Objectif : un enfant après 40 ans !

Évolution des moeurs, effet de mode ou instinct maternel tardivement révélé, les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter l’idée de CONCEVOIR UN ENFANT après 40 ANS. Retour sur un véritable phénomène de société.

Je ne me sentais pas prête », « je voulais d’abord me stabiliser profes­sionnellement », « je préférais pro­fiter de ma jeunesse » ou encore « je n’avais pas trouvé de papa idéal »… Si les explications peuvent être diverses et variées et découler de l’expérience personnelle de chacune, le constat le plus troublant est sans nul doute ce besoin quasi obsession­nel que ressentent les femmes sou­haitant devenir mère après 40 ans, de se justifier. Et pourtant, de nos jours, on compte en moyenne en France, 40 000 naissances par an de mamans ayant dépassé la quarantaine (contre 7000 par an dans les années 80), soit plus de 5% des naissances totales.

Certes, les grossesses tardives dans l’hexagone ont doublé en l’espace de 20 ans. Mais contrairement aux États- Unis par exemple, où le phénomène s’est progressivement installé allant jusqu’à s’imposer comme une alter­native couramment revendiquée, les mamans françaises en devenir culpa­bilisent, souvent effrayées à l’idée de ne pas entrer dans le rang.

Se sentir coupable de désirer plus que tout connaître les joies de la mater­nité ? Coupable de vouloir donner de l’amour à un petit bout qui se fiche­rait pas mal de l’âge de sa maman ? Coupable de rien du tout ! Alors Mes­dames, si vous-mêmes vous souhaitez concevoir après 40 ans, chassez de votre esprit ces pensées polluantes et concentrez-vous sur votre bien-être et celui du bébé que vous aurez peut-être bientôt la chance d’accueillir.

En route vers la maternité…

Vous avez décidé de franchir le cap, l’âge n’ayant plus aucune importance et vous vous sentez enfin prête à de­venir maman… Lorsque tout à coup, une sonnerie stridente et inéluctable vient vous arracher à ce doux rêve : Ö maudite horloge biologique ! Si ce concept est pour le moins déplaisant, il n’est pas à négliger pour autant. En effet, même si vous avez le sen­timent d’avoir la même énergie qu’à vos 20 ans, votre corps, lui, pourrait bien vous jouer quelques tours, met­tant parfois quelques freins à votre fabuleux projet de naissance. Aussi, l’aventure de la maternité se profilant à l’horizon, quelques règles de base sont à prendre rigoureusement en compte.

Dans un premier temps, n’hésitez pas à en parler au personnel médical qui vous encadre, que ce soit votre méde­cin traitant ou votre gynéco. Dans la plupart des cas, et de manière quasi-systématique après 40 ans, vous serez amenés, vous et votre compagnon, à pratiquer ce qu’on appelle commu­nément un test de fertilité. Prises de sang, évaluation de vos cycles, exa­mens physiques ou encore analyse du sperme du futur papa, la liste peut pa­raître interminable et pourtant, ce test pourrait vous faire gagner un temps précieux par la suite. En effet, si le test est positif, vous continuerez vos ten­tatives, en ayant une activité sexuelle régulière de préférence, sans pour au­tant vous mettre la pression. Sachez qu’après 40 ans, il faut compter en moyenne 1 année pour voir votre joli ventre s’arrondir. Armez-vous donc de patience ! Si au contraire le test annonce un résultat plutôt négatif, il vous faudra alors certainement envi­sager de nouvelles hypothèses pour devenir parents…

Dans tous les cas, apprenez surtout à vous ménager ! Évitez alcool et ta­bac, excès physiques ou trop-plein de stress… Car si ces facteurs peuvent parfois troubler les grossesses des plus jeunes femmes, ils se révèlent pour vous de véritables ennemis à abattre !

Savoir évaluer les risques

Avant de vous lancer à l’aveugle dans votre projet de maternité, il est impor­tant d’avoir toutes les cartes en mains pour favoriser au mieux, vos chances de tomber enceinte. Aussi, sachez que votre grossesse, bien que tant dési­rée, pourrait vous réserver quelques petites surprises, plutôt désagréables. Sans vouloir noircir le tableau, il est important d’avoir conscience qu’une fois le test positif, la partie n’est pas pour autant gagnée d’avance et vous devrez faire preuve de vigilance pour mener à bien votre grossesse.

Si les risques de fausses couches at­teignent environ 10 % des grossesses après 40 ans contrairement aux 1 à 2 % chez les plus jeunes, à cause d’ovocytes souvent de moins bonne qualité ou de défaillances chromoso­miques, les petites plaies du quotidien se révéleront quant à elles beaucoup plus gênantes à subir tout au long de votre gestation. Fatigue générale, troubles veineux, hypertension arté­rielle ou encore diabète gestationnel : à votre âge, ces désagréments courants de la future maman « d’âge tendre » pourraient bien devenir réellement handicapants. D’où la nécessité abso­lue d’être médicalement et scrupu­leusement suivie, notamment pour surveiller l’un des plus gros risques qu’encourt l’enfant, à savoir la triso­mie 21. Plus l’âge de la future maman est avancé, plus la menace plane. Au cours de votre grossesse, une série de tests sera donc réalisée, notamment au 4ème mois avec un prélèvement de liquide amniotique, pour préve­nir au mieux de cette malformation. Enfin, si vous êtes enceinte et pour palier à toute éventualité de naissance prématurée, adoptez la zen attitude. Vous connaissez les risques, inutile de les ressasser indéfiniment pour au­tant. Prenez soin de vous et de votre corps ! Un lâcher prise primordial pour la future super maman qui som­meille en vous… Mais n’est-ce pas là le plus beau combat de votre vie ?

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