Et le papa dans tout ça ?

Si techniquement parlant seule la maman peut allaiter son enfant, la MISE AU SEIN doit pourtant être acceptée par le PAPA. Un échange tendre et nécessaire pour que chacun trouve sa place et joue un ROLE qui lui est propre…

Certes, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un allaitement maternel exclu­sif jusqu’aux six mois révolus de l’enfant. Évidemment, seule la maman peut ressentir ou non cette envie d’allaiter et est en capacité de le faire. Pour autant, faire le choix de la mise au sein est aussi une décision à prendre à deux, pour que chacun puisse le vivre pleinement et sans malaise.

Conseil N°1 : s’y préparer

Inutile de se voiler la face, la venue au monde d’un tout-petit bouleverse la vie d’un couple. Beaucoup de fatigue, de questions et parfois une certaine distance peuvent faire que les choses se gâtent. L’allaitement, s’il n’est préa­lablement pas préparé, peut participer à ce conflit sous-jacent. Et pour cause, la maman qui nourrit au sein son bam­bin entretient une relation exclusive avec lui, délaisse parfois le jeune papa sans s’en rendre compte, qui nourrit quant à lui une certaine jalousie plus ou moins consciente, qu’il a du mal à maîtriser. Sans les bons réflexes, un homme peut se sentir rejeté de ce lien si fusionnel qu’il a l’impression de ne pas connaître, voire même s’en sentir blessé.

Dès la grossesse, abordez le sujet libre­ment et sans complexe. Futur papa ? Restez zen, il n’y a pas que le nourris­sage qui compte dans la complicité que vous développerez avec votre enfant. Future maman ? N’oubliez pas que votre conjoint est là, près de vous, pour vous soutenir et vous accompagner sur les chemins de l’allaitement.

Conseil N°2 : se parler

Souvent, les jeunes mères ont tendance à ne voir que par leur nourrisson au cours des semaines qui suivent l’accouche­ment. Si un jeune papa se sent esseulé, mieux vaut qu’il initie le dialogue, plutôt que de nourrir un sentiment insoute­nable d’inutilité. De son côté, la jeune maman allaitante est éreintée, bousculée par les multiples tétées qui doivent rassa­sier son bébé.

Vous l’aurez compris, la base même d’un allaitement réussi (et consenti!), c’est la communication et le partage. Allaiter, c’est un peu comme les montagnes russes. Il y a des hauts, des bas, des vi­rages inattendus, autant d’adrénaline que de nausées… Et vous devrez vous soute­nir l’un et l’autre, c’est primordial, pour mener à bien votre projet.

Conseil N°3 : s’activer

Futurs et jeunes papas, ce paragraphe est pour vous ! Si vous avez tendance à vous sentir penaud, voire exclu face à l’allaitement, à vous de vous rendre utile et indispensable ! Rien ne vous empêche par exemple de vous lever la nuit pour accompagner votre chère et tendre dans sa tétée nocturne, tout en fredonnant quelques douces berceuses à votre lou­lou. Vous pouvez aussi aider la jeune maman à chacune des étapes de l’allaite­ment, en lui apportant conseils et récon­fort, coussins d’allaitement, bouteilles d’eau et petite couverture pour qu’elle se sente bien et surtout beaucoup d’amour et de tendresse. Un allaitement heureux sera toujours un allaitement réussi…

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