Coliques, pas de panique !

Les COLIQUES du nourrisson sont une véritable source d’angoisse, voire une EPREUVE, pour les parents. Elles sont pourtant bénignes, mais provoquent des pleurs spectaculaires, sans symptôme apparent. Voici quelques CONSEILS pour mieux comprendre, et éventuellement prévenir, ce qui se passe.

Quand bébé débarque pour la première fois dans votre vie, son organisme est presque formé. Mais seulement presque et c’est là tout le pro­blème ! En effet, son système digestif reste immature. Jusqu’à l’accouchement, Bébé a été nourri directement par le cor­don ombilical et la circulation sanguine de ce dernier. Son tube digestif et son estomac n’ont pas encore fonctionné. Cette immaturité du tube digestif pour­rait-être l’une des causes des coliques qui vont probablement le faire souffrir d’ici peu.

En réalité le corps médical n’a pas de certitudes sur les raisons de ces douleurs. Dans la majorité des cas, elles résultent de l’interaction de facteurs digestifs (mo­tricité intestinale, gaz intestinaux, intolé­rances alimentaires), et non digestifs (la croissance de l’organisme).

La différence individuelle de compor­tement de chaque nourrisson compte déjà puisque certains pleurent moins que d’autres. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’un Bébé souffrant de coliques n’est pas fatalement atteint d’une maladie du tube digestif. C’est pour cette raison que l’on parle de coliques uniquement si votre bébé est en bonne santé et a son poids normal.

Si vous allaitez, il semblerait que le lait en tout début de tétée soit plus fort en lactose et que cette concentration favori­serait les coliques si Bébé s’endort immé­diatement après le début de la tétée. Vous devez donc stimuler votre bébé pendant sa tétée, afin qu’il tète durant une ving­taine de minutes sans s’endormir.

De même, il existe des différences dans les fonctions physiologiques. La matu­ration des mécanismes de digestion des sucres, par exemple, peut se faire plus ou moins rapidement selon les enfants. Tout en restant « normaux », certains fonctionnements de l’organisme de votre baby peuvent donc provoquer des pleurs.

Comment reconnaître les coliques chez Bébé ?

Si votre petit ange n’arrête pas de pleurer, commencez par aller voir votre pédiatre afin qu’il vous confirme qu’il s’agit bien de coliques. Si c’est le cas, vous appren­drez très vite à les reconnaître ! Elles sont accompagnées de crises de larmes inconsolables qui surviennent de façon intense et fréquente, parfois de manière marquée après son repas. On les associe à une agitation (bébé se tord, replie ses jambes contre son ventre) et à l’émission de gaz qui parfois l’apaisent. Les coliques n’ont pas nécessairement d’incidence sur les selles, qui sont généralement nor­males (jaunes et liquides pour un bébé allaité, notamment). Une étude a mis en évidence que la durée cumulative des pleurs sur la journée est en moyenne de 1h45 à deux semaines de vie, de 2h45 à six semaines de vie et diminue ensuite à moins d’une heure à partir de douze se­maines de vie. Plus rarement, les pleurs peuvent atteindre douze à quinze heures par jour.

Les coliques font généralement leur ap­parition autour de la deuxième ou troi­sième semaine de vie de votre pioupiou, pour disparaître vers ses trois ou quatre mois. Quoi qu’il en soit, elles s’achèvent définitivement à 6 mois.

Biberon ou sein : qui est en cause ?

Sur ce point, c’est équivalent. Ne culpa­bilisez pas quant à votre mode d’ali­mentation. Les nourrissons alimentés au biberon ou au sein sont touchés de la même manière. Néanmoins, pour les mamans qui allaitent, essayez de ne pas consommer trop de légumes secs ni de chou !

Pour les bébés au biberon, il est aussi possible qu’ils fassent une intolérance au lactose contenu dans le lait en poudre. Mais tout ceci n’est pas certain pour le corps médical et même sans ces pro­blèmes spécifiques, Bébé a potentielle­ment de grandes « chances » de dévelop­per des phases de coliques.

