Envie de devenir parents ?

Cupidon a tiré sa flèche d’argent et c’est le BIG LOVE (avec un grand L) depuis deux ans. Vous le savez tous les deux car vous le sentez au plus profond de votre coeur : vous allez faire un bout de chemin ensemble, toute la vie même, pourquoi pas. Et, tout doucement, l’idée de FAIRE UN ENFANT commence à germer dans vos esprits…

Mais d’où nous vient donc cette envie de devenir parents ? S’agirait-il d’un instinct animal qui nous pousserait à nous repro­duire ? Ou de la peur de vieillir tous seuls ?

En fait, le désir d’enfant naît chez la petite fille dès 2-3 ans, lorsqu’elle commence à jouer à la poupée. Il grandit dans sa tête au fil des années dans le cadre d’un processus de matu­ration psychique particulier à chaque femme. De là à se demander si les petites filles plus garçonnes qui pré­fèrent jouer au foot sont moins sus­ceptibles de devenir mamans… Bref, c’est un autre sujet.

Peut-être parce qu’ils sont moins por­tés sur les poupées, les garçons ont une démarche plus axée sur la repré­sentation d’une responsabilité pater­nelle, d’un rôle social de bon père de famille. Aussi, ils souhaitent rendre leur compagne heureuse, le bonheur de cette dernière passant souvent par le fait d’avoir un enfant, qu’elle consi­dère comme un accomplissement personnel.

Avant de se dépêcher d’arrêter la pilule ou les préservatifs, et de faire l’amour 3 fois par jour pour tomber enceinte au plus vite (c’est fou comme on souhaite que les choses arrivent vite quand on les a décidées, vous ne trou­vez pas ?), il serait bon de s’interro­ger sur nos motivations profondes. Il faut être bien conscients que la pres­sion sociale est réelle sur les jeunes couples qui « tardent » (selon certains) à avoir un projet bébé. Notre entou­rage pèse sur notre décision, ainsi que les normes sociales, et même notre inconscient. Alors prenons le temps de nous poser les bonnes questions et d’examiner d’où nous vient ce désir.

D’autant plus que ce choix nous engage totalement, car il va boule­verser notre vision du monde, notre équilibre personnel et celui de notre couple…

Ceux qui renoncent à devenir parents

À ces questions, certains d’entre nous répondent « non ». Non aux pressions et projections familiales et sociales. Non à l’idée de projeter nos propres névroses sur nos enfants, surtout dans le cadre d’un équilibre person­nel ou conjugal fragile. Non à un désir d’enfant devenu un combat sans fin contre la nature, après un énième re­tour de règles.

Certains couples refusent aussi de de­venir parents pour des raisons écolo­giques. Les Ginks (Green Inclination No Kids : engagement vert, pas d’en­fant) en ont fait un combat féministe et écolo.

Chaque couple a ses raisons qui lui sont propres, et même si elles peuvent sembler farfelues à certains, elles doivent être respectées. Après tout, au moins eux, ils dormiront bien…

Du rêve à la réalité

Ça y est, vous avez décidé de vous lancer et vous attendez un enfant ! Il est véritablement désiré et très atten­du. Au cours des 9 mois de grossesse, vous avez tout le temps de penser à lui. Vous l’imaginez, son apparence, son caractère, ses aptitudes. Très tôt, l’avenir de l’enfant est pensé, peut-être même idéalisé. Attention, votre enfant sera lui-même, pas une pro­jection de vos rêves. Le choix de son prénom occupe l’esprit des parents et peut déjà entraîner les premiers conflits de couple liés à la parentalité. Rassurez-vous, il y en aura d’autres… Que vous gérerez comme des chefs.

L’accouchement est soigneusement préparé, la future maman l’imagine souvent naturel et sans médication, et l’arrivée de bébé parfaite, l’amour au premier regard (même s’il n’y voit pas encore grand-chose, lui).

C’est vrai, certains parents vivent ce conte de fée. Mais pas toujours. Par­fois, l’accouchement est plus difficile que prévu, les contractions ne res­semblent pas aux fameuses « vagues » décrites par la sage-femme, et on a beau s’être assise un long moment sur le gros ballon et avoir bien res­piré dans le bain moussant, il se peut qu’à un moment donné, on supplie de recevoir cette péridurale que l’on avait tant rejetée ! Voire même que la césa­rienne soit nécessaire.

Colère, déception et culpabilité peuvent gâcher l’arrivée de bébé. Quel dommage !

Accepter de ne pas pouvoir tout contrôler, vivre l’instant présent tel qu’il se présente à nous, en ayant pleinement conscience que la réalité est parfois différente du rêve, même avec une bonne préparation… Cela peut éviter bien des souffrances psy­chiques inutiles, surtout que le plus important finalement, c’est que bébé soit en bonne santé, n’est-ce-pas ? Savourez ce premier peau à peau, oubliez tout le reste. Vous êtes déjà une maman formidable et votre bébé le sait bien, lui.

Votre vie va changer

Avoir un enfant, c’est le choix d’une vie. Toute l’existence des nouveaux parents est remaniée, de façon indi­viduelle, au niveau du couple, entre le couple et les familles, et entre le couple et le monde social (travail, amis, etc.). Finies les soirées bière ou boite de nuit avec les potes, ou alors moins souvent. Des jeunes mamans disent même qu’aller faire des courses toutes seules une heure au supermar­ché, c’est un vrai bonheur ! Pensez à faire des breaks, prenez soin de vous.

Un nouvel équilibre va se mettre en place, il va falloir être patients car cela peut prendre quelques mois. En avoir conscience est déjà un gros atout.

Pendant quelques jours, peu après la naissance, la maman traverse souvent la période dépressive du baby blues. Cette naissance peut aussi lui faire revivre des traumatismes de sa propre enfance, la ramenant à sa propre re­lation à sa mère. Accaparée par son bébé, elle a moins de temps pour son compagnon. Lui, de son côté, peut vivre cette période comme un rejet, se sentir désemparé de ne pas trouver les bons gestes avec son bébé, et trou­ver difficile de se sentir responsable de cette nouvelle vie.

Tout cela dans une ambiance de fatigue et de pleurs absolument ex­quise ! Souvenez-vous de voir le verre à moitié plein, et pensez qu’un jour prochain, vous repenserez avec une douce nostalgie à cette période certes difficile mais tellement belle des premiers jours de votre bébé. Sur­tout, pensez bien à prendre des pho­tos et à filmer pour immortaliser tout ça, ce serait dommage d’oublier, vous ne croyez pas ? 😉

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