Chroniques d’une maman ordinaire (ou presque !) by Allo Maman Dodo

On ne naît pas maman, on le devient… Et ce n’est pas gagné d’avance, entre essais ratés, bourdes, hontes, désillusions et grosses remises en questions, avoir un enfant, ce n’est pas de tout repos !

Moi, maman ordinaire, je vais te montrer qu’on est toutes dans le même bateau, et qu’il faut mieux en rire qu’en pleurer !

(Mais après tout, si on était toutes parfaites, la vie serait d’un ennui…)

(Et n’oublie pas, humour et dérision font partie prenante de mes chroniques !

TIMING PARFAIT

On a une vie paisible, organisée. Une routine qui rassure.

Et puis un jour, on devient maman. (Et là, c’est le drame !). Notre organisation est totalement à revoir. Je crois même que le mot ‘organisation’ sort de notre vocabulaire pendant quelques mois (années !)…

Tu vois, moi, par exemple, j’adorais contrôler les choses, surtout contrôler mon temps. Je disais toujours à mes copines overbookées : « Mais arrête d’être dépassée avec un rien, le bonheur, c’est une question de timing ! ».

Certes, en théorie.

Le bébé, lui, tient pour principale particularité de dérégler toute ta vie, de repenser ton rythme et de prendre un malin plaisir à foutre en l’air ton emploi du temps prévu à la minute près (d’ailleurs, il annonce la couleur dès sa naissance, il naît sans prévenir, le bougre, jamais au moment où tu l’attends ! Un peu comme pour t’annoncer : « Salut maman, maintenant, c’est MOI qui contrôle le temps, donc ta vie ! »). Et il continuera d’influencer ton rythme jusqu’à sa majorité (voire plus).

Exemple, hier matin : Je me lève, réveillée par les pleurs de ma petite dernière (alors qu’avant, c’était le radio réveil qui s’allumait et j’entendais un son plus mélodieux que « Mmaammaaaannn », bref.). Je m’habille en 4ème vitesse (oui, je n’avais jamais passé cette vitesse avant d’être maman) et je fonce la chercher dans sa chambre. Tout se déroule plus ou moins bien, mais c’était sans compter sur ce fameux « timing ».

Juste avant de l’emmener à la crèche, je la change, j’ai 5 minutes pour l’habiller (je crois qu’il y a une faille spatio-temporelle entre 7h et 8h du mat, j’vois pas comment j’ai fait pour me mettre autant en retard…).

Body, collants, T-shirt, robe, gilet, chaussures, bandeau trop mignon. Une fois changée, je me dépêche de lui enfiler son manteau et là j’entends un bruit qui, traduit en langage maman veut dire « T’as le droit de re-changer sa couche» (ajoute à ça : l’odeur et le visage soulagé de poupette !). « Et M**** » (c’est le cas de le dire !). Rebelote, à l’envers. Il me reste 2 minutes avant d’être en retard. Je retire le collant, et m’aperçois que tout a dégouliné dans le body. Zou, je me presse d’enlever le gilet, la robe, le T-shirt (le bandeau part avec), le body… La voilà à poil, morte de rire, et me voici en sueur, morte de fatigue. Je lui remets sa couche, un body propre, le T-shirt, la robe, le gilet, le manteau (pas le bandeau, j’ai pas le temps !) et je file dans la voiture, allume le contact et me rends compte que je n’ai pas mis ses chaussures. Tant pis, je suis assez en retard comme ça, elle ira à la crèche en collants, NA ! (D’où l’expression « Maman désorganisée, bébé mal chaussé » ou, moins connu « caca trop mûr, bébé sans chaussures » !).

Oui, avouons le, avoir un enfant, c’est LA cause principale de défaillance d’organisation.

Un enfant, c’est celui qui va foutre en l’air ta réunion méga-importante-du-siècle car il aura décidé de choper une gastro la nuit précédente,

C’est celui qui va se moucher sur ton pull (noir) en te faisant le câlin d’au revoir à l’école (bien évidemment, tu devras porter ce pull toute la journée au travail),

C’est celui qui va aller cacher tes clés de voiture 3 minutes avant le départ (« Sont cachées les clés maman ! » « Où ça ? » « Ze sais paaaas »)

C’est celui qui va rentrer dans la cuisine pile-poil au moment où tu seras en train de t’enfourner un gâteau au chocolat dans le gosier, en cachette, comme le font toutes les mamans (oui, gâteau mangé planquée n’ira pas dans ton fessier),

C’est celui qui fera pipi au lit le soir même où tu auras mis de nouveaux draps,

Bref, c’est celui qui aura, bien malgré lui (ou pas) décidé de faire capoter ta journée « timing parfait ».

Non, mais, moi j’te le dis direct : Ca va pas se passer comme ça !

Je me mets en mode « ANTICIPATION ». Mon arme secrète : L’observation ET la prévoyance. A la sortie de la crèche, je suis parée :

Ce soir, ça va filer droit : 1/2h pour le gouter, 1/2h pour jouer, 1/2h pour le bain, 1/2h pour manger, 1/2h pour l’histoire du soir, tout est sous-contrôle, je me sens invincible !

20h : Elle est dans son lit, mission accomplie !

Je suis fière de moi, en plus, pas de pleurs s’éternisant et de « Maman… Pipi », « Maman… J’ai soif », « Maman… Un monstre »… Rien.

Je retourne au salon. Oh, attendez, j’entends pleurer… Mon timing s’écroule…Je tends l’oreille, qu’est ce qu’elle me dit ?… (Je m’approche) :

« Maman… Câlin ! »

Bon, ok, le timing parfait, il attendra bien 5 ou 10 minutes…

Le bonheur, c’est une question de timing, il faut juste parfois cesser de compter!

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