Et si votre bébé est alimenté au biberon, il n’est pas obligatoirement nécessaire de changer de lait, au contraire. Son tube di­gestif, habitué à un lait, pourrait le faire souffrir et vous risqueriez d’avoir un résultat inverse à celui désiré ! Pour être certaine de faire les bons choix, n’hésitez pas à demander conseil à votre méde­cin-traitant, qui saura vous aiguiller vers les solutions adéquates.

Comment calmer bébé ?

Puisque les coliques ne sont pas perma­nentes, les pleurs de Bébé ne signifient pas forcément qu’il a mal ; il peut être angoissé, avoir faim ou tout simplement besoin d’être changé.

Il faut avant tout savoir qu’aucun dispo­sitif médicamenteux n’a réellement fait preuve de son efficacité dans le traite­ment de ces coliques. Votre enfant crie parce que son ventre le fait souffrir. Il est donc inutile, vous vous en rendrez compte très vite, de le détourner de sa douleur en voulant, par exemple le dis­traire par le jeu. Il souffre, il a juste besoin de votre réconfort et, plus que tout, d’un

contact aimant, chaleureux et rassurant.

– Une méthode efficace consiste à ins­taller Bébé à plat ventre sur votre avant-bras, sa tête légèrement inclinée dans votre main, jambes et bras pendant de part et d’autre de votre bras. Une fois votre enfant bien installé, prome­nez-vous calmement chez vous, balancez doucement le bras, chantez à un rythme qui l’apaise et l’endorme.

– Vous pouvez également tenter un mas­sage circulaire de son ventre avec une huile adaptée (achetée en magasin bio ou en pharmacie). Afin de ne pas per­turber sa digestion, veillez à laisser passer au minium une demi-heure après son dernier repas. Si ces simples massages ne semblent pas suffire, tentez une petite séance d’ostéopathie. En effet, ce type de massage peut également avoir des effets bénéfiques pour votre enfant, puisque le thérapeute peut intervenir – délicatement – sur l’appareil digestif. En revanche, faites-vous conseiller ce praticien par quelqu’un de confiance.

– Vous pouvez aussi tout simplement prendre Bébé dans vos bras pour le pro­mener, lui parler doucement, lui chanter une berceuse ou lui faire écouter de la musique….

– Donnez toujours à Bébé des repas en position verticale pour sa tétée.

– Essayez les pro-biotiques qui vont rééquilibrer sa flore intestinale.

– N’hésitez pas à essayer d’autres tétines ou biberons conçus pour diminuer l’aé­rophagie.

– Vous pouvez lui mettre une bouillotte sur le ventre, la chaleur le détendra et soulagera son mal de ventre. Veillez ab­solument à ce que celle-ci ne soit pas trop chaude et ne la mettez jamais di­rectement au contact avec la peau mais sur ses vêtements. Essayez d’abord de la mettre sur vous pour en tester la chaleur. La bouillotte doit être tiède, tout juste chaude et jamais brûlante.

…et rester zen ?

La plupart des bébés et leurs parents passent par cet éprouvant épisode. Alors, dans ces moments parfois pénibles pour tout le monde, quand Bébé hurle, gardez votre calme. Pour cela, parlez-lui douce­ment sans le tenir pour responsable. Il a besoin de vous, de votre chaleur, de votre voix et votre contact pour s’apaiser.

Il est également inutile de culpabiliser. Ne vous reprochez rien ! Tout ceci est normal. Vous pouvez d’ailleurs lire et échanger au besoin sur des blogs et fo­rums de mamans qui traversent la même épreuve que vous ; vous sous sentirez déjà moins démunie. Mais si vous sentez que vous allez craquer, c’est le moment de passer le relais à une personne de confiance, le temps que vous repreniez vos esprits, votre pêche et le moral, par exemple en allant passer quelques heures avec une amie.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.