Les raisons de ma colère…

Vérité absolue ou idée reçue, la grossesse et l’ASSIETTE ne sont généralement pas de supers copines. Entre les envies insensées qui font swinguer notre estomac et les INTERDITS en veux-tu en-voilà, enceinte, on ne sait plus où donner de la fourchette…

On en fait tout un plat, pour­tant, bien s’alimenter (et se faire plaisir!) pendant la gros­sesse, c’est pas la mer à boire… Il suffit juste de savoir où vous mettez les pieds, de connaître les grandes lignes de l’alimentation idéale de la femme enceinte et surtout, de ne pas trop vous prendre la tête au risque de vite tomber dans la déprime.

Pourquoi bien se nourrir ?

Bah oui, quelle question ! Pourquoi n’ai-je pas le droit de m’empiffrer de cochonne­ries bien grasses à longueur de journée ? Tout simplement parce que vous nour­rissez aussi votre bébé ! Il en va donc de votre responsabilité… Bien manger, c’est donner à son enfant les vitamines, les minéraux, les protéines, les sucres (pas nécessairement celui contenu dans le Nu­tella, hein?) et les BONS gras, essentiels au développement de votre loulou in-uté­ro. Bien manger, c’est aussi s’assurer une grossesse plus soft, avec beaucoup moins de fatigue que si vous mangiez n’importe comment et surtout, une balance qui vous tirera un peu moins la tronche…

Les conseils de base…

Enceinte, pas enceinte, les règles sont finalement les mêmes. Manger équi­libré, c’est s’offrir trois vrais repas au minimum au quotidien et s’auto­riser deux ou trois pauses goûter (un cheeseburger, ça compte pas, on préfé­rera nettement un fruit ou un yaourt).

Autre conseil de base, arrêter illico de se cacher derrière le fameux « enceinte, je mange pour deux », qui n’est autre qu’un fantasme. Car dans les faits, on ne vous demande certainement pas de manger pour deux, mais simplement de man­ger mieux…

Alors, je mange quoi ?

Des fruits et des légumes pardi ! Non seulement ils sont bourrés de vita­mines et de fibres qui feront du bien à votre organisme et à celui de votre enfant, mais ils permettent également de s’amuser et de varier les plaisirs côté recettes. Idéalement, on créera un équilibre parfait entre légumes verts (épinards, haricots verts, brocolis…) et légumes… pas verts (carottes, patates douces…), et on évitera, en cas de re­montées acides, tout les plats à base de tomate. Côté cooking, la cuisson à la vapeur semble être la plus efficace pour conserver toutes les valeurs nu­tritives de vos aliments. Pour les fruits, privilégiez toujours les fruits frais (ou surgelés!) entiers, plutôt qu’en briques, où ils regorgent généralement de sucre.

Les produits céréaliers (pain, pâtes, riz…) font eux aussi partie de votre quotidien, tout comme le lait et ses substituts. Les viandes sont aussi au­torisées du moment qu’elles sont par­faitement cuites (attention à la toxo) et le poisson cuit sera certainement l’un de vos principaux alliés pendant la grossesse… Si vous en supportez toutefois l’odeur. N’oubliez pas également de limiter les graisses contenues dans le beurre par exemple et d’opter plutôt pour un filet d’huile d’olive dans vos préparations.

Si vous craignez ne pas ingérer suffi­samment de « bonnes choses », sa­chez qu’il existe dans le commerce de nombreux compléments alimentaires spéciale grossesse, qui vous aideront à combler certaines de vos carences. De­mandez conseil à votre médecin !

Sens Interdit !

En tête de liste, l’alcool évidemment. Même pas une petite goutte, même pas en faisant trempette du doigt. On oublie. Autre aliment à bannir de votre alimentation à cause d’un risque im­portant de transmission de la listériose (très dangereuse pour votre bébé!), le poisson cru. Adieu Sushis ! Je sais, c’est dur… De même la viande crue en tartare ou en carpaccios par exemple est aussi à limoger de vos menus, la toxoplasmose et encore cette maudite listériose étant mises en cause. On évite également les cochonnailles en tous genres et autres pâtés et foie gras dont les cuissons ne conviennent pas. De nouveau la liste­ria ? Et oui, mais cette fois-ci dans les fromages à pâtes crues, fortement dé­conseillés, tout comme les fruits de mer dont on ne peut s’assurer de la fraîcheur ou de la cuisson pendant vos loooongs neuf mois de disette gustative. Ven­gez-vous sur les produits pasteurisés et brochettes de crevettes maison archi-cuites, avec eux au moins, aucun dan­ger !

S’ils ne sont pas interdits, soyez raison­nable sur votre consommation de café ou de thé, ces deux boissons étant re­connues pour être un peu trop « stimu­lantes ».

L’erreur fatale Bien qu’il soit conseillé de surveiller sa prise de poids tout au long de la grossesse, il ne s’agit pas ici de faire la course aux statistiques ou de vouloir ressembler aux déesses retouchées des magazines et leurs baby-bump parfaits. Non. Surveiller son poids est avant tout une question de bonne santé, surtout en cas de pathologies avérées comme le diabète gestationnel par exemple. Et ici, il n’y a pas vraiment de règle. Si la majorité des femmes prennent entre 12 et 17 kilos en moyenne pendant leur grossesse (on ne parle évidem­ment pas de grossesses multiples qui peuvent faire exploser les compteurs), on ne peut cependant pas parler de gé­néralité et la prise de poids, bien qu’elle doive être contrôlée, ne doit pas deve­nir pour vous, une obsession. Et puis si vous mangez sainement, la question ne se posera même pas, croyez-moi !

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