », c’est une ola enthousiaste de « j’aime bien » qui est tout simplement venue à nos oreilles…

STRIKE A POSE…

A part s’ils ont débuté tout bébé où là, c’est maman qui raconte, la première fois reste souvent bien ancrée dans la mémoire de nos bouts de chou. Jusqu’au détail même de ce qu’ils portaient le Jour J, comme cette puce qui décrit avec précision les vêtements qu’elle a essayé trois ans plus tôt et surtout, la super copine qu’elle s’est faite cette après-midi là. Mais qu’aiment-ils vraiment dans ces moments hors du temps ? Et bien les filles restent des filles et exultent en mode make-up, coiffure, jolis habits, tandis que les garçons retiennent plus le fun et les rigolades entre copains.

« Préfères-tu faire des photos ou tourner des films ? » Et bien ici, les avis sont partagés. Et oui, à chacun son plaisir. Si certains préfèrent plutôt poser que de jouer de la caméra, par gêne ou par lassitude du côté rébarbatif de la chose, d’autres affirment que les tournages sont plus drôles, car on peut bouger, danser, chanter et ensuite se voir à la télé… Et bien sûr, entendre cette phrase mythique : « Silence demandé, Moteur, Ça tourne ! »

PAS DE TABOU CÔTÉ SOUS…

Qu’on se le dise, l’argent gagné par nos chères têtes blondes, brunes et rousses lors de leurs shootings ou tournages est défini selon un barème bien précis avec des minimum syndicaux inhérents à la profession. Cet argent est d’ailleurs bloqué à la Caisse des dépôts et consignations et ne sera accessible qu’à leur majorité. Même si certains parents sont conscients que cela est un plus et leur fera un joli pécule pour démarrer dans la vie et bien il n’en est pas pour autant le moteur de leur démarche. D’ailleurs, aucun enfant ni ado ne nous a parlé petits sous tout au long de l’interview. Un régal !

ET QUAND L’IMAGE PARAIT !

Et bien papas et mamans à l’unisson sont d’abord curieux, puis ensuite avouent être quand même un peu fiers… Qui n’aime pas voir son enfant en photo ? Si les clichés ont en plus été réalisés par des professionnels où, du décor jusqu’aux looks, tout est harmonisé, ça fait un bien joli souvenir !

Côté bambins, on est ravi de voir le résultat de ce que l’on a fait même si parfois l’attente est longue car certaines photos ou films sortent un an après les avoir réalisés. Avant 10 ans, si l’envie est là, on montre à ses amis proches les fameux clichés comme on montrerait une médaille gagnée au judo et les regards des petits camarades sont plutôt curieux et bienveillants. Post 11 ans, l’image ayant pris une telle importance dans les cours de récré, on évite «au max» d’en parler pour pallier à toutes jalousies et railleries.

QUAND JE SERAI GRAND(E) JE SERAI….

Que d’étonnantes réponses ! Cette activité semble ouvrir le champ des possibles notamment concernant les futures professions. Car finalement, si aucun des pitchounes que nous avons croisés ne veut devenir mannequin et bien nous avons interviewé une future styliste de plateau, une styliste de mode, une illustratrice de BD, un photographe, un régisseur, un comédien mais principalement de théâtre et un réalisateur. De quoi varier les plaisirs…

ON CONCLUT L’INTERVIEW…

L’important c’est de S’AMUSER comme dans n’importe quelle autre activité. D’ailleurs, tous les enfants que nous avons rencontrés font en parallèle au moins une autre activité extra-scolaire du type football, rugby, escrime, danse et gym. Tous les parents nous ont d’emblée dit que lorsque leur enfant ne voudrait plus faire des photos et des films, cela s’arrêterait dans l’instant et promis, « nous ne leur avons pas mis le couteau sous la gorge contrairement aux idées reçues »…

On n’oublie pas de dire un grand merci à Arthur, Eléonie, Eliot, Gabriel, Gael, Ilona, Juliette, Lisa, Lucie, Morgane, Remi, Sixtine et Timéo qui se sont prêtés au jeu des questions / réponses avec drôlerie et professionnalisme à la fois !

ON EST TENTÉ… CONCRÈTEMENT COMMENT FAIT ON ?

1 On se renseigne sur l’agence de mannequins pour enfants la plus proche de chez soi. Internet est là ! Un impératif, elle doit avoir un numéro d’agrément car il s’agit d’une activité très encadrée. Ne pas hésiter donc à leur demander, toutes les agences dites « sérieuses » vous le communiqueront sans sourciller. En principe, chaque agence a un site Web et sur celui-ci vous trouverez un formulaire à remplir pour «candidater». Vous pouvez expédier vos clichés à toutes celles qui vous font de l’oeil, histoire de multiplier les chances de votre petit loup.

2 Le choix des photos, c’est là que tout va se jouer… Les agences en demandent en général trois ou quatre (3 portraits et 1 plain-pied). On fait attention au poids des photos (trop lourd et ça n’arrivera jamais à bon port ), à leur format (un poster n’est pas très valorisant sur un écran et il est difficile de juger une personne en version puzzle) et à leur qualité (plus elles sont nettes, mieux c’est !).

On évite aussi les photos où notre bout’chou est flou, dans la pénombre, tout au bout du couloir avec ses cousins cousines, la purée de carotte en guise de gloss, les masques de déguisements et le maquillage. Le recruteur a beau avoir un oeil expert, ce qui peut être drôle, convivial et un bon souvenir pour nous autres parents peut rapidement ici nous desservir.

On optimise et pour cela on fait simple et efficace. On opte pour de jolis portraits naturels, souriants sur un fond neutre (porte ou mur uni) ou en extérieur. On vous suggère même d’en faire tout spécialement pour l’occasion, ça sera aussi une façon de voir si junior se prête au jeu !

3Ensuite, il vous faudra patienter entre une à trois semaines. Oui, l’apprentissage de la patience sera votre principal challenge au cours des mois qui vont suivre. A savoir que pratiquement toutes les agences ont la gentillesse de répondre à toutes les candidatures, on est loin du process de recrutement des grands et c’est tant mieux !

4 La réponse arrive enfin. Si elle est négative (il faut savoir qu’en moyenne, seulement 1 candidature sur 200 est retenue), ne jamais culpabiliser et surtout ne pas le faire vivre comme une défaite aux yeux de l’enfant. Si le coeur vous en dit, vous pourrez d’ailleurs retenter votre chance plus tard ou approcher de nouvelles agences !

Si au contraire la réponse est positive et bien là, à vous de jouer ! Il vous faudra prendre rendez-vous avec l’agence en question histoire de vérifier que le courant passe et que pour vous, le cadre est suffisamment sécurisant. Dans le cas où vous avez multiplié les démarches et que votre bout de chou retient l’attention de plusieurs maisons, il est conseillé, contrairement aux idées reçues, de choisir une seule agence. C’est un gage de confiance et de réciprocité, et les professionnels qui ont craqué sur le minois de votre diablotin vous le rendront bien !

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